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Éclore professionnellement à travers la fleuristerie

Lauriane St-Jacques en train de monter un bouquet de fleurs.

Lorsque Lauriane St-Jacques manipule les fleurs et les plantes et crée des bouquets et des arrangements, elle a l'impression d'humer le parfum du bonheur.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Lauriane St-Jacques, une Jeannoise de 23 ans qui s’épanouit professionnellement à travers la fleuristerie, a choisi de suivre son cœur. Passionnée de plantes et de fleurs, elle ne regrette en rien son choix de carrière, même s’il en a fait sourciller plus d’un.

La jeune femme aux pouces verts a trouvé sa voie il y a deux ans et depuis, elle cultive la joie de vivre. Après avoir abandonné deux programmes universitaires, en psychologie et en adaptation scolaire, elle hume enfin le parfum du bonheur. Ce bien-être et ce sentiment d’équilibre reposent dans chaque pousse, chaque bourgeon et chaque feuillage que ses doigts avides manipulent plusieurs heures par semaine.

C’est sûr qu’on travaille dans du beau. On arrive ici et c’est difficile d’être malheureux , fait-elle valoir au cours d’une entrevue. Derrière Lauriane, se trouve une verdure infinie, jonchée de touches de couleurs.

Chez Plantes et Fleurs, un commerce du centre-ville d’Arvida où la fleuristerie moderne dans toute sa splendeur et sa flamboyance peut être vue, sentie et touchée, Lauriane a éclos.

Je me sens à ma place. Je me sens vraiment bien. Oui, arriver et travailler ici, il n’y a pas de doute, je ne me suis jamais remise en question par rapport à ça.

Une citation de :Lauriane St-Jacques, fleuriste

Toute petite, Lauriane a côtoyé les plantes, les fleurs et les arbustes. C’est à sa maman, amoureuse d’horticulture, que la jeune virtuose de la verdure attribue sa passion pour les végétaux. Cette passion a fleuri en elle et c’est dans un jardin multisensoriel qu’elle grandit aujourd’hui avec, pour guide, une patronne qui est convaincue d’avoir trouvé la perle rare. C’était il y a deux ans, juste avant la Saint-Valentin.

Lauriane St-Jacques et sa patronne Mélissa Gauthier se trouvent derrière un comptoir.

Lauriane a fait ses débuts dans la profession de fleuriste après avoir été embauchée par Mélissa Gauthier, propriétaire de Plantes et Fleurs, à l'âge de 21 ans.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Quand les gens me demandent où je l’ai trouvée, je me plais toujours à dire qu’elle est descendue du ciel comme un ange.. C’était un timing parfait , raconte la fleuriste et propriétaire.

Ce que Mélissa Gauthier reconnaît à son employée est sa façon minutieuse de travailler et sa créativité.

On travaille avec des fleurs fraîches et des plantes. Lauriane a cette grande qualité-là d’avoir un bon jugement par rapport aux ambiances. Elle a une très belle créativité qui englobe toutes les sphères de la profession. On a commencé, dès son arrivée, à élaborer un système pour faire les cadres végétaux , place-t-elle dans la discussion.

Ces cadres végétaux peuvent être comparés à un travail de moine, alors qu’un relief créé dans un cadre à l'aide de broche est recouvert de mousse végétale préservée et teinte pour donner vie à des créations qui respirent l’oxygène. La mousse sèche et elle demeure intacte pendant des années, ce qui ne requiert aucun entretien.


Lauriane St-Jacques tient un cadre végétal.

La fabrication de cadres à partir de mousse végétale est devenue une spécialité pour Lauriane qui se plaît à donner une touche unique à chacune de ses créations.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon


La petite Lauriane St-Jacques, à six ans, se trouve dans un champ en train de renifler des fleurs.

À six ans, Lauriane était déjà passionnée d'horticulture et suivait sa mère dans ses activités de jardinage.

Photo : Courtoisie Lauriane St-Jacques


Lauriane St-Jacques est de profil en train de sentir un bouquet de fleurs.

Lauriane a longtemps tenté de faire fi de sa passion pour la fleuristerie. Après avoir fait l'essai de deux programmes universitaires, elle a finalement décidé de suivre son cœur.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon


Si ces cadres permettent à leurs acquéreurs de profiter d’une touche verdoyante, ils profitent aussi à leur créatrice, qui aborde chaque projet d’un œil nouveau.

C’est faire des choses qui ne sont jamais semblables. Ce qui est le fun aussi, c’est quand le client arrive et qu’il me donne carte blanche , partage la jeune fleuriste originaire de Saint-Félicien.

Les hydrangées, les tournesols et les pivoines font le bonheur de Lauriane, qui aime aussi les variétés plus fines. Ce sont deux facettes qui définissent cette fleuriste autodidacte.


Une main tend une rose.

La jeune fleuriste aime à la fois les fleurs plus robustes comme les hydrangées et les tournesols et celles plus délicates comme les roses.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon


Un cadre végétal repose sur une table.

Un cadre végétal fabriqué par Lauriane St-Jacques

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon


C’est assez rare quand même, de nos jours, qu’un jeune ou une jeune dise : "Oui, je veux être fleuriste". Ce n’est pas connu et ce n’est pas commun non plus. Donc, je pense que c’est pour ça que les gens ont des interrogations , lance-t-elle en ajoutant la touche finale, une rose d'une teinte orangée, à un bouquet bien garni.

Mélissa Gauthier chouchoute son employée, convoitée par des confrères et consœurs du domaine qui évoluent aussi dans la région.

J’ai très peur de me la faire voler! Disons que Lauriane est très convoitée alors j’essaie de m’en occuper le mieux possible, admet en riant Mélissa Gauthier.

Dans la fleur de l’âge, Lauriane s'est inscrite au baccalauréat en administration. Elle aspire à une carrière foisonnante, peut-être éventuellement à la barre de sa propre boutique.

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