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Honda réduira provisoirement sa production en Amérique du Nord

Un travailleur inspecte les véhicules à l'usine de Honda.

Un travailleur inspecte les véhicules dans une usine de Honda.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette (Archives)

Radio-Canada

Honda a indiqué mardi soir qu'il allait suspendre temporairement une partie de sa production dans toutes ses usines aux États-Unis et au Canada la semaine prochaine, en raison de problèmes à sa chaîne d'approvisionnement.

Un porte-parole du constructeur automobile japonais a déclaré à Reuters que la production serait suspendue toute la semaine prochaine dans une majorité de sites américains et canadiens en raison de l'impact de la COVID-19, de la congestion dans différents ports, de la pénurie de semi-conducteurs et du climat hivernal extrême au cours des dernières semaines.

Honda a refusé d'indiquer le volume précis de véhicules touché, soulignant que les équipes d'achat et de production travaillent pour limiter l'impact de la situation.

Les constructeurs General Motors et Ford ont dû suspendre la production de plusieurs de leurs usines, et indiqué que cette situation allait leur coûter plusieurs milliards de dollars.

L’approvisionnement de certaines matières est devenu problématique pour plusieurs industries depuis des mois.

Dépendance de l’étranger

Le 25 février, le président américain Joe Biden avait décidé de s'attaquer aux pénuries de biens essentiels touchant des industries cruciales aux États-Unis, notamment le secteur automobile, qui souffre de la crise mondiale des semi-conducteurs.

À cet effet, M. Biden a signé un décret destiné à passer au crible les chaînes d'approvisionnement des biens jugés essentiels allant des semi-conducteurs – ces puces incontournables pour la fabrication de voitures, de téléphones mobiles ou d'enceintes intelligentes – aux produits pharmaceutiques, en passant par les minéraux critiques, y compris les terres rares.

L'administration Biden prend aussi acte du fait que les pénuries récentes de semi-conducteurs se traduisent par des ralentissements dans les usines de fabrication de voitures, ce qui souligne, selon elle, à quel point les pénuries peuvent nuire aux travailleurs américains.

En juin 2019, l’administration de Donald avait mis en place un plan d'action pour établir 35 éléments stratégiques, dont l'uranium, le titane et les terres rares, pour lesquels les États-Unis sont particulièrement dépendants de l'étranger.

Dans un rapport, l'administration Trump rappelait que pour 14 des 35 matériaux passés en revue, les importations représentent plus de 50 % de la consommation annuelle des États-Unis.

Avec les informations de Reuters

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