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La fumée des feux de forêt est plus nocive que les voitures, selon une étude

Deux pagayeuses circulent sur le lac Okanagan avec un épais brouillard autour d'elles.

Les particules toxiques qui se propagent avec la fumée des feux de forêt peuvent causer une inflammation des poumons, mais également du cerveau et du cœur.

Photo : The Canadian Press / Jeff Bassett

La fumée des feux de forêt est plus nocive pour la santé que les émanations des voitures, révèle une nouvelle étude californienne sur l’impact de la fumée sur la santé de la population. Ces conclusions trouvent notamment écho en Colombie-Britannique.

L’étude, publiée dans le journal Nature Communications (Nouvelle fenêtre) par des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego, démontre notamment une augmentation de 10 % du taux d’hospitalisation pour des problèmes respiratoires dans le cas d’une exposition à la fumée des feux de forêt.

Il semble que cette fumée tend à diminuer la capacité du système à détoxifier les particules que nous inhalons, explique la co-autrice de la recherche, Rosana Aguilera.

Le ciel est assombri au-dessus de la ville de Los Angeles.

Le vent Santa Ana, qui souffle des montagnes vers la côte, transporte les particules toxiques des feux de forêt jusqu'aux villes densément peuplées de Californie.

Photo : Reuters / MARIO ANZUONI

Cette toxicité peut s’expliquer par la composition des particules fines PM2.5, dont la taille est 30 fois inférieure au diamètre d’un cheveu humain, mais également par la chaleur de ces particules qui proviennent des brasiers, selon la chercheuse.

L’année dernière, une étude de l’Université de la Colombie-Britannique avait d’ailleurs déterminé que l'effet des feux de forêt sur le système respiratoire et cardiovasculaire était presque immédiat chez les personnes qui y sont exposées.

Les résultats de cette nouvelle étude californienne n’ont rien de surprenant pour la directrice scientifique d’écosalubrité au Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC), Sarah Henderson.

Nous savons depuis longtemps que la fumée des feux de forêt est un irritant respiratoire et lorsque le ciel se couvre de fumée, nous observons un plus grand impact de la particule PM2.5 sur le système respiratoire, explique-t-elle.

La fumée peut causer une inflammation des poumons, mais également du cerveau et du cœur, ajoute-t-elle.

L'effet à long terme d'une exposition répétée à la fumée des feux de forêt, entrecoupée de périodes prolongées où la qualité de l'air s'améliore significativement, n'est pas encore connu, mais des études s'y intéressent.

C'est un domaine de recherche en pleine croissance, alors nous en saurons beaucoup plus au cours des cinq prochaines années, mais nous sommes encore un peu dans l'inconnu pour le moment.

Une citation de :Sarah Henderson, directrice scientifique du BCCDC

Se préparer pour la saison

Se protéger de la fumée nocive qui émane des feux de forêt demande de la préparation et il est préférable de s’y préparer plutôt que d’avoir à trouver des solutions lorsque la fumée obscurcit déjà le ciel, souligne Sarah Henderson.

Nous recommandons à la population de se munir d’un purificateur d’air portable à l’intérieur de leur demeure, même si ce n’est pour purifier qu'une seule pièce de la maison, suggère-t-elle.

Le port de masque bien ajusté au visage et la réduction de l’effort physique peuvent également diminuer le nombre de particules nocives qui sont inhalées durant la saison des feux.

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