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Combattre le cancer en temps de pandémie, le récit d’une Sherbrookoise

Nathalie Plaat

C’est à la fin de janvier 2020 que Nathalie Plaat a reçu un diagnostic de cancer du sein.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le Québec déclarait l'urgence sanitaire, le 13 mars 2020, la Sherbrookoise Nathalie Plaat, 39 ans, menait son propre combat contre le cancer.

C’est à la fin de janvier 2020 que la jeune maman de deux enfants reçoit un diagnostic de cancer du sein. Lorsqu’on m’a annoncé au téléphone le retour de la biopsie, on m’a dit qu’il y avait trois grades [...] Ma tumeur était un grade trois. Là, le ciel nous tombe sur la tête. La vie s’arrête, se remémore-t-elle. Nathalie Plaat dit toutefois avoir accueilli la nouvelle avec calme.

Je me disais que j’allais tout donner.

Une citation de :Nathalie Plaat

Trois semaines après le diagnostic et le début des traitements, la Sherbrookoise reçoit une première bonne nouvelle. Je vais toujours m’en rappeler. Mon oncologue est entré et est venu me voir sur l’étage de chimio, le sarrau ouvert, tel un super héros, pour me dire que [je n’avais] pas de métastases ailleurs. C’était la plus belle des nouvelles. C’était comme si tous les espoirs étaient permis.

La suite de ses traitements se déroule lors du premier confinement. Un traitement qui a fait basculer ses habitudes. C’est sûr qu’on aime être entouré de nos proches quand on s’en va au 7e étage recevoir notre chimio, mais ce n’était plus possible, dit-elle.

Ce moment avec elle-même lui a permis de réfléchir sur ce qui pouvait lui arriver par la suite.

On vit dans une culture qui n’aborde jamais le grand sujet de notre finitude à tous. Comme si on ne va jamais mourir.

Une citation de :Nathalie Plaat

Dix belles rencontres

Au cours de cette épreuve solitaire, Nathalie Plaat rencontre 10 femmes, qu’elle appelle ses Amazones. Dix guerrières qui ont survécu au cancer du sein. Ces femmes-là m’ont sauvée la vie, insiste-t-elle. Je pouvais leur écrire n’importe quand et elles me répondaient. Mon téléphone flashait et c’était comme des [rayons] de lumière dans les ténèbres..

À la maison, elle devait également s’occuper de ses deux enfants. Mes enfants ne vont pas à l’école. Je suis en chimio. Je suis malade, avec eux. J’avoue que c’est ce que j’ai trouvé le plus difficile dans le contexte COVID, reconnaît-elle.

Elle a d’ailleurs dû expliquer à sa petite fille de trois ans qu’elle n’était pas atteinte de la COVID, mais d’un cancer. Il faut encore que je lui explique que ce n’est pas la COVID que j’ai eue, relate-t-elle, un sourire aux lèvres.

Son petit garçon a, quant à lui, imité la coiffure de sa maman en se rasant la tête pour le Défi têtes rasées Leucan, en avril dernier, lorsqu’elle n’avait plus de cheveux.

La guérison de Mme Plaat n’est pas complète, mais la tumeur a été en grande partie détruite par la chimiothérapie. J’ai pris conscience de cette chose-là que tout le monde sait, que j’ai une date de péremption. Elle a failli être cette année, mais on l’a repoussée.

Avec les informations d’Alexis Tremblay

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