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Lixiviat au lac Memphrémagog : Québec se positionne en faveur d'un moratoire permanent

Le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog fournit l'eau potable d'un peu moins de 200 000 personnes.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Après avoir décrété qu'il était prématuré de faire pression pour obtenir un moratoire permanent sur le déversement de lixiviat dans le lac Memphrémagog, le ministre de l'Environnement du Québec fait volte-face. Benoit Charette indique désormais qu'il s'agit de la position partagée par Québec et le Vermont, où se situe l'usine d'épuration des eaux usées impliquée.

Récemment, des composés perfluorés, qui sont des substances toxiques, ont été détectés pour la première fois à l'usine de filtration d'eau potable de Sherbrooke, ce qui a inquiété la Ville.

Invité à réagir, Benoit Charette avait alors mentionné qu'à ce stade-ci et compte tenu du moratoire en place jusqu’à la fin de 2023, il serait prématuré de statuer sur le caractère permanent du moratoire. Sherbrooke a riposté cette semaine en demandant au ministère de l'Environnement de décréter que le moratoire soit permanent.

En entrevue, Benoit Charette soutient qu'il s'agit de la préférence de Québec et d'un enjeu surveillé de près, mais il rappelle que la décision finale concernant le moratoire ne revient pas à la province.

C'est réellement une collaboration avec l'État du Vermont qui, ultimement, sera l'instance en mesure de décréter un moratoire permanent, affirme-t-il. Ce sont des relations qui sont très constructives, très fructueuses et nous avons une très belle collaboration.

« Elle revient au Vermont. Ceci dit, cette possibilité n'est pas exclue par le Vermont. »

— Une citation de  Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Le lixiviat du dépotoir de Coventry était antérieurement envoyé à l’usine d’épuration des eaux usées de Newport, puis rejeté dans le lac Memphrémagog qui alimente en eau potable des milliers d’Estriens.

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