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Archives

Des fruits exotiques dans notre assiette

Panier avec des fruits exotiques comme un ananas, des litchis, une goyave et des bananes.

Les fruits exotiques sont entrés massivement dans le marché canadien à la fin des années 80.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis quand les Canadiens achètent-ils une petite caisse de clémentines au supermarché? À quel moment avons-nous découvert la mangue et le kiwi? Des reportages tirés de nos archives nous en donnent une idée.

L’introduction de fruits et de légumes exotiques dans notre alimentation, c’est d’abord une affaire d’importation.

Au jour le jour, 19 mars 1985

Régulièrement, le marché des importations nous amène de nouveaux produits provenant de pays de plus en plus éloignés et exotiques à nos yeux.

Une citation de :La journaliste Diane Massicotte

À l’émission Au jour le jour du 19 mars 1985, la journaliste Diane Massicotte visite une foire d’exportateurs maraîchers.

Elle y découvre le ramboutan, le tamarillo, le pomelo et différentes variétés d’aubergines.

Le nom vient du fait que la fleur ressemble beaucoup aux instruments de la crucifixion du Christ, nous apprend une grossiste sur le fruit de la passion.

Au kiosque du Maroc, la représentante Marie-Rose Mahoul ne présente pas que les agrumes sucrés et juteux du pays du couchant lointain. Les courgettes, petits pois et tomates du Maroc, croit-elle, peuvent aussi combler des saisons complémentaires à celles du Québec et nous permettre d’en consommer tout au long de l’année.

Les mangues du Mali sont des mangues produites d'une manière naturelle, au soleil, et ça vient directement par avion, vante pour sa part Mohammed Malinke.

L’exportateur du Mali propose également des sacs de haricots verts prélavés qui peuvent se conserver jusqu’à dix jours. Il paraît qu'au Canada l'homme et la ménagère ont la même tâche, s’étonne-t-il.

Au kiosque d’Israël, la représentante Suzanne Sutherland soutient que la datte fraîche est moins calorique que la datte séchée.

C'est différent, c'est nouveau, c'est exotique!

Une citation de :Suzanne Sutherland, représentante d'Israël

Reste maintenant aux consommateurs canadiens à les adopter.

Au jour le jour, 7 octobre 1986

Les fruits exotiques sont de plus en plus à notre portée, affirme l’animateur Normand Harvey à l’émission Au jour le jour du 7 octobre 1986.

La chroniqueuse alimentaire Josée di Stasio confirme qu’on les voit maintenant dans les supermarchés, et plus seulement dans les magasins spécialisés. Mais encore faut-il savoir les reconnaître et les apprêter.

Le prix des fruits exotiques reste tout de même élevé. Elle nous invite donc à les utiliser parcimonieusement pour décorer ou parfumer légèrement les plats.

La carambole, appelée carambola ou starfruit dans cette chronique, est par exemple un fruit spectaculaire et extrêmement décoratif.

Josée di Stasio suggère comme accord le poisson ou l’avocat pour ce fruit qui goûte la prune mélangée avec du raisin et un peu de pomme.

On attendra que le fruit passe du vert au jaune avant de le consommer.

Les fruits exotiques, la meilleure solution, c'est de les sentir.

Une citation de :La chroniqueuse Josée di Stasio

La mangue est un fruit de plus en plus consommé au Canada en 1986. Ne la coupez pas au centre comme un avocat, met en garde la chroniqueuse, car la chair du fruit reste collée au noyau.

Josée di Stasio nous montre plutôt comment couper la mangue de chaque côté du noyau, puis comment en faire de jolis dés en retournant sa pelure comme un hérisson.

Quant à la grenade, elle suggère de la percer et d’y introduire une paille afin d’en boire le jus.

Le coup de cœur de la chroniqueuse alimentaire est toutefois la papaye. Je trouve ça délicieux avec du prosciutto, le jambon italien, s’exclame-t-elle.

Car découvrir des fruits exotiques, c’est aussi un mélange des cultures.

Téléjournal, 11 février 1989

Il y a dix ou vingt ans, l'exotisme avait pour nom orange, pamplemousse ou banane.

Une citation de :Le journaliste Claude Gervais

Au Canada, la consommation de fruits et légumes frais a fait un bond de 45 % au cours des quinze dernières années, déclare l’animatrice Céline Galipeau au Téléjournal du 11 février 1989.

Une forte progression qui s’explique par l’intérêt croissant que les Canadiens portent à leur santé, mais aussi l’offre de plus en plus diversifiée de fruits et légumes exotiques au pays.

En 1989, on consomme chaque année 504 livres de fruits et légumes par personne au Canada, comparativement à 400 livres en 1977. Les fruits et légumes exotiques comptent désormais pour 5 % de cette consommation.

Des moyens de transport plus rapides, de meilleures techniques agricoles et l'arrivée au Canada d'immigrants de partout dans le monde permettent notamment aux fruits et légumes exotiques de se frayer un chemin vers notre marché, explique le journaliste Claude Gervais.

Puis il y a comment on les commercialise et l'on en fait la promotion.

Saviez-vous par exemple qu’on décrivait auparavant le kiwi comme une groseille chinoise? Le nom donné à ce fruit aura dans ce cas-ci un fort impact sur son succès auprès des consommateurs nord-américains.

La semaine verte, 11 octobre 1998

Chaque année, avec les premières neiges, un fruit très attendu nous arrive du Maroc.

Une citation de :Le journaliste André Gariépy

Un autre grand succès d’importation au pays est sans contredit la clémentine.

Dans les années 70, le Maroc est devenu le premier pays à exporter des clémentines vers le Canada, nous apprend ce reportage de La semaine verte du 11 octobre 1998.

Les agrumes du Maroc se distinguent par leur goût très sucré, mais aussi par leur fameuse étiquette que les consommateurs reconnaissent d'un coup d'œil.

Des 300 000 tonnes de clémentines marocaines exportées chaque année, 30 000 sont destinées au marché canadien.

Dans ce reportage, le journaliste André Gariépy et le réalisateur Jacques de Varennes se rendent dans la région de la plaine du Souss où poussent la moitié des agrumes du Maroc.

C'est le fruit qui réussit le mieux dans cette région et qui nous permet de vivre, confirme un producteur d’agrumes qui cultive la clémentine depuis 1952 dans son verger de quelques hectares.

Le reportage nous laisse également voir une production de plus en plus organisée, utilisant des techniques de pointe pour affronter la concurrence.

Le consommateur canadien aime bien avoir une clémentine propre, bien formée et sans aucune tache sur le fruit, affirme un grand producteur qui nous montre la chaîne de production au cours de laquelle les clémentines sont triées, lavées et cirées avant d’être empaquetées.

Afin de répondre à la demande de l’étranger, qui va bien au-delà des mois de novembre et décembre, les agrumiculteurs travaillent aussi à créer des variétés précoces et tardives.

La qualité des agrumes marocains est reconnue dans le monde entier, conclut le journaliste André Gariépy dans ce reportage. Les clémentines sont le symbole d'une grande réussite, tant agricole que commerciale.

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