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Sandy Silver parle au micro derrière une bannière du Parti libéral du Yukon.

Le premier ministre du Yukon, Sandy Silver, a déclaré les élections territoriales vendredi à Whitehorse.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Le premier ministre du Yukon, Sandy Silver, appelle les Yukonnais aux urnes pour les élections territoriales qui auront lieu le 12 avril.

Sandy Silver a demandé la dissolution de la 34e Assemblée législative à la commissaire du Yukon, Angélique Bernard. La campagne électorale durera donc 31 jours.

Le Parti libéral, qui était au pouvoir, détenait 10 sièges après le départ, le 8 mars dernier, du député de Mayo-Tatchun, Don Hutton, qui a choisi de finir son mandat à titre de député indépendant. M. Hutton a déjà annoncé qu’il ne briguera pas de nouveau mandat.

Du côté de l’opposition officielle, le Parti du Yukon, qui a perdu le pouvoir lors des élections de 2016, comptait 6 députés. Son chef, Currie Dixon, tentera de se faire élire dans la circonscription de Copperbelt-Nord, détenue par les libéraux.

Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique (NPD) détenait 2 sièges au moment de la dissolution, dont celui de Whitehorse-Centre, occupé par l’ancienne chef du parti, Liz Hanson, qui ne se représente pas. Le NPD est désormais sous la direction de la députée de Takhini-Kopper King, Kate White.

Kate White, Sandy Silver et Currie Dixon derrière des micros.

Kate White, du NPD, Sandy Silver du Parti libéral et Currie Dixon, du Parti du Yukon, les leaders des trois principaux partis politiques, tenteront de séduire les électeurs au cours de la prochaine campagne électorale.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement libéral avait jusqu’en novembre pour déclencher des élections générales à son gré. Il s'agit de la dernière fois qu'un gouvernement en place peut appeler les citoyens aux urnes à sa guise. Le gouvernement sortant a adopté une réforme électorale qui prévoit désormais la tenue d’élections à date fixe.

Selon la loi, le scrutin doit se tenir un lundi au terme d’une campagne d’au moins 31 jours. La loi ne prévoit pas de durée maximale pour la campagne.

Un bilan à protéger

En conférence de presse vendredi, le premier ministre, Sandy Silver, a voulu protéger sa feuille de route en rappelant les grands projets qu’a entrepris son gouvernement au cours des cinq dernières années.

« Lorsque cette équipe libérale a pris le pouvoir, en 2016, nous avons rencontré de sombres et profonds problèmes auxquels nous ne nous attendions pas, a-t-il déclaré. Le genre de problèmes qu’un gouvernement préférerait ne pas avoir à résoudre, le genre de problèmes qui coûte cher. »

Les candidats libéraux se font prendre en photo.

À la dissolution, les libéraux avaient un gouvernement majoritaire de 10 sièges.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Le premier ministre a notamment fait valoir l’amélioration des relations avec les Premières Nations, la construction de l’école secondaire francophone à Whitehorse, ses investissements en infrastructure et dans le secteur public ainsi que sa gestion de la pandémie.

Nous croyons que notre bilan est solide et, avec quatre ans de plus, nous pourrons continuer à nous appuyer sur ces réalisations.

Une citation de :Sandy Silver, chef du Parti libéral du Yukon

Une campagne précipitée, selon le Parti du Yukon

Peu de temps après l’annonce, le chef du Parti du Yukon, Currie Dixon a annoncé être prêt pour cette campagne électorale, qu’il qualifie tout de même de précipitée.

Son parti doit encore présenter ces candidats dans certaines circonscriptions, mais il assure qu’il y en aura 19 et que sa plateforme électorale sera publiée au cours des prochaines semaines.

Currie Dixon parle aux journalistes derrière le podium.

À 35 ans, le chef du Parti du Yukon, Currie Dixon a aussi été ministre entre 2011 et 2016.

Photo : Radio-Canada / Philippe Morin

« Je suis un peu surpris et confus par le moment choisi pour ces élections, a-t-il déclaré. Nous sommes en plein déploiement des vaccins, les libéraux ont prolongé l'état d'urgence de 90 jours, ils n’ont pas adopté de budget et n’ont donc pas le pouvoir de dépenser au-delà du 31 mars », souligne de plus Currie Dixon.

Selon cet ancien ministre sous le gouvernement de Darrell Pasloski, avec ce choix stratégique le premier ministre place ses intérêts politiques devant la santé et le bien-être des Yukonnais.

Les libéraux n’ont pas de plan précis pour assurer un avenir prospère au territoire à la sortie de la pandémie et ça nuit à la qualité de vie des citoyens et des entreprises yukonnaises.

Une citation de :Currie Dixon, chef du Parti du Yukon

Le NPD propose un vent nouveau

En conférence de presse, la chef néo-démocrate, Kate White, s’est présentée comme un choix incontournable pour le Yukonnais qui se souviennent dans quel état le Parti du Yukon a laissé le territoire en 2016, et pour ceux qui ont été déçus par les promesses de changements des libéraux au cours des cinq dernières années.  

D’emblée, l'ancienne entrepreneure a voulu taire les critiques sur son apparence.

Kate White parle devant son podium du NPD.

la chef néo-démocrate, Kate White a été élue pour la première fois en 2011.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Je ne suis pas comme les autres, je suis vraie depuis que j’ai été élue, alors les tatouages, les cheveux, les pantalons, c’est une partie de qui je suis, comme personne, et je trouve que c’est important de se présenter honnêtement.

Une citation de :Kate White, chef du Parti du Yukon

Parmi ses priorités, Kate White espère, entre autres, réduire le coût de la vie, améliorer les services en santé mentale, lutter contre la crise des opioïdes et s'attaquer à la hausse des coûts du logement à Whitehorse.

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