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Une usine de transformation de luzerne s’installe à Bécancour

Il s’agit d’un projet de 47 millions de dollars.

Un plant de luzerne

Un plant de luzerne (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une usine de transformation de la luzerne verra le jour à Bécancour. L’entreprise Virentia prévoit créer une quarantaine d’emplois, permanents et saisonniers.

Dès cet automne, Virentia fera l'extraction de quatre composants destinés à l'alimentation humaine et animale ainsi qu’à la production d'un biopesticide. Tous ses produits seront biologiques.

[Produire] un insecticide biologique qui est non dommageable pour la majorité des insectes, dont les abeilles, c'est vraiment une avancée technologique importante, a déclaré Christopher Lainesse, le directeur général de Virentia, une société de biotechnologie dans le secteur agroalimentaire.

Une maquette de l'usine de Virentia.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La firme Un à Un architectes de Drummondville a conçu les plans de la future usine de transformation de luzerne de Virentia à Bécancour.

Photo : Courtoisie de Virentia / Un à Un architectes

Virentia, une entreprise de Bécancour fondée en 2016, affirme que la traçabilité totale de la chaîne d’approvisionnement locale, le transport écoresponsable, l’absence de produits chimiques dans les procédés et l’absence de rejets dans l’eau, le sol et l’atmosphère montrent son engagement à respecter l’environnement.

Le gouvernement du Québec a investi 15 millions de dollars dans ce projet qui représente un investissement total de 47 millions de dollars, réalisé en partenariat avec Premier Tech une multinationale québécoise située à Rivière-du-Loup.

Le visage de Marcel Bourque devant un tracteur.

L'agriculteur de Bécancour Marcel Bourque, fait partie de ceux qui approvisionneront la future usine de transformation de luzerne.

Photo : Radio-Canada

Pour son approvisionnement, Virentia a conclu des ententes avec des producteurs agricoles de la région de Bécancour, dont Marcel Bourque.

Le champ de l’agriculteur est situé à proximité de la future usine.

C'était vraiment un imprévu, mais c’est une belle opportunité, a-t-il déclaré.

Sa production de luzerne devra prendre le virage biologique afin de répondre aux critères de Virentia. C’est beaucoup d'adaptation, ça c'est sûr, dit-il.

La première récolte de luzerne est prévue au mois d'août.

Les besoins en eau de l’entreprise engendreront des travaux d'aqueduc de 20 millions de dollars, un montant déjà prévu au budget de la Ville de Bécancour. Une demande de prêt pardonnable a été faite au gouvernement du Québec.

Un immeuble en pleine construction avec des planches de bois en hiver.

Le reportage de Pascale Langlois

Photo : Radio-Canada

La commissaire industrielle de la Ville de Bécancour, Julie Boulet, affirme que les rejets d’eau ne causeront pas de problème.

Les eaux qui seront rejetées par la production de la valorisation de la luzerne seront de l’eau très riche qui va servir à enrichir le sol, donc elle n'aura pas besoin de passer par les systèmes d'égouts pluviaux, affirme-t-elle.

Le projet innovateur s'inscrit dans une lignée d'autres nouveaux projets annoncés à Bécancour.

Dans ce contexte, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, est optimiste quant aux chances de Bécancour d’obtenir le titre de zone d’innovation du Québec.

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