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Pourquoi le Bas-Saint-Laurent ne passe pas au jaune?

Des arbres bordant une étendue de neige. Un ciel bleu et nuageux.

Des élus demandent des explications concernant le maintien du Bas-Saint-Laurent en zone orange (archives).

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Des élus du Bas-Saint-Laurent demandent à la santé publique d'expliquer pourquoi le Bas-Saint-Laurent demeure en zone orange.

Le premier ministre Legault a annoncé mardi que la Côte-Nord, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine passeraient au palier d'alerte jaune à la fin mars, tandis que c'est le statu quo au Bas-Saint-Laurent.

Le député de Matane–Matapédia, Pascal Bérubé, déplore que la Matanie, la Matapédia et la Mitis ne fassent pas partie des secteurs qui passent au jaune malgré le faible taux de cas dans ces secteurs.

Il ne comprend pas pourquoi le directeur régional de la santé publique, Sylvain Leduc, n'a pas plaidé davantage en faveur d'un retour en zone jaune pour sa région.

C'est une incompréhension de la part de mes concitoyens. On ne réalise pas pourquoi, avec les chiffres qu'on a, on ne change pas de statut.

Une citation de :Pascal Bérubé, député de Matane–Matapédia
Pascal Bérubé debout derrière un lutrin.

Le député péquiste de Matane–Matapédia , Pascal Bérubé (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

On n'a pas eu d'explications particulières pour notre région non plus, ni de la santé publique, ni du premier ministre, ni de notre ministre responsable de la région. Comment expliquer ça?, s'indigne-t-il.

La préfète de la MRC de La Matapédia, Chantale Lavoie, estime que les mesures appliquées présentement dans sa MRC sont démesurées par rapport à la situation épidémiologique actuelle.

Il y a de l'incompréhension, de la confusion, les gens trouvent que c'est inacceptable ce qui a été annoncé. [...] Les couleurs, je ne sais plus si ça a une importance, a-t-elle dit en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure, en déplorant le fait que les mesures sanitaires associées aux différents paliers d'alerte changent constamment.

Chantale Lavoie, préfet MRC de la Matapédia.

La préfète de la MRC de La Matapédia, Chantal Lavoie (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

J'espère que la santé publique, autant que le gouvernement du Québec, va revoir sa position et prendre le temps de constater la particularité de la Matapédia et aussi du Bas-Saint-Laurent.

Une citation de :Chantale Lavoie, préfète de la MRC de La Matapédia

Les MRC de La Matapédia, de La Mitis et des Basques sont les trois MRC qui ont enregistré le moins de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie au Bas-Saint-Laurent.

De son côté, le maire de Matane, Jérôme Landry, rappelle qu'il n'y a aucune hospitalisation dans la région en ce moment, et que l'unité COVID-19 de l'hôpital de Rimouski a suspendu ses activités depuis la semaine dernière, faute de patients.

Les variants, c'est une problématique, mais si c'est limité dans l'ouest du territoire [il faut] au moins que l'est du Bas-Saint-Laurent puisse être en zone jaune, estime-t-il.

Une décision prudente?

Le docteur Sylvain Leduc a tenu un point de presse mercredi pour expliquer le maintien de la région en zone orange.

Son homologue en Gaspésie, Yv Bonnier-Viger, s'est cependant dit d'accord avec la décision qui a été prise.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent ont jugé plus prudent de ne pas changer de palier maintenant, et je pense que c'était tout à fait justifié, a-t-il dit au micro d'Info-réveil.

Il affirme que la présence de variants a certainement joué dans la balance. C'est assez inquiétant, ces variants-là, a-t-il dit.

Selon lui, le fait que la proportion de la population vaccinée est plus faible au Bas-Saint-Laurent a également influencé la décision de la santé publique. Dans la région, seulement 7 % de la population a reçu une première dose du vaccin, contre 21 % sur la Côte-Nord et 13 % en Gaspésie et aux Îles.

Par courriel, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) indique de son côté qu'il est conscient que les nouvelles mesures annoncées ne sont pas à la convenance de tous, en particulier de la population vivant dans le Bas-Saint-Laurent.

Le MSSS ajoute qu'il est cependant nécessaire de rester prudents, puisqu'il y a présence de variants au Bas-Saint-Laurent et que la capacité du système de santé de la région demeure somme toute fragile.

Le MSSS a toutefois refusé notre demande d'entrevue.

Scinder la région en deux?

Quoiqu'il en soit, le député Pascal Bérubé se dit très ouvert à ce que la région soit scindée en deux pour appliquer différents paliers d'alerte, comme ç'a été le cas en décembre, lorsque l'est du Bas-Saint-Laurent est passé au rouge.

Si on a un consensus fort des élus, c'est une position que je suis prêt à porter, dit-il. Qu'on nous donne un statut qui est représentatif de notre territoire!, plaide le député.

Avec la collaboration de Jean-François Deschênes

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