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Des ex-employés de la DPJ de Québec invités à reprendre du service

Façade de l’actuel Centre jeunesse de Québec. Le revêtement extérieur est fait de pierres grises et de briques marron. On aperçoit des voitures stationnées devant l’édifice.

La façade de l’actuel Centre jeunesse de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Stéphane Lamontagne

Des employés de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Québec dénoncent une directive du CIUSSS de la Capitale-Nationale qui demande à des employés qui ont obtenu des postes à l’extérieur d'y demeurer ou de revenir y travailler.

Le Syndicat des professionnels, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux Capitale-Nationale–CSN (SPTSSS–CSN) estime que cette directive a pour effet de retarder la réaffectation de certains employés de la DPJ.

Cette situation forcerait les employés visés à retourner à des conditions de travail difficiles, selon le syndicat, et freinerait leur avancement.

On avait déjà les heures supplémentaires obligatoires qui empêchaient de terminer une journée de travail selon l’horaire prévu. Maintenant, il y a une interdiction de changer de poste qui s’applique à certains membres du personnel de la DPJ, précise la présidente, Nicole Cliche.

Cette situation, dont la durée est incertaine, crée une grande détresse psychologique pour la quarantaine de personnes concernées, ajoute la présidente.

De son côté, le CIUSSS explique cette directive par le manque de personnel disponible et la volonté de l'organisme d'éliminer les listes d'attentes.

Malgré nos efforts [pour le recrutement et la rétention du personnel], nous avons dû prendre des mesures exceptionnelles pour avoir la contribution d'employés compétents qui avait obtenu des postes ailleurs dans notre organisation. Nos actions à ce niveau ont été guidées par le fait que nous ne pouvons tolérer de liste d’attente pour des enfants dont on nous a signalé un risque pour leur sécurité ou leur développement, explique le CIUSSS dans un courriel.

Rappelons que dans son dernier budget, le gouvernement Legault s'est engagé à investir 450 millions de dollars sur 5 ans pour la DPJ. Une partie de cette somme doit permettre de diminuer les listes d'attentes.

Problèmes récurrents

Selon le syndicat, le manque de personnel est un problème récurant à la DPJ et ne doit pas justifier une telle mesure.

Le manque de personnel à la DPJ et au Centre jeunesse de Québec est un problème récurrent qui s’explique par les mauvaises conditions de travail. Cela a causé le départ d’au moins 100 travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse de Québec dans la dernière année.

Une citation de :Nicole Cliche, présidente du SPTSSS–CSN

Selon le syndicat, la liste d'attente pour avoir des services a diminué depuis le début de la pandémie et ne justifie pas une telle mesure.

La liste d’attente est pourtant passée de 300 cas avant la pandémie, à 90 cas en ce moment, après être descendue sous la barre des 60. Le SPTSSS–CSN estime qu’un objectif d’éliminer complètement la liste d’attente n’est pas réaliste pour l’ensemble du territoire du CIUSSS, croit Mme Cliche.

L’état actuel de la liste d’attente à la DPJ de Québec n’est d’ailleurs pas plus mauvais que d’autres établissements au Québec, conclut le syndicat.

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