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L'Irlande et les Pays-bas suspendent l'utilisation du vaccin AstraZeneca

Des cas graves de caillots chez des adultes vaccinés ont été rapportés, mais aucun lien n'a été prouvé.

Un homme peint une statue sur le trottoir, un autre passe devant lui avec un masque.

En Irlande, le vaccin AstraZeneca représente près de 20 % des doses administrées. Ici, une vue de Dublin au début de mars.

Photo : Reuters / Clodagh Kilcoyne

Agence France-Presse

Les Pays-Bas ont suspendu dimanche l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, emboîtant ainsi le pas à l'Irlande, où les autorités sanitaires ont recommandé de suspendre par « précaution » ce même vaccin plus tôt dans la journée.

La décision des Pays-Bas est effective immédiatement et sera en vigueur jusqu'au 28 mars, inclusivement. Elle fait suite aux « effets secondaires possibles » rapportés au Danemark et en Norvège.

Un rapport des autorités norvégiennes fait notamment état de quatre nouveaux cas graves de caillots sanguins chez des adultes après avoir reçu le vaccin AstraZeneca. Le lien entre celui-ci et les effets secondaires n'a toutefois pas encore été prouvé.

Sur la base de nouvelles informations, l'Autorité néerlandaise des médicaments a conseillé, par mesure de précaution et dans l'attente d'une enquête plus approfondie, de suspendre l'administration du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, a annoncé le ministère néerlandais de la Santé dans un communiqué.

Nous devons toujours faire preuve de prudence. C'est pourquoi il est sage d'appuyer maintenant sur le bouton pause par précaution.

Une citation de :Extrait du communiqué du ministère de la Santé des Pays-Bas

L'Irlande et les Pays-Bas s'ajoutent donc à l'Islande, au Danemark, à la Bulgarie, à la Thaïlande et à la Norvège sur la liste des pays ayant interrompu, au moins temporairement, les injections du vaccin AstraZeneca.

AstraZeneca et l'OMS demeurent confiants

En réaction, le groupe pharmaceutique avait assuré vendredi que son vaccin n'entraînait aucun risque aggravé de caillots sanguins.

Sur une analyse de données de sûreté portant sur plus de 10 millions de cas enregistrés, nous n'avons vu aucune preuve de risque aggravé d'embolie pulmonaire ou de thrombose, détaille le laboratoire dans son communiqué.

En fait, les chiffres sur ce type de problème médical sont beaucoup plus faibles chez ceux qui sont vaccinés que ce qui serait attendu dans la population en général, a-t-il ajouté.

L'OMS a quant à elle déclaré vendredi qu'il n'y avait pas de raison de ne pas utiliser ce vaccin et qu'aucun lien de cause à effet sur la formation de caillots sanguins n'avait pour l'instant été trouvé.

L'Agence européenne des médicaments a toutefois estimé qu'un lien de causalité était probable dans au moins certains des 41 rapports d'anaphylaxie possible observés parmi environ 5 millions de vaccinations au Royaume-Uni.

Elle fait valoir que des allergies graves devraient être ajoutées à la liste des effets secondaires possibles du vaccin, mais que celui-ci reste sûr.

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