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Une compensation de 110 000 $ pour un chalet démoli de la pointe Langevin

Une pelle mécanique détruit une résidence sur la rive du lac Saint-Jean.

Le 28 novembre 2019, le chalet de Steeve Allard et Louise Godin avait été détruit avec une pelle mécanique.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Les propriétaires de la résidence secondaire qui avait dû être démolie en raison de l'érosion dans le secteur de la pointe Langevin, à Dolbeau-Mistassini, en novembre 2019, ont reçu une compensation de 110 000 $ en échange de leur terrain.

La proposition a été entérinée lors de la séance du conseil municipal qui s'est tenue lundi soir.

Selon le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, une somme de 1000 $ a été réservée pour la valeur du terrain du 242 rue de la Pointe alors que le reste représente des dommages et intérêts, incluant les coûts de la démolition. Selon le communiqué de la Ville, cette acquisition favorisera l'établissement du périmètre de sécurité, évitera toute construction future sur le site et fournira, au besoin, les accès nécessaires pour la tenue de certaines expertises.

À la suite de l'érosion du terrain, le chalet de Steeve Allard et Louise Godin avait été démoli pour des raisons de sécurité le 28 novembre 2019. Le montant remis ne couvre pas la valeur totale, mentionnent-ils.

Initialement, Dolbeau-Mistassini voulait mettre sur pied un programme élargi de compensations pour les propriétaires de résidences secondaires de ce secteur situé au croisement de la Petite rivière Péribonka et de la rivière Péribonka. Les propriétaires de résidences principales ont droit à un programme provincial couvrant jusqu'à 250 000 $. Dans les autres propriétaires, il y a M. Provencher, qui est une résidence principale et qui a droit au programme de compensation. Il rentre exactement dans le barème pour aller jusqu'à 250 000 $. Pour les autres résidences secondaires, pour l'instant c'est un règlement pour M. Allard. Il n'y a pas d'engagement futur qui a été pris, a mentionné Pascal Cloutier lors d'une entrevue lundi en fin de journée.

Rio Tinto a fourni 50 000 $

La somme provient de Rio Tinto, propriétaire des droits hydrauliques du bassin hydrographique du lac Saint-Jean, à raison de 50 000 $, de la Ville de Dolbeau-Mistassini pour 10 000 $ et le reste, du gouvernement provincial. Étant donné que Québec a refusé de participer au programme d'indemnisation, comme l'indique Pascal Cloutier, c'est par l'entremise d'enveloppes discrétionnaires qu'un montant de 50 000 $ a été versé. Ce sont les ministres des Affaires municipales, de la Sécurité publique et de l'Environnement qui ont fourni 15 000 $ alors que la députée de Roberval, Nancy Guillemette, a ajouté 5000 $.

Des problèmes d'érosion majeure ont souvent défrayé la manchette au cours des dernières années, alors que deux résidences ont dû être détruites. Plusieurs avaient pointé Rio Tinto du doigt, elle qui contrôle le débit de la rivière Péribonka, mais pas celui de la Petite rivière Péribonka. Étude à l'appui, la multinationale avait plutôt rétorqué que l'érosion avait une cause naturelle.

Selon le propriétaire Steeve Allard, il est difficile d'avoir une idée nette dans ce dossier sur la véritable la cause de cette érosion. On ne le saura jamais. On pense peut-être, beaucoup pensent, moi-même aussi, que Rio Tinto a peut-être une part là-dedans, je ne sais pas. Mais comme je dis, c'est la nature et peut-être de l'aide de quelqu'un d'autre, mais peu importe, le résultat est là. L'érosion a fait son cours, l'érosion a mangé les terrains et nous autres on a tout perdu. Mais nous sommes très satisfaits du règlement et du plan de compensation qu'on a grâce à la Ville de Dolbeau-Mistassini et tout son personnel, a-t-il tenu à spécifier.

Pascal Cloutier a assuré qu'il n'y a eu aucune entente signée sur une quelconque admission ou non-admission dans ce dossier. La seule affaire qu'on sait, c'est que Rio Tinto donne un chèque à la Ville et nous on repaie M. Allard. On a un contrat notarié avec M. Allard qui nous cède le terrain, a-t-il indiqué.

Toujours d'après le maire, il n'y aurait pas eu d'autre épisode majeur d'érosion récemment. Pour l'érosion, nous ça fait au moins deux ans, et ça s'en va sur une troisième année où on n'a pas déplacé le périmètre parce que, présentement, c'est assez tranquille, a-t-il indiqué.

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