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Les nouveaux défis sportifs pendant la pandémie

Un homme sort de l'eau en combinaison de plongée

Michel Duran sort de l'eau après une de ses séances hebdomadaires de nage en eau libre

Photo : Radio-Canada / Benoît Ferradini

Douze mois après le début de la pandémie de COVID-19, les habitudes sportives des Canadiens ont changé. De nombreuses études montrent que la santé mentale de ceux qui ont gardé une activité physique régulière s'est améliorée. Le défi est toutefois de rester actif dans un environnement rendu instable par les changements liés à la lutte contre le coronavirus.

En ce matin de mars ensoleillé, Michel Duran marche sur la plage Jericho, dans l'ouest de Vancouver. Il a revêtu sa combinaison de nage en eau froide et s'apprête à entrer dans l'océan comme chaque semaine depuis le début de la pandémie.

On est dans des moments où tout est incertain, finalement. Garder une routine où on peut faire du sport tout seul, c'est un bon moyen de conserver nos habitudes.

Une citation de :Michel Duran, acteur et adepte de la nage en eau libre
Un homme met son masque de plongée, sur la plage

Les nouveaux défis sportifs pendant la pandémie

Photo : Radio-Canada / Benoît Ferradini

C'est une espèce de bulle d'évasion pendant 1 heure, j'ai envie de dire, confie-t-il en mettant sa cagoule. On se sort de l'ambiance qui est pesante. On peut plus aller à la piscine, et c'est aussi un moyen pour garder des activités de routine qu'on peut faire régulièrement.

Repousser ses limites

Avant la pandémie, Michel Duran participait fréquemment à des triathlons, des Ironman et des ultramarathons. Une fois que toutes les compétitions ont été annulées, il a eu besoin de garder une activité physique pendant laquelle il repoussait ses limites.

Je pense que la COVID, ça m'a permis de découvrir de nouvelles choses qu'il était possible de faire, et qui me gardaient motivé, explique-t-il en reconnaissant qu'il ne s'est jamais senti à l'aise dans l'eau froide.

Garder une activité physique régulière pendant la pandémie a été recommandé par beaucoup d'autorités de la Santé. Les bénéfices sont évidents non seulement pour la santé physique, mais aussi pour la santé mentale.

Portrait d'un homme qui fait face à l’appareil-photo.

Le psychologue Eli Puterman est un spécialiste de l'impact du stress sur la santé.

Photo : UBC

Eli Puterman, psychologue et chercheur dans les domaines de l'activité physique et de la santé à l'Université de la Colombie-Britannique, vient de terminer une étude en cours de révision avant publication.

Selon nos analyses préliminairesceux qui sont devenus actifs physiquement au début de la pandémie ont vu des bénéfices immédiats, explique-t-il. Dans les deux semaines qui ont suivie, leurs symptômes dépressifs se sont améliorés.

Il souligne l'importance de garder une routine pendant ces périodes où beaucoup ont perdu leurs repères en ne travaillant plus qu'à la maison ou en perdant leurs emplois.

Le ski, une activité méditative

Dans les montagnes de la côte Nord de la région de Vancouver, à quelques kilomètres de là où Michel Duran nage dans l'océan, Claudio Vellutini chausse ses skis de fond.

Un homme en tenue de ski de fond sur une piste dans la forêt.

Claudio Vellutini, professeur de musicologie, a découvert le ski de fond pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Benoît Ferradini

Il n'y a plus de Zoom, plus d'ordinateurs, c'est juste moi et la nature, ici.

Une citation de :Claudio Vellutini, musicologue et amateur de ski de fond

Il a découvert ce sport pendant la pandémie et le pratique maintenant assidûment. Comme Michel Duran, il a fallu qu'il surmonte ses craintes, liées au ski, à la neige et à la glace.

J'étais toujours quelqu'un d'assez routinier, confie-t-il, et j'ai découvert comment c'est facile de changer les habitudes. Sa nouvelle routine inclut maintenant le ski de fond, qu'il a pratiqué tous les deux jours pendant une partie de l'hiver.

Un skieur se tient sur une piste de ski de fond sous la neige.

La station de ski de Cypress, à West Vancouver, a connu une affluence record pendant les mois d'hiver de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Benoît Ferradini

Depuis un an, par crainte des contaminations à la COVID-19, Claudio Vellutini n'a pas souhaité retourner dans la salle de sports qu'il fréquentait, même si certaines restrictions sociales ont été levées.

Avec le ski de fond, il a donc l'activité sportive dont il avait besoin. Il trouve également un soutien psychologique, car l'effort qu'il déploie dans le calme de la forêt lui permet de prendre un temps de réflexion.

Réfléchir à l'après-pandémie

Venir ici, dit-il, cela me rappelle ce qu'est la vie normale. Dans la forêt, il n'y a pas tous les soucis liés à la pandémie. Cela me permet de réfléchir à ce qu'était la vie avant la COVID-19 et de penser à la vie après la pandémie.

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