•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

CIUSSS MCQ : un plan de délestage qui met en lumière le manque de personnel

L'extérieur de l'hôpital et des voitures dans le stationnement, en hiver.

Le Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) à Trois-Rivières. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Pascale Langlois

Grâce à une demande d’accès à l’information, Radio-Canada a pu obtenir le plan de délestage soumis par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) au ministère de la Santé le 8 décembre, alors que le plus fort de la deuxième vague approchait.

Le CIUSSS y détaille tous les moyens pris pour recruter du personnel, principalement du personnel infirmier. Les gestionnaires estimaient alors avoir besoin à court terme de 88 infirmières, 33 infirmières auxiliaires et 40 préposés aux bénéficiaires.

Malgré la fermeture de salles d’opération et le rapatriement d’effectifs dans les groupes de médecine familiale, seulement 33 infirmières et 3 infirmières auxiliaires supplémentaires ont pu être affectées aux soins et services liés à la COVID-19.

Le CIUSSS et le syndicat des professionnelles en soins répètent qu’il manquait déjà de personnel avant la pandémie. Il était donc difficile d’en trouver même pour répondre à des situations urgentes comme une pandémie tout en conservant un minimum de services.

Le président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Maurice s’inquiète de la qualité des soins et pointe du doigt des ratios entre patients et personnel infirmier déjà trop bas avant la pandémie.

[À titre d’exemple], dans une unité de soins, on aurait besoin de 10 infirmières mais on a fait des ratios de soins où on en met sept. Ça, sept, c’est réputé être notre 100 %. On est rendu quelque part dans une situation qui risque d’imploser, affirme Dr Pierre Martin. Il s’inquiète que la situation mise en lumière par la pandémie ne soit oubliée et que les leçons ne soient pas tirées.

Manque de communication

Le syndicat estime que les gestionnaires auraient pu mieux communiquer les plans de délestage. Il fallait demander régulièrement d’avoir accès à cette information-là. C’est le genre de situation qu’on déplore parce que mieux qu’on peut travailler ensemble, mieux qu’on peut trouver des solutions, souligne Nathalie Perron, présidente du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

La situation s’est stabilisée dans la région. En février, 450 opérations de plus qu’en janvier on pu être effectuées. Deux salles d’opération seront rouvertes au Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) à Trois-Rivières, ainsi qu’une à Victoriaville.

Avec la collaboration de Sarah Désilets-Rousseau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !