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40 cas de COVID-19 : un signal d'alarme fort, selon Donald Aubin

Le Dr Donald Aubin devant le CHSLD de la Colline.

Le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, est emballé par l'arrivée du vaccin contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Selon le directeur régional de la santé publique pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Dr Donald Aubin, les 40 cas de COVID-19 rapportés lundi représentent un signal d'alarme fort pour la population qui doit encore une fois revenir aux mesures de base.

On voit que le virus commence à s'implanter dans plusieurs milieux, des entreprises, on en retrouve aussi dans les écoles, un peu partout. Donc, c'est un signal d'alarme qui est fort et qui nous oblige à prendre un peu plus de mesures, a averti Donald Aubin en entrevue lundi avec Radio-Canada.

Selon le bilan publié lundi par le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en plus des 20 cas du Centre de la petite enfance Le Tournesol du fjord dans l’arrondissement de La Baie, il y a 16 cas rapportés dans une entreprise du Réseau local de services (RLS) du Domaine-du-Roy. Cependant, le CIUSSS n'identifie jamais les entreprises privées.

Avec une hausse comme on a actuellement, ça veut dire qu'il y a eu plus de contacts. [...] Et pour avoir plus de contacts, ça veut dire qu'il y a eu un certain relâchement. Ça ne veut pas dire que tous les gens ont relâché, mais ça prend un pourcentage un peu plus élevé de gens qui relâchent pour entraîner une transmission. C'est probablement à ça qu'on assiste actuellement, a poursuivi le Dr Aubin.

Selon lui, il est beaucoup trop tôt pour aborder la question d'un éventuel passage de la zone orange à la zone jaune. Donald Aubin reconnaît que le maintien des mesures sanitaires, comme la distanciation sociale, les rassemblements interdits ou encore le couvre-feu, peuvent avoir un effet lassant à la longue. C'est vraiment difficile pour toute la population de maintenir des mesures strictes. On n'est pas habitué à ça, on est des êtres qui ont besoin de contact, qui ont besoin d'être avec des gens et là on est restreint à travers tout ça, c'est très difficile. Je le vis aussi et on est tous tanné, mais on a encore un coup à donner, a-t-il clamé.

Aucun cas de variant confirmé

Le 1er mars dernier, Donald Aubin avait annoncé qu'il y avait eu deux cas du variant britannique, plus transmissible, dans la région. Il s'agissait de voyageurs revenus de l'étranger à la fin du mois de janvier. Or, ces deux cas ne se sont jamais retrouvés dans le tableau de la Santé publique nationale répertoriant les cas de variants dans la province. Ils ont plutôt fait leur apparition en fin de semaine dernière dans celui des cas présomptifs, mais non confirmés par un séquençage.

En fait, le criblage nous donne déjà un bon indice et ça, on avait des tests positifs qui nous indiquaient même le type de variant auquel on faisait face. Maintenant, si la quantité de virus est assez faible, et c'est ce qu'on avait dans ces échantillons-là, il y a des bonnes chances que le séquençage ne sorte pas. [...] Effectivement, il y a 15 jours qu'on avait déterminé que c'était un variant et on n'a toujours pas de séquençage. Il y a des bonnes chances qu'on n'en ait jamais, mais comme tel les mesures sont les mêmes, a expliqué le Dr Aubin, en rappelant qu'il n'y a eu aucune transmission reliée.

Séquençage et criblage

Le séquençage demande des équipements spécialisés qui sont toutefois rares au Québec, ce qui ralentit la détection des variants. Le criblage vise plutôt à identifier uniquement certaines molécules actives d'un virus. Les résultats sont obtenus plus rapidement et cette technique demande aussi moins d’équipements spécialisés.

D'ailleurs, dans les cas 40 nouveaux cas annoncés lundi, il n'y aurait pas de cas présumés de variants qui ont été révélés par le criblage. On a fait des tests sur tous ces cas-là pour voir s'il y avait des possibilités et jusqu'à maintenant tout sort négatif. On va quand même à une étape de plus, il y a des zones dans lesquelles on a dit qu'on va quand même demander un séquençage sur certains tests. Pour le moment, il n'y a pas d'indice qu'on a un variant dans la région, a-t-il assuré. Donald Aubin a toutefois indiqué qu'il est certain qu'un jour, d'autres cas seront recensés dans la région puisque les variants circulent ailleurs au Québec.

Avec Arianne Béland

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