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L'avenir du lac Laperrière préoccupe des riverains et des élus à Duhamel-Ouest

Image satellite vue de haut du lac et des terres qui l'entourent.

Vue sur le lac Laperrière, au Témiscamingue.

Photo : Google maps (capture d'écran)

L’avenir du lac Laperrière et de son bassin versant préoccupe les riverains et les élus de Duhamel-Ouest. C’est pourquoi ils ont mandaté l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) afin de mettre sur pied un Plan directeur de l’eau.

Par contre, pour une résidente du secteur qui se retrouve aux prises avec plusieurs inondations de son terrain, les solutions tardent à venir. Elle compte envoyer une mise en demeure à la municipalité de Duhamel-Ouest.

Depuis l’automne dernier, l’OBVT travaille à élaborer un Plan directeur de l’eau pour le lac Laperrière et son bassin versant.

En gros, c’est de faire un portrait à jour du territoire. De regarder ce qui va bien et ce qui ne va pas bien. C’est aussi de déterminer ensemble quelles seraient les actions à mener , explique le directeur général, Yves Grafteaux.

Des préoccupations ont notamment été soulevées par la municipalité de Duhamel-Ouest et l’Association des riverains quant à la qualité de l’eau et aux impacts de l’aménagement du territoire.

L’OBVT a donc consigné les données existantes en lien avec le bassin versant et lac Laperrière. Un sondage a aussi été remis aux riverains afin qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations.

On a des inquiétudes quant à la recharge du lac, au fait que le niveau du lac est parfois un peu trop bas. Puisque c’est un lac qui est fort habité, il y a un début de problèmes d’eutrophisation. La qualité de l’eau du lac peut changer, l’apparition de cyanobactéries. D’autres préoccupations sont plus de l’ordre de l’aménagement du territoire. Il y a des secteurs qui se sont développés autour du lac et ça a certaines conséquences. On essaie d’inverser les tendances , ajoute Yves Grafteaux.

La municipalité de Duhamel-Ouest est préoccupée par l’avenir de ce plan. Elle a donc décidé d’investir dans l’étude.

Comme élus, on n’est pas des spécialistes de l’eau, de l’hydrologie. C’est une science qui est complexe et ça prend des professionnels pour nous guider là-dedans. C’est la raison pour laquelle on s’est dit qu’on voulait un portrait plus général, car on a différentes problématiques à différents endroits. On veut avoir des orientations sur la façon dont on aborde l’avenir avec le lac Laperrière , affirme le maire de Duhamel-Ouest, Guy Abel.

Mise en demeure

La riveraine Claire Marchand fonde beaucoup d’espoir sur les recommandations du Plan directeur de l’eau. Depuis plus de 10 ans, elle doit dégager l’eau qui se rend directement à la porte de sa résidence. Phénomène qu’elle attribue au développement de secteurs résidentiels en périphérie.

Un ruisseau d'eau traverse la neige dans un boisé.

L'eau s'écoule le long de la pente.

Photo : Gracieuseté

Moi, qu’il y ait de l’eau qui rentre dans ma cave à cause de ce cours d’eau là, c’est de même depuis 20 ans. C’est beau, on va gérer, on s’arrange. Mais de l’eau à ma porte d’entrée de maison, ça me dérange pas mal plus. On est installé à notre porte avec une pompe, c’est n’est pas vivable , déplore-t-elle.

Impatiente de voir des changements s’opérer, elle a décidé d’envoyer une mise en demeure à la municipalité de Duhamel-Ouest.

On les met en demeure de régulariser la situation avant que l’on soit encore soumis à des risques d’inondations. Dans le fond, nous, tout ce qu’on veut arriver à obtenir, c’est une protection de nos propriétés , clame Claire Marchand.

Un petit cours d'eau gelé traverse une terre boueuse et enneigée.

Le cours d'eau inquiète des résidents et l'OBVT.

Photo : Gracieuseté

Le maire du Duhamel-Ouest n’a pas voulu commenter ce dossier précisément en ajoutant que des actions ont été posées pour régler la situation, notamment cet été.

C’est un dossier qui est connu de la municipalité. On y travaille depuis plusieurs années avec des professionnels. Dans ces domaines-là, on a besoin d’avoir des professionnels. Il y a des actions qui ont été posées à la suite de recommandations. On a travaillé avec le ministère de l’Environnement. Il faut faire une distinction entre ce dossier-là et l’étude du plan directeur qui est pour l’ensemble de la problématique du lac Laperrière, sa protection et son avenir , tient à préciser Guy Abel.

Un cours d'eau gelé dans une forêt.

L'eau se rend jusque sur le terrain d'une résidente.

Photo : Gracieuseté

L’OBVT affirme avoir constaté des changements en lien avec le cours d’eau qui cause des inondations sur le terrain privé de Claire Marchand. L’organisme suggère d’aller chercher des connaissances et de l’expertise pour mieux comprendre le comportement de ce cours d’eau.

Il a ce fameux cours d’eau qui a un comportement qu’il n’avait pas dans le temps. Il a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, un peu plus de débit. Il a l’air de se creuser un lit, il a l’air d’emporter des sédiments. Ce qui a changé dans le bassin versant de ce cours d’eau là, c’est de l’aménagement, c’est du développement. Est-ce qu’il y a un lien direct? Probablement, mais on ne l’a pas démontré hors de tout doute , explique le directeur général de l’OBVT, Yves Grafteaux.

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