•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le diocèse de Saskatoon révélera le nom des prêtres impliqués dans des abus sexuels

Une croix chrétienne dans une église.

L'Église catholique de Saskatoon s'engage à publier le rapport qui contient les noms des prêtres ayant commis des abus sexuels depuis 1933.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les autorités catholiques de Saskatoon promettent qu’elles divulgueront les noms des prêtres qui ont commis des abus sexuels depuis 1933.

Le diocèse de Saskatoon publiera un rapport au printemps sur le sujet. Il deviendra ainsi la deuxième juridiction catholique canadienne à le faire, après le diocèse de Vancouver en 2019.

Une membre du comité de révision historique du diocèse catholique romain de Saskatoon, Brenda Fitzgerald, affirme que le rapport contiendra la liste des ecclésiastiques concernés par des poursuites judiciaires, mais aussi ceux consignés dans les archives internes de l’Église.

Mme Fitzgerald soutient également que le rapport révélera les noms de ceux qui étaient au courant des abus et la façon dont ils ont été gérés.

Il n’y a aucun doute que le rapport va évaluer les décisions prises dans le passé, affirme Brenda Fitzgerald. Cela nous permettra de mieux gérer les situations futures.

Un rapport bienvenu pour les victimes

À Saskatoon, les victimes d’abus se réjouissent de la publication de ce rapport.

C’est encourageant, affirme Tim Ryan. Peut-être que cela permettra d’arranger les choses.

Tim Ryan et son camarade Gary Mulligan étaient deux garçons abusés par le père Hodgson Marshall il y a plus de 50 ans, lorsqu’ils étaient élèves de l’ancienne école secondaire Saint-Paul de Saskatoon.

Gary Mulligan et Tim Ryan sur le bord de la rivière à Saskatoon.

Gary Mulligan (gauche) et Tim Ryan (droite) espèrent que le rapport aidera les victimes à guérir.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Selon les deux victimes, le comportement du prêtre était bien connu de sa hiérarchie puisqu’il a abusé des enfants en Ontario et dans les Caraïbes, avant d’être muté à Saskatoon.

Gary Mulligan regrette que le processus de dénonciation ait duré si longtemps : Révéler les noms est une chose, mais le vrai mal reste qu’il a fallu autant de temps pour que la vérité éclate.

Cependant, M. Mulligan estime que c’est un bon départ. Le public va enfin découvrir l’ampleur du problème, le nombre de prêtres impliqués.

Quelques réserves

L’avocat ontarien Rob Talach, qui représente des dizaines de victimes d’abus de la part de prêtres, est du même avis.

J’encourage toujours les pas dans la bonne direction, soutient l’homme de loi. Cependant, le diable se cache dans les détails; c’est là qu’il risque d’y avoir des différences d’opinions.

L’avocat craint que l’Église catholique utilise des problèmes de confidentialité pour retirer certains noms.

En ce qui concerne les autres diocèses de la Saskatchewan, aucune démarche publique n’a été entreprise.

À Regina, les autorités catholiques affirment qu’un comité composé de victimes a recommandé de ne pas rendre un rapport similaire public.

À Prince Albert, les données ont été recueillies et compilées, mais l'évêque n’a toujours pas pris la décision de les rendre publiques.

Avec les informations de Jason Warick

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.