•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Congé de taxes demandé pour les restaurateurs, à Ottawa

Les fenêtres du commerce sont placardées.

Un grand nombre de restaurants pourraient fermer leurs portes sans une aide particulière, selon la Coalition des zones d’amélioration commerciale d’Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Andrew Lee

Radio-Canada

La Coalition des zones d’amélioration commerciale d’Ottawa demande aux gouvernements provincial et fédéral d’intervenir pour éviter le naufrage de l’industrie de la restauration, frappée de plein fouet par la crise de la COVID-19.

Aujourd’hui, on lance un appel aux gouvernements provincial et fédéral afin de venir en aide à l’industrie de la restauration qui est très importante pour nos rues principales et au niveau du tourisme. On est proche d’en voir fermer un grand, grand nombre, prévient Nathalie Carrier, directrice générale de la Zone d’amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, au nom de toute la Coalition.

La Coalition des Zone d'amélioration commerciale d’Ottawa, qui représente plus de 1000 restaurants et 19 Zone d'amélioration commerciale locales, a travaillé avec des restaurateurs et l’Association des restaurants, hôtels et motels de l'Ontario (ORHMA )pour proposer une série de crédits fiscaux, l’arrêt temporaire de la Taxe de vente harmonisée (TVH), et/ou l’annulation des dettes de Taxe de vente harmonisée pour l’industrie des services alimentaires jusqu’à ce que les restaurants puissent fonctionner à pleine capacité à l’intérieur.

Il y a un an, on ne savait pas que ça allait durer aussi longtemps. Mais ça va prendre des années à l’industrie de la restauration avant de pouvoir de nouveau fonctionner à capacité normale. À long terme, ce n’est pas viable. On a besoin d’une intervention importante des gouvernements, dit Mme Carrier.

Après un an de pandémie, les temps sont durs pour les restaurants qui doivent vivre au rythme de la pandémie et des mesures sanitaires, poursuit-elle.

On pense qu’ils sont corrects parce qu’ils sont rouverts, mais les restaurants ne font aucun profit depuis plus d’un an. Leurs dettes ont augmenté, en étant ouverts, fermés, ouverts, fermés… Et il faut ajouter à ça les dépenses supplémentaires pour les mesures de sécurité, énumère la directrice générale de la Zone d'amélioration commerciale du quartier Vanier.

Des fermetures massives de restaurants auraient, selon elle, des conséquences qui dépasseraient largement le secteur.

« Quand on va au Marché By, on s’assoit à un patio, puis on magasine autour. Mais si les restaurants ne sont plus là, ça change l’envergure d’un quartier. »

— Une citation de  Nathalie Carrier, directrice générale de la Zone d'amélioration commerciale du quartier Vanier

La restauration tient beaucoup d’autres secteurs sur ses épaules. Il y a beaucoup d’entreprises qui en dépendent, dans l’alimentation, le tourisme, l’agriculture ou même le design... C’est aussi l’un des plus gros employeurs pour les jeunes et les nouveaux arrivants. [...] Une perte de cette industrie vaudrait plus cher qu’un crédit fiscal, pense-t-elle.

En passant devant les fenêtres d'un restaurant, deux piétons regardent des clients assis à une tabler.

Après un an de pandémie, les temps sont durs pour les restaurants, selon la Coalition des ZAC d’Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Brian Morris

Ottawa et Toronto défendent leurs mesures

Jointe par ICI Ottawa-Gatineau, la ministre des Finances Chrystia Freeland, par la voix de sa porte-parole, Katherine Cuplinskas, rappelle les mesures déjà mises en place pour soutenir les entreprises, dont les restaurants.

Ces mesures comprennent la subvention salariale pouvant atteindre 75 %, la subvention pour le loyer et la mesure de soutien en cas de confinement, qui combinées peuvent valoir jusqu'à 90 % du loyer d'un locataire, le prêt élargi du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, ainsi que le nouveau Programme de crédit pour les secteurs très touchés, écrit Mme Cuplinskas, dans un courriel.

Le gouvernement fédéral explique également que les restaurants qui ne peuvent pas offrir des services en salle à manger en raison d’une restriction de santé publique peuvent être admissibles à la mesure de soutien en cas de confinement de 25 %, tant qu’ils répondent aux autres exigences.

À date, les entreprises qui travaillent dans le secteur des services d'hébergement et de restauration se sont vues octroyer 5,68 milliards de dollars en soutien par le biais de la subvention salariale, et presque 490 millions de dollars par le biais de la subvention pour le loyer, selon les chiffres du ministère des Finances.

Du côté de la province, le bureau du ministre des Finances, Peter Bethlanfalvy, refuse de vouloir s’avancer, alors que le budget ontarien sera présenté le 24 mars.

Au sujet de questions entourant des crédits fiscaux ou la Taxe de vente harmonisée, le ministre des Finances ne veut pas spéculer sur ce qui pourrait ou non se trouver dans le budget à venir. Cela étant dit, notre gouvernement fournit déjà un allègement pour aider les entreprises qui doivent fermer ou considérablement restreindre leurs activités à cause du confinement, comme la Subvention ontarienne pour le soutien aux petites entreprises qui peut atteindre jusqu’à 20 000 $. Nous avons aussi autorisé les bars et les restaurants qui détiennent un permis à vendre de l’alcool avec la nourriture à emporter et à créer ou agrandir leurs terrasses extérieures, écrit Emily Hogeveen, une porte-parole du ministre Bethlanfalvy, par courriel.

Le visage d'une dame en gros plan.

Nathalie Carrier, directrice générale de la zone d'amélioration commerciale (ZAC) Vanier

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Pour Mme Carrier, le message envoyé par la Coalition des zones d’amélioration commerciale d’Ottawa, lundi, vise à lancer la discussion.

On sait que c’est une grosse demande. Jusqu’ici, les gouvernements ont bien réagi, mais après un an, on se rend compte que certaines industries ont besoin d’une approche unique.

Avec les informations de Karine Lacoste

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !