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Rester à l’étranger le temps de la pandémie

La femme est assise dans le sable fin. Au loin, on voit un coucher de soleil, la mer et des palmiers.

Marie-Claude Toutant demeure depuis plus d'un an sur l'île de Siargao aux Philippines.

Photo : Instagram

Une Trifluvienne a allongé de plusieurs mois son voyage à l'étranger en raison de la pandémie. Marie-Claude Toutant demeure sur l'île de Siargao aux Philippines où il n'y a aucun cas de COVID-19. Elle ignore quand elle retournera au Québec.

Marie-Claude Toutant a décidé de tout vendre en 2019 pour partir en voyage. La pandémie a changé ses plans.

Mon but était de voyager à travers les Philippines, voir sur quelle île j'aimerais vivre, trouver du travail. Donc, au niveau du travail, il n'y en a pas. Je suis vraiment chanceuse par exemple, parce que je suis tombée en amour avec l'île de Siargao, raconte-t-elle.

Elle est non seulement tombée en amour avec l'île paradisiaque, mais aussi avec un de ses résidents.

Il a une vieille van Koby, 1968, et quand il est passé devant l'auberge où je faisais du volontariat, je suis partie en courant pour aller le voir et lui parler un peu de sa van. Et ç'a cliqué, on a commencé à faire des roadtrips autour de l'île, se remémore la Trifluvienne.

De cette relation amoureuse est aussi né un projet entrepreneurial. Le couple veut offrir à bord de cette camionnette des visites guidées de l'île aux touristes lorsqu'ils seront de retour.

Bien qu'il n'y ait présentement aucun cas de COVID-19 à Siargao, l'activité économique y était presque morte en raison de la fermeture des frontières, mais depuis janvier, une nouvelle effervescence s'observe.

On voit qu'il y a quelque chose qui se développe. Des restaurants ouvrent. Il y a plein de petites business, de locaux qui ont décidé de se lancer en affaires, rapporte Marie-Claude Toutant.

Le mal du pays se fait tout de même sentir par moment. La Trifluvienne n'entend tout de même pas revenir au Québec de sitôt.

Je pense que je vais attendre vraiment que tout soit plus calme, qu'il y ait moins de cas, souligne-t-elle. Je veux juste pas prendre le risque. Je veux juste pas prendre le risque pour l'instant.

En attendant, en absence de la présence du virus, la vie suit son cours normalement là-bas. Il n'y a aucune mesure sanitaire, ni aucune distanciation sociale.

Lorsqu'on demande à Marie-Claude où elle sera dans un an, elle se met à sourire. Pour l'instant, je suis vraiment bien ici. J'ai de la misère à faire des plans aussi d'avance.

Après un an aux Philippines, bien loin du Québec et de la COVID-19, elle a appris à vivre dans le moment présent.

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