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Propos discriminatoires : deux infirmières du CLSC de Joliette congédiées

La bâtisse et le stationnement du CLSC de Joliette.

Le CLSC de Joliette a fait les manchettes après qu'une femme atikamekw eut dit avoir été victime de discrimination de la part de deux infirmières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les deux infirmières du CLSC de Joliette qui avaient été suspendues après avoir tenu des propos racistes à l'égard d'une femme atikamekw ont été congédiées, a annoncé mardi soir la direction du CISSS de Lanaudière.

Après avoir entendu les témoignages des personnes concernées, le CISSS a décidé de montrer la porte à ces deux employées mardi après-midi, a-t-on indiqué par communiqué.

Les propos tenus par les deux employées congédiées témoignent d'un manquement au code de déontologie de la profession d'infirmière, au code d'éthique et aux valeurs de l'organisation, a déclaré Caroline Barbir, présidente-directrice générale par intérim du CISSS de Lanaudière.

Jocelyne Ottawa, une résidente de la communauté de Manawan, s'était plainte d'avoir été la cible de commentaires répréhensibles lors d'une visite au CLSC de Joliette, le 12 mars dernier.

Mme Ottawa a affirmé que les infirmières l'avaient comparée à Joyce Echaquan, qui est morte en septembre dernier au centre hospitalier régional de Lanaudière après s'être filmée sur son lit d'hôpital. Dans la vidéo, diffusée en direct sur Facebook, on pouvait entendre les insultes proférées par des membres du personnel soignant.

En outre, les infirmières lui auraient demandé de « chanter une chanson » en atikamekw. L'une d'entre elles se serait aussi emparée de son cellulaire sans l'en avertir.

En entrevue à Radio-Canada, Jocelyne Ottawa a confié s'être sentie humiliée. Elle n'a toutefois pas porté plainte contre le CLSC de Joliette, par crainte que la qualité des soins reçus s'en trouve compromise.

Deux infirmières congédiées

Son histoire a été rendue publique plus tôt cette semaine par le grand chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

Mis au fait de la situation de Mme Ottawa, le CISSS avait annoncé lundi l'ouverture d'une enquête interne. Les détails de celle-ci demeureront toutefois confidentiels, a-t-on fait savoir.

En montrant la porte à ces deux employées, la direction du CISSS entend montrer qu'elle applique une politique de tolérance zéro envers les comportements racistes, discriminatoires et intimidants, a indiqué Mme Barbir.

Toute personne qui fait appel aux soins et aux services offerts dans les installations du CISSS de Lanaudière a le droit de se sentir en confiance.

Une citation de :Caroline Barbir, présidente-directrice générale par intérim du CISSS de Lanaudière

Le CISSS de Lanaudière a assuré que son engagement à collaborer avec les partenaires de la communauté atikamekw de Manawan demeurait ferme, tout en réitérant sa volonté de déployer les mesures nécessaires à la sécurisation culturelle des communautés autochtones.

Le ministre Dubé salue la réaction du CISSS

En conférence de presse aux côtés du premier ministre François Legault, mardi soir, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a félicité Mme Barbir pour son intervention rapide.

J'apprécie énormément la rigueur avec laquelle Mme Barbir a agi [mardi] après-midi, a-t-il déclaré.

Notons que les deux infirmières étaient pourtant au nombre des quelque 4200 employés du CISSS à avoir récemment participé à une conférence sur la sécurisation culturelle.

Mais, d'après le ministre Dubé, une culture [...] ne se change pas en une seule formation.

Ça va prendre d'autres formations. Ça va prendre d'autres choses, beaucoup d'autres choses pour être capable de changer, mais on va continuer, a-t-il ajouté. Selon lui, le message commence à se faire entendre : On ne laissera pas passer ça.

Avec les informations de La Presse canadienne

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