•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le G7 appelle la Chine à mettre fin à « l'oppression » à Hong Kong

Joshua Wong, vêtu de noir, menotté et masqué, est escorté par plusieurs gardiens de prison.

Le militant Joshua Wong, lors de son transfert de la prison vers le tribunal le 4 mars dernier, à Hong Kong

Photo : Reuters / TYRONE SIU

Agence France-Presse

Les grandes puissances du G7 ont accusé vendredi la Chine d'« étouffer le pluralisme politique » à Hong Kong et ont appelé Pékin à « mettre fin à l'oppression injustifiée » dans le territoire, après le vote d'une réforme électorale controversée et une vague d'arrestations de militants prodémocratie.

Nous appelons la Chine et les autorités de Hong Kong à rétablir la confiance dans les institutions politiques hongkongaises et à mettre fin à l'oppression injustifiée de ceux qui promeuvent les valeurs démocratiques et la défense des droits et des libertés, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni dans un communiqué commun.

Les autorités chinoises veulent imposer une réforme électorale à l'ex-colonie britannique qui leur permettrait de facto d'avoir un droit de veto sur les candidats favorables à l'opposition prodémocratie.

Visée par les critiques occidentales, la Chine a justifié son projet en le présentant comme un deuxième coup de poing nécessaire pour enrayer efficacement le chaos à Hong Kong, après la loi controversée sur la sécurité nationale de l'an dernier.

Cette loi destinée à reprendre en main le territoire semi-autonome et à mettre fin aux manifestations prodémocratie avait déjà suscité une vague de sanctions occidentales et la condamnation du G7.

Dans leur déclaration commune, les ministres du G7 expriment leur profonde préoccupation au sujet de la décision des autorités chinoises de saper les fondations démocratiques du système électoral à Hong Kong, selon la version du texte diffusée par le département d'État américain et traduite par l'Agence France-Presse.

Une telle décision démontre avec force que les autorités chinoises sont déterminées à éliminer les voix et opinions discordantes à Hong Kong, déplorent-ils.

La réforme électorale votée par le Parlement chinois et les arrestations massives de militants et politiciens prodémocratie sapent le haut degré d'autonomie prévu pour l'ex-colonie britannique par les engagements internationaux de Pékin, affirment-ils.

Cela va aussi étouffer le pluralisme politique et réduire la liberté d'expression.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !