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Leçons d’un an d’école en pandémie

Dans les écoles de la Colombie-Britannique, outre l'apprentissage, le bien-être a pris de l’importance.

Dessin de deux enfants qui communiquent entre eux avec un téléphone intelligent et un ordinateur

Témoignages d'élèves, d'enseignants et de membres de la direction d'écoles.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Camille Vernet

Le 17 mars 2020, la crise sanitaire de la COVID-19 force la fermeture des écoles de la Colombie-Britannique. L'enseignement a lentement repris, plus tard au printemps, sous des formes différentes. Une adaptation rapide de la part des enseignants, des directions scolaires et des élèves a été nécessaire. Après un an de bouleversement, nous avons voulu savoir ce qu'ils pensent des nouvelles techniques d’apprentissage et les leçons acquises.

Prise de conscience

La fermeture des salles de classe en mars 2020 a été une surprise pour Malek, un élève de 7e année de l'École André-Piolat. Celui-ci pensait revenir en classe à son retour de vacances de la relâche scolaire.

Ils ont dit qu'on ferait l'école en zoom et c'était vraiment un choc.

Malek, un jeune adolescent, regarde la caméra et sourit.

Malek est un adepte de sport et a hâte de faire partie à nouveau d’une équipe.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Olivia, élève en 9e année, s’est, elle, tout d’abord réjouie d'apprendre que son école avait fermé ses portes. J'étais un peu excitée parce que je pensais que je pouvais me coucher plus tard, me réveiller plus tard. Mais après quelques semaines d’école virtuelle, son discours a changé.

C'était fatigant parce que je ne pouvais pas voir mes amis. Et ça vraiment affecté ma santé mentale.

Une adolescente devant son école.

Ce qui manque le plus à Olivia ce sont «les câlins avec mes amis et avec d'autres membres de la famille», un contact physique que l’élève a très hâte de retrouver.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Les deux élèves sont bien d’accord, ils préfèrent les classes, en personne, à l'école et se sentent aujourd’hui privilégiés de pouvoir le faire.

On a une belle équipe, on a des élèves qui sont engagés, qui voulaient tellement être à l'école qu'ils étaient tous prêts à suivre toutes les procédures de santé et à tous les jours, explique la directrice de l'École André-Piolat du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF), Monica Martin.

Garder le cap

L’un des plus gros défis de la pandémie, pour l’enseignante Chloé Fortin, a été de continuer à soutenir les élèves, à s'assurer qu'ils soient en sécurité quand ils viennent à l'école, une pression supplémentaire qui demande beaucoup d'énergie.

Chloé Fortin sourit.

Dès le début de la pandémie, Chloé Fortin, une enseignante à l’école secondaire André-Piolat, s’est sentie prête à s'adapter et à essayer de nouvelles façons d'enseigner.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Je sens vraiment qu'on est au front depuis le début de la pandémie.

Une citation de :Chloé Fortin, enseignante, école André-Piolat

Les changements de protocoles sanitaires ont demandé une adaptation constante pour les enseignants et pour Chloé Fortin il a été important de garder un équilibre et de réaliser qu'on ne peut pas tout faire.

Bien-être et équité : des valeurs qui vont rester

Au-delà de l’apprentissage, le bien-être semble avoir pris de l'importance au cours de la dernière année à l'École André-Piolat, à North Vancouver. J'ai vraiment réalisé que l'école était très importante pour nos élèves, au-delà des notions de contenu qu'on enseigne. C'est vraiment un milieu de socialisation qui est essentiel, partage Chloé Fortin.

Layla regarde la caméra en souriant.

Layla, 8 ans, élève de l’École Jules-Quesnel, a apprécié de pouvoir passer plus de temps avec sa famille pendant la pandémie, mais ses amis lui ont beaucoup manqué.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

C'est certain qu'on va garder un focus sur le bien être et la santé mentale de nos élèves et des adultes dans notre communauté

Une citation de :Monica Martin, directrice de l’École André-Piolat
Monica Martin sourit.

Monica Martin, directrice de l’École André-Piolat, se dit chanceuse de vivre cette pandémie dans la communauté de North Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Pour que tous les élèves puissent avoir accès à l’école virtuelle, l’École Jules-Quesnel s’est assuré que tous les élèves aient un accès aux outils technologiques. Un travail « d’une grande importance » pour la directrice.

Eve Gagnon descend les escaliers de l'école.

Leçon d’un an d’école en pandémie

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Je pense que l'aspect équité est au cœur de notre projet pédagogique maintenant et j'espère que ça va le rester. Je sais que ça va le rester.

Une citation de :Eve Gagnon, directrice de l’École Jules-Quesnel

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