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Des travailleurs-navetteurs de T.-N.-L. pourront enfin étreindre leurs enfants

Une femme aux cheveux blonds avec un large sourire est dans sa voiture.

Cette maman n'a pas eu la chance de serrer ses filles dans ses bras depuis Noël.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Des travailleurs en rotation de Terre-Neuve-et-Labrador et leurs familles respectives affirment que les nouvelles règles de dépistage et d'auto-isolement vont rehausser leur qualité de vie.

C’est notamment le cas de Kelly Collins, qui doit quitter Terre-Neuve-et-Labrador fréquemment pour travailler en Colombie-Britannique.

À la suite des changements apportés vendredi par la santé publique, tous les travailleurs en rotation qui prennent l'avion pour rentrer chez eux peuvent demander un prélèvement de COVID-19 dès leur atterrissage.

Après un résultat négatif, et s'ils ne présentent aucun symptôme de la maladie, ils peuvent immédiatement passer du temps avec leur famille au lieu de s'isoler seuls.

Un masque sur la valise d'un voyageur à l'aéroport.

Les tests de dépistages pourront être effectués dès l'atterrissage.

Photo : Getty Images / Elena Leonova

Pour Mme Collins, c’est une nouvelle très attendue. La monteuse de charpentes métalliques a trois filles à la maison — des enfants qu'elle dit ne pas avoir embrassés depuis des mois.

Chaque fois que je suis à la maison, je n'ai pas l'occasion de les voir, dit-elle. Seulement de loin.

Mme Collins travaille trois semaines en Colombie-Britannique, puis s'envole vers Terre-Neuve pour sept jours de congé. Elle passe deux de ces jours dans des avions et des aéroports, ce qui lui laisse peu de temps à la maison.

Habituellement, les règles de la province pour les travailleurs extérieurs comme Mme Collins n'autorisaient un test COVID-19 que le cinquième jour où le travailleur est de retour dans la province.

Elle n'est restée à la maison assez longtemps pour être mise en quarantaine pendant 14 jours qu'une seule fois, à Noël dernier. C’est la seule et dernière fois qu’elle a eu la chance de serrer ses filles dans ses bras depuis le début de la pandémie.

Elles se sont effondrées et ont pleuré, se souvient-elle. L'année a été éprouvante pour tout le monde.

Pour les travailleurs en rotation, les nouvelles règles offrent une chance de retrouver une certaine normalité, explique Mme Collins.

Vous êtes seul quand vous travaillez, et vous êtes seul quand vous rentrez chez vous. C'est dur.

Une citation de :Kelly Collins

Mme Collins a envisagé de déménager avec sa famille en Colombie-Britannique pour éviter les restrictions et le danger de transmettre le virus à ses enfants, dont deux ont des problèmes pulmonaires.

J'y ai pensé, dit-elle. Mais chez moi, c'est chez moi.

Se sentir valorisé

Deatra Walsh a suivi de près la situation critique des travailleurs extérieurs et de leurs familles au cours de l'année dernière.

Elle dit avoir vécu une expérience semblable.

Je pense qu'il est important d'avoir accès à davantage de tests, et ce, pour plusieurs raisons. C'est une chose progressive, nous connaissons le problème des faux négatifs. Il y a eu beaucoup de discussions à ce sujet et sur la façon dont ces tests peuvent ne pas être nécessairement indicatifs de ce qui se passe réellement, explique-t-elle.

Mais il est bon d'avoir une approche séquentielle de la question, afin que les gens puissent reprendre une vie normale.

Une femme aux cheveux court et aux yeux bleus regarde la caméra.

Deatra Walsh croit que les partenaires des travailleurs ont besoin de plus de soutien.

Photo :  CBC

Mme Walsh soutient que l'année a été difficile, désordonnée et frustrante pour beaucoup et qu'un plan tel que celui annoncé vendredi aurait pu être déposé plus tôt.

Elle croit que le plus récent confinement de février a pensé lourd sur les conjoints des travailleurs extérieurs, dont beaucoup sont des femmes.

Je pense qu'il est important de noter que lorsque les femmes sont en colère, lorsque les conjoints sont en colère face à la situation, il faut que quelque chose cède. Les femmes ont besoin de plus de soutien pour que tout cela fonctionne, explique Mme Walsh.

Nous ne pouvons pas faire autant de travail non rémunéré pour que cela fonctionne. De ce point de vue, je pense que c'est vraiment important pour la santé mentale des femmes, pour la santé mentale des partenaires et de leurs familles et pour les travailleurs eux-mêmes.

En réaction à l'annonce de vendredi, le chef du Parti progressiste-conservateur, Ches Crosbie, a déclaré que les travailleurs extérieurs sont essentiels à leurs communautés, soulignant l'année difficile à laquelle ils ont été confrontés, ainsi que leurs familles.

Ches Crosbie.

Ches Crosbie, chef du Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador, le 3 février 2021.

Photo : La Presse canadienne / Paul Daly

Ce sont des héros pour leurs familles. Ils sont des héros pour nous tous dans la province , dit M. Crosbie.

Avec les informations de CBC

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