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Les étudiants québécois boudent les programmes en tourisme et en hôtellerie

Quelques clients sont assis à la terrasse d'un restaurant et une serveuse porte un masque.

Le nombre de candidatures aux techniques en tourisme a baissé de 40 % au premier tour cette année.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Plus d’engouement pour les sciences infirmières, mais moins pour le tourisme. Le premier tour des inscriptions dans les cégeps de la province vient de prendre fin et les statistiques montrent que la pandémie a eu un impact jusque dans les aspirations des jeunes Québécois.

De moins en moins d’étudiants envisagent une carrière dans l’industrie du tourisme, selon les données compilées par le Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM), qui regroupe 32 établissements dans 10 régions du Québec.

Les techniques en tourisme ont vu la baisse la plus considérable : 40 % moins de candidatures au premier tour cette année. C'est sûr que c'est un domaine où les gens peuvent avoir de l'inquiétude à se lancer dans le contexte actuel, admet Geneviève Lapointe, directrice des communications du SRAM.

En gestion hôtelière, la baisse est de 26 %, alors qu’en gestion d'établissements de restauration, la diminution frôle 15 % en 2021.

Liza Frulla.

Liza Frulla, directrice générale de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec

Photo : Radio-Canada

L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) compte parmi ceux dont les inscriptions ont chuté. Sa directrice générale, Liza Frulla, craint que ce manque de nouveaux diplômés entraîne de graves conséquences pour l'avenir de l'industrie.

C'est sûr qu'on s'en va vers une catastrophe si on ne se met pas à pousser tous ensemble vers une relance très forte, dit-elle.

Le tourisme va repartir en fou

À 23 ans, Taina Trescinski défie les statistiques. Elle a commencé sa formation à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec à l’automne 2020 et est convaincue d'être sur la bonne voie, malgré les salles des restaurants qui sont toujours fermées en zone rouge.

Je pense avoir fait un choix judicieux en profitant de ce déclin pour pouvoir regagner dès que je serai fraîchement diplômée, avance l’étudiante en sommellerie.

Taina Trescinski.

L'étudiante en sommellerie Taina Trescinski est convaincue que les années à venir vont être « des années folles » pour l'industrie de la restauration.

Photo : Radio-Canada

D’autres travailleurs de l’industrie entrevoient eux aussi un essor spectaculaire post-pandémie.

L'année que les gens auront vécue barricadés à la maison ne fera qu’accroître leur volonté de voyager, juge Paul Arsenault, ancien titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l'UQAM. Il y aura un retour des voyageurs internationaux, j’en suis convaincu.

Tout le monde dit que le tourisme va repartir en fou quand la situation va s’être normalisée, renchérit Liza Frulla.

Un des côtés positifs de la pandémie, selon elle, c’est que les Québécois ont renoué avec les régions et le tourisme local. On n’a pas besoin de voir la mer en Caroline du Sud, aux États-Unis, parce qu’on a la mer au Québec et qu’elle est magnifique.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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