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L'objectif de vaccination sera atteint plus tôt que prévu, assure Joe Biden

Joe Biden, les bras ouverts, est devant un micro, à côté d'un drapeau américain et sous un lustre

Le président Joe Biden a consacré son premier discours à la nation prononcé depuis la Maison-Blanche à la pandémie.

Photo : Reuters / Tom Brenner

Quelques heures après la promulgation de son plan de relance, le président Joe Biden a affirmé jeudi, lors d'un discours à la nation, que son administration atteindrait plus tôt que prévu l’objectif de vaccination, faisant miroiter un retour à une certaine normalité cet été.

Son premier discours télévisé à la nation à la Maison-Blanche depuis son entrée en fonction, il y a sept semaines, coïncidait avec le premier anniversaire de l'état de pandémie mondiale déclaré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Fort de la signature de la Loi sur le plan de sauvetage américain de 2021, Joe Biden s’est montré, au cours de son allocution d'une vingtaine de minutes, optimiste et rassurant, tout en en appelant à la prudence, la solidarité et la responsabilité des Américains.

Il a affirmé que les États-Unis atteindraient son objectif d’administrer 100 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 dans les 60 premiers jours de son mandat au lieu des 100 premiers jours prévus initialement. Il y a deux semaines, il avait annoncé que le pays avait déjà fait la moitié du chemin. Le but initial avait cependant été jugé conservateur par les experts.

Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), quelque 10 % des Américains ont reçu les deux doses des vaccins de Pfizer-BioNTech ou Moderna ou la dose unique de Johnson & Johnson.

Le président américain a en outre inscrit deux dates au calendrier des Américains.

Les États, les territoires et les Premières Nations devront garantir à tous les adultes américains d'être admissibles à la vaccination d'ici le 1er mai, a-t-il annoncé. Cela ne signifie pas qu'ils auront alors été vaccinés, mais d'ici cette date, au plus tard, chaque Américain pourra s'inscrire pour recevoir sa première dose, a-t-il expliqué.

Le président américain a de plus prédit un retour à un semblant de normalité d'ici la date symbolique du 4 juillet, évoquant de petits rassemblements.

Le 4 juillet, il y a de fortes chances que vous, votre famille et vos amis puissiez vous réunir dans votre jardin pour faire un barbecue et célébrer la fête de l'indépendance, a-t-il soutenu. Les scientifiques ont souligné que les choses peuvent empirer, a-t-il cependant pris soin d'avertir, évoquant les variants du virus.

Après cette longue et dure année, cela fera de cette fête de l'indépendance quelque chose de vraiment spécial, où nous ne soulignerons pas seulement notre indépendance comme nation, mais où nous commencerons à marquer notre indépendance vis-à-vis de ce virus.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Il a annoncé une série de mesures pour accélérer la vaccination, comme l'ouverture de nouveaux sites de vaccination, la conclusion d'un partenariat avec les pharmacies pour la distribution des vaccins ainsi que le recours à d'autres professionnels, comme des dentistes, des étudiants en médecine et même des vétérinaires, pour administrer les vaccins.

Trop souvent, nous nous sommes retournés les uns contre les autres. Un masque est la chose la plus simple à faire pour sauver des vies. Parfois, il nous divise, a-t-il plaidé, renouvelant le plaidoyer pour l'unité qu'il lance souvent depuis le début de son mandat.

Battre ce virus et revenir à la normale dépend de l'unité nationale.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Alors que plusieurs États dirigés par des républicains ont levé le port du masque obligatoire, Joe Biden a appelé ses concitoyens à continuer à le porter.

La seule façon de retrouver nos vies, de remettre notre économie sur les rails, c'est de vaincre le virus, a-t-il martelé.

Bien que cela ait été différent pour chacun, nous avons tous perdu quelque chose, a-t-il ajouté, évoquant une souffrance collective et un sacrifice collectif. Reprenant son rôle de consolateur en chef, il a parlé des familles ayant perdu un proche, des Américains ayant perdu leur emploi et des millions de personnes qui ont vécu dans l'isolement pendant des mois.

Dans la journée, les républicains ont minimisé le rôle de Joe Biden. Le président Biden et ce gouvernement démocrate ont hérité d'une marée qui avait déjà commencé à tourner vers une victoire décisive, a ainsi affirmé plus tôt le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

C'est sous la présidence de Donald Trump qu'avait été lancée l'opération pour développer et distribuer les vaccins.

Il y a un an, jour pour jour, ce dernier s'était par ailleurs lui aussi adressé aux Américains pour commenter une crise qui prenait de l'ampleur, mais ses propos, ponctués d'erreurs, avaient obligé son administration à corriger le tir par la suite. Il avait aussi assuré que le risque pour la vaste majorité des Américains était très, très bas.

La COVID-19 a fait 530 000 victimes, aux États-Unis seulement, infecté au moins 29 millions d'Américains, en plus d'avoir des effets dévastateurs sur l'économie du pays.

Les États-Unis ont connu une nette amélioration depuis le début de janvier, alors qu'un pic de 300 000 nouveaux cas quotidiens avait été atteint en début d'année. Jeudi, un peu plus de 41 000 cas étaient recensés pour la journée.

Au premier jour complet de son mandat, le président Biden avait annoncé une stratégie nationale pour s'attaquer à la pandémie en plus d'adopter une dizaine de décrets.

Le plan d'aide d'urgence a maintenant force de loi

Plus tôt dans la journée, Joe Biden a signé le plan de relance de 1900 milliards de dollars américains, l'un des plus importants de l'histoire des États-Unis.

Le président Joe Biden, assis à son bureau, à la Maison-Blanche, signe un document.

L'adoption du plan d'aide est une victoire pour Joe Biden, sept semaines après son arrivée en poste.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

L'entrée en vigueur de la Loi sur le plan de sauvetage américain de 2021 marque une victoire significative pour Joe Biden, qui a fait de la gestion de la pandémie l'un des éléments phares de sa campagne électorale.

Cette législation historique vise à rebâtir les fondations de ce pays et à donner une chance aux gens de cette nation, aux travailleurs, aux gens de la classe moyenne, aux gens qui ont construit le pays, a déclaré le président lors de la signature de la loi, survenue une journée plus tôt que prévu.

Son chef de cabinet, Ron Klain, a écrit sur Twitter que le texte législatif était arrivé à la Maison-Blanche mercredi soir et que la Maison-Blanche voulait agir aussi vite que possible.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a précisé en après-midi que les premières allocations d'aide d'urgence seront envoyées dès ce week-end. Elles devaient initialement commencer à l'être à la fin du mois.

Au printemps dernier, l'administration précédente avait choisi d'inclure la signature de Donald Trump sur les chèques, ce qui avait retardé la procédure. Mme Psaki a déjà écarté ce scénario.

Déjà populaire auprès des Américains et même auprès de maires et de gouverneurs républicains, le plan d'aide fera l'objet d'une campagne promotionnelle sous le thème L'aide est ici, qui amènera Joe Biden et la vice-présidente, Kamala Harris, dans plusieurs États, notamment dans des banlieues qui ont aidé à son élection.

Les républicains, qui se sont unanimement opposés au projet de loi tant à la Chambre qu'au Sénat, jugent les mesures du plan mal ciblées et trop coûteuses et affirment que plusieurs de ses dispositions n'ont aucun lien avec la crise de la COVID-19.

Le plan Biden prévoit entre autres une nouvelle série d'allocations d'aide allant jusqu'à 1400 $ US, selon le niveau de revenus, la prolongation des prestations hebdomadaires d'assurance-emploi de 300 $ US jusqu'au 6 septembre et la hausse du crédit d'impôt pour enfants à 250 $ US ou 300 $ US par mois, selon l'âge des enfants.

Il alloue également une aide de 350 milliards de dollars américains aux États et aux gouvernements locaux à la crise causée par la pandémie de COVID-19, plusieurs dizaines de milliards pour la vaccination et le dépistage, 130 milliards pour soutenir la réouverture des écoles, de même que divers programmes d'aide aux petites et moyennes entreprises totalisant près de 50 milliards.

Parmi les autres mesures, il prévoit par exemple des sommes pour l'aide au logement et le soutien alimentaire, ainsi que des subventions temporaires aux soins de santé.

La Chambre des représentants a donné mercredi son dernier feu vert au projet de loi amendé, adopté par le Sénat quelques jours plus tôt.

Le Sénat a entre autres exclu la hausse prévue du salaire minimum à 15 $ US l'heure d'ici 2025 et restreint les critères d'admissibilité aux chèques d'aide d'urgence.

Avec les informations de Washington Post

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