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Cinq habitudes adoptées pendant la pandémie qui vont demeurer après

Cinq habitudes prises pendant la pandémie qui pourraient demeurer après la crise du coronavirus : l'utilisation du gel désinfectant, la visioconférence, le masque, le coude en guise de poignée de main et la distanciation physique.

Cinq habitudes prises pendant la pandémie qui pourraient demeurer après la crise du coronavirus : l'utilisation du gel désinfectant, la visioconférence, le masque, le coude en guise de poignée de main et la distanciation physique.

Photo : yos mim

Radio-Canada

Mine de rien, la pandémie de la COVID-19 a transformé notre façon de vivre. Elle a changé quelques-unes de nos habitudes et entraîné des changements de comportements. Est-ce que ces nouveaux comportements demeureront au-delà de la crise du coronavirus?

Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette, en a discuté au micro de Marie-Lou St-Onge. Déjà, elle remarque que dans les épiceries, les gens ont moins tendance à pétrir et à sentir les légumes. Ce geste peut sembler anodin, dit-elle, mais il résulte bel et bien de la crise sanitaire qui nous frappe en ce moment.

Je pense que de ne pas toucher les fruits et les légumes, ne pas manipuler toutes sortes de choses [est un des comportements] qui vont rester [avec nous] beaucoup plus longtemps que d’éviter la poignée de main ou autre chose , pense-t-elle.

Au-delà de l’anecdotique, Julie Blais Comeau voit aussi un changement dans la façon dont les gens interagissent les uns avec les autres. Elle remarque beaucoup plus d’empathie.

Cette bienveillance de protéger les autres, de moins juger, je crois que c'est ce qui va ressortir quand on pense aux mœurs. C’est ça qui va ressortir de la pandémie , dit-elle.

Deux collègues de travail qui portent chacun un masque se donnent le coude à défaut de pouvoir se donner la main.

La poignée de mains n'est plus la même, depuis la pandémie.

Photo : Drazen Zigic

Les poignées de main

Il serait assez surprenant que ce geste de communication – effectué en guise de salutation – revienne en force, estime la spécialiste de l'étiquette. D’autant plus que la pandémie a créé un contexte favorable au sein duquel on peut refuser de s’approcher de l’autre, sans avoir à se sentir mal.

Dans une ère post-pandémie, les personnes inconfortables avec la poignée de main pourront librement exprimer leur malaise et refuser de tendre la main, croit la spécialiste.

On a le droit de décliner.

Une citation de :Julie Blais Comeau

Cependant, il demeurera important, selon Julie Blais Comeau, de penser à des alternatives à la poignée de main pour dissiper la gêne que peut provoquer un tel refus. En guise de reconnaissance de l’autre, la spécialiste suggère de faire un petit signe de tête, de s’incliner légèrement ou de simplement lever la main. 

Des piétons.

Des piétons portent des masques de protection.

Photo : Associated Press / Frank Franklin II

Le masque

Difficile de prédire si les gens de façon générale vont continuer à porter le masque après la pandémie. Cependant, une chose semble certaine : même si la crise sanitaire est terminée, le port du masque demeurera une habitude pour certaines personnes.

La bonne nouvelle, estime Julie Blais Comeau, c’est qu’elles pourront le faire sans être jugées, le masque s’étant imposé comme un outil indispensable pour éviter la transmission des germes.

Avant la pandémie, le port du masque était considéré comme une habitude marginale, en Amérique du Nord. Si bien que les personnes qui osaient en porter un dans un lieu public se faisaient regarder de travers . C’était mal vu.

La COVID-19 a créé un changement de mentalité, croit Mme Blais Comeau. Si bien qu’elle estime que le port du masque – au même titre que l’utilisation de gel désinfectant, sera une pratique acceptée et comprise, même lorsque la pandémie sera terminée.

Une femme portant des écouteurs discute avec une autre femme par vidéoconférence sur ordinateur.

La visioconférence est une des nombreuses tendances observées depuis la pandémie.

Photo : Getty images/iStock / Antonio Diaz

La visioconférence

Après la pandémie, il y a de fortes chances que le télétravail demeure une réalité pour bien des salariés. Et qui dit télétravail, dit aussi visioconférence. 

Pas de manteau à enfiler. Pas de perte de temps pour les déplacements. Ni de prière pour trouver une place de stationnement. Les réunions via les plateformes numériques telles que Zoom, Meet ou Skype comportent plusieurs avantages.

Julie Blais Comeau estime toutefois qu’elles ont augmenté la vulnérabilité des interlocuteurs, en plus de les mettre parfois dans des situations embarrassantes. 

Je crois qu’on va juger moins, généralement.

Une citation de :Julie Blais Comeau

En conférence virtuelle, les gens voient et entendent des choses qui, en temps normal, demeurent cachées. Qui n’a pas remarqué le désordre qui règne derrière un collègue ou entendu un enfant en pleine crise de pleurs durant une réunion?

C’est comme si on se dévoilait , a remarqué Julie Blais Comeau, à propos des réunions virtuelles. Peut-être qu’avant, on jugeait plus les gens. Mais là, on se dit: Seigneur, je n’avais aucune idée que c’était ça sa réalité. Le jugement va être un peu plus freiné par la suite.

Des pictogrammes demandant de garder deux mètres de distance avec les autres personnes.

Une affiche demandant le respect de la distanciation physique à l'entrée d'un centre commercial.

Photo : CBC / Adam Walsh

La distanciation

Même lorsque le confinement sera terminé, Julie Blais Comeau pense que la distanciation sociale sera encore un besoin pour bien des personnes.

À l’aéroport, dans les hôpitaux, dans les épiceries, les gens continueront à se tenir loin les uns des autres, croit la spécialiste. Le défi résidera dans la manière de faire valoir ce besoin avec tact.

La notion de distanciation sociale sera encore assez fraîche à la mémoire pour qu’un simple regard puisse faire reculer les gens, estime-t-elle. 

L’important est de ne pas perdre patience devant une personne qui ne respectera pas votre espace. Au besoin, déplacez-vous, conseille la spécialiste. Gardez la communication ouverte. Amicalement, dites-lui : Vaut mieux se distancer un peu… Pas encore facile tout ça.

Une bouteille de désinfectant pour les mains, sur une table, à côté de lingettes désinfectantes de marque Lysol.

Les employés seront appelés à participer à l'effort de nettoyage.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Le nettoyage et la désinfection des surfaces

Il ne faudra pas être surpris si, à votre retour au bureau, votre employeur met encore plus d’efforts à maintenir l’environnement de travail propre et qu’il vous demande en tant qu’employé de participer à cet effort de nettoyage.

Les sociétés et le gouvernement seront prêts, cette fois , croit Mme Blais Comeau qui prédit des bouteilles et des lingettes désinfectantes dans toutes les salles de réunion, un meilleur service de nettoyage des espaces en commun, une plus grande attention aux postes en partage, etc. 

Ça va rester pour un bon bout de temps, si ce n’est pas toujours.

Une citation de :Julie Blais Comeau

Avant la propreté des lieux incombait à la gestion, mais cette dernière s’attend désormais à un effort collectif. Elle demandera aux employés de faire leur part en respectant les consignes d’hygiène au travail. Un collègue enfreint les règles? Rapportez l’incident et, pour éviter les malaises, laissez vos gestionnaires faire les rappels à l’ordre, suggère Mme Blais Comeau.

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