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Une victime alléguée de Rick Chiarelli poursuit la Ville d'Ottawa pour 325 000 $

Rick Chiarelli assis devant un ordinateur portable et un microphone.

Il a été établi que le conseiller Rick Chiarelli avait gravement enfreint le code de conduite d'Ottawa dans le cadre de deux enquêtes distinctes menées par le commissaire à l'intégrité.

Photo : CBC / Giacomo Panico

Radio-Canada

L'une des femmes qui a déposé une plainte officielle contre le comportement du conseiller municipal d’Ottawa Rick Chiarelli poursuit maintenant la Ville pour une somme de 325 000 $.

Stephanie Dobbs est identifiée comme étant la plaignante no 2 dans le deuxième rapport du commissaire à l'intégrité Robert Marleau sur la conduite du conseiller de quartier Collège. Le commissaire a décrit les faits reprochés contre le conseiller comme des incidents de harcèlement incompréhensibles.

Une déclaration déposée au tribunal le 11 janvier 2021 affirme que la Ville était directement et indirectement responsable […] des dommages qu'elle a subis.

Mme Dobbs a été embauchée par le conseiller de quartier Collège, mais était officiellement une employée non syndiquée de la Ville. Elle a travaillé pour le conseiller pendant environ trois ans avant de prendre un congé de maladie en août 2018.

Portrait de la femme devant un fond gris.

Stephanie Dobbs est la plaignante no.2 dans le rapport du commissaire à l'intégrité sur la conduite du conseiller Rick Chiarelli.

Photo : Richard Dufault

La déclaration énumère un certain nombre de façons dont Mme Dobbs a déclaré avoir été harcelée par M. Chiarelli, des faits qui ont déjà été signalés par CBC, notamment:

  • Faire des commentaires sexuels et/ou désobligeants sur son corps et sur les autres femmes du personnel de bureau.
  • S'attendant à ce que le personnel féminin se fasse courtiser par des hommes pour attirer des bénévoles.
  • Menacer de licencier les membres du personnel, rendre votre vie misérable et vous rendre inemployable.

Selon sa déclaration et le rapport du commissaire à l'intégrité, son entretien d’embauche avec M. Chiarelli a impliqué des insinuations sexuelles inappropriées où il lui montrait des photos d'elle qu'il avait capturées sur les médias sociaux et [où il a fait des commentaires sur] son ​​corps et a dit cela a l'air d'être sans soutien-gorge.

M. Chiarelli lui a également demandé de révéler son plus grand secret, selon la déclaration, affirmant que cela gagnerait sa confiance.

Elle lui a parlé des abus qu'elle avait subis dans le passé, des informations qu'elle n'avait auparavant pas divulguées même à sa famille, selon la déclaration.

Selon les documents judiciaires, Mme Dobbs est tombée gravement malade, voire suicidaire au cours des mois d'octobre et de novembre 2017.

Le conseiller Chiarelli a nié toutes les accusations portées contre lui et a présenté sa cause au tribunal pour faire valoir que le commissaire à l'intégrité n'avait pas l'autorité pour cette enquête.

Un manque de protection

Selon la plainte déposée par l'avocat de Mme Dobbs, Todd Barney, la Ville a échoué de huit façons à fournir un environnement de travail approprié pour le personnel politique, entre autres, en ne garantissant pas un lieu de travail exempt de discrimination sexuelle, de harcèlement et d'abus.

La Ville n'a pas non plus éduqué, formé, supervisé, correctement suivi et discipliné les conseillers sur les questions de harcèlement et d'abus de pouvoir, affirme l'avocat de Dobbs.

Le procès, rapporté pour la première fois par le quotidien Ottawa Citizen, demande une compensation à la Ville pour une perte de salaire pendant le dernier mandat du conseil et au-delà, une perte de capacité à gagner un revenu, des frais médicaux et des dommages-intérêts punitifs.

Elle continue d'avoir besoin de soins psychologiques, de conseils et d'autres formes d'assistance, selon la déclaration.

Aucune des accusations contre la Ville n'a été démontrée devant le tribunal, et la Ville n'a pas non plus déposé de défense.

Préoccupations aux ressources humaines

Le procès de Mme Dobbs reproche également à la Ville de ne pas avoir de politiques de recrutement qui ont créé et favorisé le potentiel d'un environnement de travail non civilisé, irrespectueux, toxique et empoisonné.

De nombreux anciens membres du personnel ont déclaré à CBC que M. Chiarelli les avait interviewés en dehors des heures normales de travail et dans des cafés et des bars.

Ce comportement constituait une violation d'une condition fondamentale et implicite du contrat de travail comme susmentionné, et une répudiation de l'ensemble de la relation de travail, selon la déclaration.

L'été dernier, le conseil a modifié les politiques d'embauche dans les bureaux des conseillers pour s'assurer qu'un membre des ressources humaines ou le bureau du greffier soit présent lors des entrevues, qui doivent maintenant avoir lieu dans un établissement de la ville.

Avec les informations de Joanne Chianello

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