•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une entreprise de Bromont pourrait recycler jusqu'à 50 millions de masques par jour

Éric Fradette montre une poignée de billes de plastique

Le président d'EXXELPOLYMERS, Éric Fradette, tient une poignée de billes de plastique fabriquées à l'aide de masques chirurgicaux.

Photo : Thomas Deshaies

Radio-Canada

Plusieurs organismes et centres de services scolaires hésitent à faire appel aux services d’entreprises de recyclage de masques chirurgicaux en raison du manque de traçabilité. Mais depuis quelques semaines déjà, l'entreprise québécoise EXXELPOLYMERS a réussi à intégrer les masques dans sa production de résine de plastique, destinée à être transformée en produits divers.

Cette résine de plastique prend la forme de petites billes qui sont entre autres faites de couches, de bouchons, de rejets industriels, et maintenant, de masques chirurgicaux.

On peut recycler à peu près 50 millions de masques par jour. On a les équipements, on a les infrastructures, on a déjà tout ce qu'il faut!

Une citation de :Éric Fradette, président d'EXXELPOLYMERS

Les petites billes de plastique produites grâce à ces matières recyclées sont vendues à d'autres entreprises qui les transforment en divers produits tels que des contenants de plastique.

Une collecte de masques qui coûte cher

Mais pour se rendre du public à EXXELPOLYMERS, les masques sont d'abord collectés par Go Zéro, une entreprise qui vend à ses clients des boîtes où déposer les masques souillés. Une fois remplies, Go Zéro vient chercher ces boîtes, décontamine les masques et les vend finalement à des entreprises de récupération comme EXXELPOLYMERS.

La municipalité d'Orford s'est laissée convaincre par cette option puisque les masques sont valorisés au Québec.

Aussitôt qu'on est au plan de l'achat local, de fournisseur local, on règle systématiquement la problématique des gaz à effets de serre.

Une citation de :Marie Boivin, mairesse d'Orford

La Ville d'Orford a payé 160 $ pour l'achat d'une boîte de récupération, ce qui revient à un prix de 15 sous par masque. Certains organismes considèrent que le prix exigé par Go Zéro pour la collecte des masques est trop élevé.

Il y a des compagnies qui ont vu qui avait des affaires à faire avec ça. On va pas se le cacher. Il y a à peu près rien qu'on récupère qui coûte aussi cher que ça, affirme Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

L'entreprise Go Zéro affirme toutefois n'avoir fait aucun profit avec ce service. On n'est pas là pour faire faire de l'argent. On est là pour être en affaires. On doit payer le salaire de tout le monde. Mais c'est tout, souligne le directeur, Pierre Alarie.

Québec, qui s'est engagé à rembourser les coûts de récupération des masques dans les écoles, risque de verser indirectement jusqu'à 40 millions de dollars aux intermédiaires, estime Karel Ménard.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !