•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Kamloops renonce à exiger des services étendus dans les logements supervisés

L'entrée de l'hôtel de ville de la municipalité de Kamloops.

Le conseil municipal de Kamloops a modifié une motion adoptée la semaine dernière qui exigeait de tous les exploitants de logements supervisés qu'ils fournissent des services étendus à leurs clients.

Photo : Flickr/newcastleplaques

Radio-Canada

Le conseil municipal de Kamloops a assoupli les exigences qu'il avait récemment imposées aux propriétaires de logements supervisés dans le but de réduire le désordre dans ses rues. Ce changement survient après que les exploitants de ces logements ont déclaré être injustement considérés comme responsables de problèmes qu'ils s'efforcent de résoudre.

La semaine dernière, le conseil municipal de Kamloops avait approuvé une motion selon laquelle tous les futurs et actuels exploitants de logements de transition et de logements supervisés doivent s'engager à offrir des services étendus à leurs clients.

Parmi ces services figurent des agents de sécurité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, du personnel infirmier sur place tous les jours et l'accès à des services hebdomadaires de consultation en santé mentale et en toxicomanie.

Les exploitants de logements supervisés disent toutefois ne pas avoir les ressources nécessaires pour offrir ces services.

Offrir des services étendus dans les circonstances « appropriées »

Cette semaine, les conseillers municipaux de l'Intérieur-Sud ont adopté à l'unanimité une modification à la motion, soit que les exploitants de logement doivent fournir des services d'accompagnement uniquement dans les circonstances appropriées.

La conseillère municipale Dale Bass a déclaré qu'elle avait proposé cette modification après avoir discuté avec neuf organismes gérant des logements sociaux.

Selon elle, certains gérants de logements de transition et de logements supervisés n'ont pas besoin de fournir ces types de services, car leurs clients n'ont pas été impliqués dans des vols ou des actes de vandalisme qui ont suscité des inquiétudes chez certains résidents de Kamloops.

L'ASK Wellness Society, l'un des exploitants de logements sociaux à Kamloops, affirme qu'avec la motion originale la Ville faisait d’eux les boucs émissaires des perturbations et des crimes causés par les personnes toxicomanes et en situation d'itinérance.

Nous blâmer pour les personnes qui ne réussissent pas [à se rétablir d'une dépendance] est vraiment très frustrant, a dit Bob Hughes, le directeur général de la société.

Nous devons travailler ensemble. Nous accuser n'est pas la bonne façon de procéder.

M. Hughes affirme que les services complémentaires, comme les soins infirmiers sur place et les conseils en santé mentale, devraient être financés et fournis par le gouvernement de la Colombie-Britannique et la Régie de la santé de l’Intérieur.

Qui doit payer pour l'amélioration des services?

La motion modifiée demande également à la province d'examiner les programmes de logement supervisé, et à B.C. Housing, d'examiner les projets de logement à long terme pour la municipalité de Kamloops.

Elle ne précise cependant pas qui, de la province, de la Ville ou des exploitants de logements, doit payer pour l'amélioration des services.

Le ministre du Logement, David Eby, affirme que le gouvernement provincial reconnaît les lacunes des programmes de logement avec des services étendus et promet un soutien aux municipalités.

Nous acceptons tout à fait la responsabilité de fournir un soutien aux villes pour qu'elles puissent faire face à ces problèmes, indique M. Eby.

Avec des informations de Winston Szeto et de l'émission Daybreak Kamloops

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !