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Controverse sur les vaccins : le diocèse de Québec se dissocie des évêques du Canada

Mgr Marc Pelchat, évêque auxiliaire du diocèse de Québec.

Mgr Marc Pelchat est l'évêque auxiliaire du diocèse de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le diocèse de Québec se dissocie des mises en garde lancées par les évêques du Canada au sujet des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca. Dans une déclaration publiée mardi, ils évoquaient des enjeux éthiques pour certains fidèles alors que les procédés de fabrication de ces vaccins impliquaient des cellules dérivées de l'avortement.

L’archevêque auxiliaire de Québec, Mgr Pelchat, parle d’une déclaration malheureuse qui arrive à un très mauvais moment, tandis que la campagne de vaccination s’accélère un peu partout au pays.

Le message qu’envoie le diocèse de Québec aux fidèles est sans nuance quant aux différents vaccins. C'est une déclaration qui n'était pas nécessaire et qui vient un peu semer le trouble dans les consciences, dans les esprits, alors que notre message primordial, c'est : "Allez vous faire vacciner".

Malheureusement, on doit se dissocier de ces discours.

Une citation de :Marc Pelchat, évêque auxiliaire du diocèse de Québec

Mgr Pelchat est lui-même membre de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Il affirme n'avoir jamais été consulté avant l'envoi du communiqué par la direction.

Jeudi après-midi, la CECC a admis que sa note était malhabile et que devant l’impossibilité de choisir son vaccin, il valait mieux se faire vacciner même avec ceux d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson.

Aucune cellule fœtale

Selon une vérification des faits effectuée par l’Agence France-Presse (AFP) en novembre 2020, ces deux vaccins ne contiennent aucune cellule fœtale.

Dans le cas du vaccin AstraZeneca, la pharmaceutique utilise bel et bien des dérivés de cellules humaines comme milieu de culture, plus précisément appelées des lignées cellulaires. Il s’agit de clones de cellules prélevées sur le rein d’un fœtus avorté en 1973, et non pas des cellules d’origines. L'avortement a été réalisé pour des raisons médicales et n'avait à ce moment rien à voir avec les études sur les vaccins.

La substance active du vaccin, l’antigène, est cultivée dans ces cellules. Lors de son extraction, l’antigène ne contient plus aucune trace de ces cellules clonées. L’AFP souligne que ces lignées de cellules ne sont pas directement des cellules humaines et qu’elles ne contiennent pas de tissus fœtaux.

Ce procédé a été utilisé pour mettre au point de nombreux vaccins au cours des dernières décennies.

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