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Une chercheuse tente de mieux comprendre les causes des inondations au N.-B.

Un homme derrière une machine blanche avec des fils, à l'extérieur.

Une équipe de chercheurs s'intéresse au Madawaska pour y mener une étude.

Photo : Gracieuseté de Julie Thériault

Une chercheuse passionnée d’environnement a choisi le Madawaska pour y étudier la variabilité des précipitations pendant les tempêtes hivernales et printanières et leur impact sur les inondations.

Julie Thériault est professeure et chercheuse au département de sciences de la terre et de l’atmosphère à l’Université du Québec.

Elle s’intéresse particulièrement au nord-ouest du Nouveau-Brunswick pour ses températures diversifiées, mais aussi pour son influence sur les secteurs inondables de la province.

Une femme avec des écouteurs dans regarde l'écran pendant une entrevue via l'ordinateur.

Julie Thériault s'intéresse tout particulièrement à tout ce qui touche les précipitations, la neige et leur influence sur la météo.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

J’ai choisi la région du haut du fleuve Saint-Jean parce que c’est une région qui influence beaucoup les inondations printanières au Nouveau-Brunswick, surtout vers la région de Fredericton, explique Julie Thériault.

Elle rapporte que les précipitations reçues dans le nord-ouest de la province à ce moment de l’année peuvent avoir une influence directe sur les niveaux d’eau au sud de la province au printemps.

Une femme en canot devant une maison inondée à Maugerville, au Nouveau-Brunswick.

Maugerville, au Nouveau-Brunswick, le 22 avril 2019.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

L'étude, qui a commencé au mois de décembre, devrait donc aider la chercheuse à déterminer quels sont les risques d'inondations au printemps selon les précipitations enregistrées lors des mois précédents.

Mieux se préparer

Mieux comprendre le système de précipitations dans le nord-ouest permettrait donc de mieux préparer les régions près du fleuve à l’arrivée de la saison des inondations.

C’est ce qu’explique Jacques Doiron, coordonnateur des mesures d'urgence de la ville d'Edmundston, qui croit que cette étude pourrait devenir un outil important.

Des sacs de sable sont empilés au pied d'une porte.

Les inondations de 2019 ont été rudes pour plusieurs secteurs du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Suite à ça, l’information va aussi être distribuée à la province, parce que les spécialistes d’hydrologie sont là, explique Jacques Doiron.

Ça va nous aider nous aussi. Si le tapis neigeux est à un certain niveau à une telle date, le risque sera peut-être plus problématique ou plus élevé.

Les résultats, qui devraient être dévoilés en 2023, seront partagés à divers organismes tels que des municipalités et des gouvernements locaux.

Un projet communautaire

Julie Thériault explique que ce projet comprend 22 stations installées un peu partout dans le nord-ouest. Des prélèvements quotidiens y sont menés par des gens de la communauté.

Un homme connecte des fils dans une boite électrique à l'extérieur.

Les stations permettent de mener un échantillonnage quotidien de la couche de neige dans divers endroits du nord-ouest de la province.

Photo : Gracieuseté de Julie Thériault

Pour le printemps, ce qu’on fait, c’est que nos instruments vont mesurer la hauteur de la neige, mais aussi l’évolution de ce qui est au sol [...] à travers toute la région, explique la chercheuse.

Les observateurs prennent des mesures tous les jours, de la neige fraîche ou de la pluie, puis toutes les semaines de la quantité d’eau au sol.

Une station pour effectuer des prélèvements de la neige.

Des prélèvements quotidiens sont effectués à ces stations par des membres de la communauté.

Photo : Gracieuseté de Julie Thériault

Le président de la Société d'aménagement de la rivière Madawaska, Charles O'Neil Crites, est très heureux de prendre part au projet.

Ça implique une cinquantaine de personnes, dit-il. Ce sont soit des enfants ou des adultes qui font [l’échantillonnage] chez eux. C’est quelque chose qui est logistiquement complexe.

Une plateforme de surveillance des inondations lancée par le gouvernement

À la veille de la saison des inondations, le gouvernement du Nouveau-Brunswick s'intéresse à la menace que représente le fleuve Saint-Jean pour les habitants vivant près de ses rives.

River Watch, une plateforme en ligne qui montre les niveaux d'eau du fleuve Saint-Jean et de ses affluents a été mise à la disposition des néo-brunswickois mercredi.

Toutefois, même avec ce nouvel outil, Geoffrey Downey, porte-parole de l'Organisation des mesures d'urgence du Nouveau-Brunswick, croit qu'il est encore impossible de dire si cette année sera marquée par des inondations importantes.

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