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Un an de pandémie en Saskatchewan, 12 mois qui ont tout changé

Un travailleur de la santé est à l'extérieur d'un hôpital.

Un an après le premier cas de COVID-19 dans la province, la Saskatchewan compte aujourd'hui plus de 30 000 cas et 401 décès. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

C’était le 12 mars dernier, presque un an jour pour jour. La Saskatchewan annonçait son premier cas présumé de COVID-19. S’en sont suivis 12 mois de peur, de deuil, de télétravail et d’espoir. Petit retour sur la dernière année pandémique dans la province.

Un printemps chamboulé

Dès que le SRAS-CoV-2 est arrivé en Saskatchewan, les choses se sont rapidement bousculées.

Le 49e gala des prix Juno a été annulé, et les écoles ont fermé progressivement.

Le 18 mars, une semaine après l’annonce gouvernementale, le premier ministre, Scott Moe, a déclaré l’état d’urgence sanitaire.

Nous déclarons l’état d’urgence pour faire face à cette pandémie. C’est une responsabilité que nous prenons très au sérieux.

Une citation de :Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan

C’est alors le début du premier confinement pour les Saskatchewanais.

Les rassemblements de plus de 50 personnes ont été interdits, les salles d’entraînement et les bingos ont été forcés de fermer, et la capacité d’accueil des bars et restaurants a été limitée.

À la fin de ce premier mois, la province comptait déjà 184 cas.

Heureusement, la situation s’est améliorée avec le printemps.

Au début du mois de mai, le gouvernement a entamé une réouverture prudente.

Scott Moe s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse.

Le plan de réouverture annoncé par le gouvernement est divisé en cinq phases. Les commerces non essentiels pourront à nouveau ouvrir leurs portes à compter du 19 mai 2020 (archives).

Photo : The Canadian Press / Michael Bell

Si nous agissons trop rapidement, nous risquons d'accroître la propagation de la COVID-19, a affirmé Scott Moe. Mais si nous agissons trop lentement, nous risquons de détruire de façon permanente les moyens de subsistance de milliers de personnes en Saskatchewan.

Une deuxième vague meurtrière

Pour la Saskatchewan, c'est à l'automne que la situation s'est réellement détériorée.

Le 12 octobre, on comptait 66 nouveaux cas en une seule journée, un record en trois mois.

L'imposition de nouvelles restrictions a été mise en place.

Malgré tout, le médecin hygiéniste en chef de la province est resté optimiste. Malgré l’augmentation de cas liés à la transmission communautaire, nous sommes convaincus de pouvoir aplatir la courbe, a-t-il dit le 13 octobre.

Or, c’est tout l’inverse qui s'est produit.

Le 14 novembre, un peu plus de deux semaines après les élections provinciales, la Saskatchewan a battu un nouveau record : 308 cas quotidiens.

Deux serveurs portent un masque dans le bar où ils travaillent.

La majorité des cas recencés l'automne dernier sont dus à des éclosions dans des boîtes de nuit ou des lieux de culte. De nouvelles restrictions sont mises en place (archives).

Photo : Maggie MacPherson/CBC

Des mesures sanitaires supplémentaires ont été mises en place.

Le port du masque est devenu obligatoire, et les rassemblements privés intérieurs, limités à 5 personnes.

Un hiver meurtrier, mais porteur d'espoir

Entre le 3 novembre et le 6 décembre, le nombre de décès a doublé, passant de 29 à 59.

Heureusement, au milieu du dernier mois de l’année, le gouvernement a enfin annoncé une bonne nouvelle : les premières doses du vaccin sont arrivées en Saskatchewan.

Le 4 janvier 2021, on comptait déjà 4000 doses d’administrées. Un léger baume, le nombre de décès, lui, continuant d’augmenter, pour atteindre 160.

C’est aussi à cette période que les projecteurs se sont tournés vers la situation dans les centres de soins de longue durée de la province, notamment à la résidence Parkside Extendicare de Regina.

La façade du centre de soin de longue durée, Parkside Extendicare à Regina.

À la fin du mois de janvier, le gouvernement a demandé à l'ombudsman de la province une enquête sur l'éclosion de COVID-19 à la résidence Parkside Extendicare (archives).

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Dans ce seul établissement de 200 résidents, 40 d’entre eux ont perdu la vie en raison du virus.

Ailleurs dans la société, les mesures mises en place sont parvenues à freiner la croissance de la propagation, mais elles n'ont pas suffi à diminuer le nombre de cas.

La Saskatchewan est devenue la province ayant le plus grand nombre de cas actifs pour 100 000 habitants, un titre qu’elle détient toujours aujourd’hui.

Les mesures sanitaires imposées avant les Fêtes ont été prolongées jusqu’au 19 février.

Alors que la Saskatchewan battait un triste record en 24 heures avec 13 nouveaux morts, des spécialistes du domaine de la santé se demandaient si les hôpitaux de la province pouvaient tenir le coup.

À la fin du mois de janvier, on comptait 220 hospitalisations.

Des lits en soins intensifs ont été ajoutés, mais le réel problème concernait le risque de pénurie de main-d’oeuvre du côté des infirmières.

Au cours des 31 premiers jours de l’année, 153 Saskatchewanais ont perdu la vie.

Un printemps plus optimiste

Heureusement, le mois de février a finalement vu le nombre de nouveaux cas quotidiens diminuer.

Or, le 2 février a marqué aussi l’arrivée du variant britannique, plus contagieux que le SRAS-CoV-2, à l'origine de la COVID-19.

Le relâchement des restrictions a été repoussé d’un autre mois, jusqu’au 19 mars.

Entre-temps, la campagne de vaccination s'est poursuivie. Le 2 mars, près d’un an après le début de la crise, 91 % des résidents des centres de soins de longue durée avaient reçu leur première dose du vaccin.

Scott Moe lors d'une conférence de presse au centre de vaccination pour la COVID-19 à l'International Trade Centre de Regina, en Saskatchewan.

Le premier ministre Scott Moe a annoncé que l'International Trade Centre de Regina sera transformé en clinique de vaccination. On souhaite pouvoir y vacciner entre 180 et 210 personnes par heure (archives).

Photo :  CBC

La province a choisi d’allonger le laps de temps entre les deux injections nécessaires afin d’offrir le vaccin au plus grand nombre de Saskatchewanais possible. Ceux-ci devront possiblement attendre quatre mois avant de recevoir leur deuxième dose.

Puis, dans la semaine du 8 mars 2021, malgré la propagation du variant qui semble de plus en plus importante dans la province, le premier ministre, Scott Moe, a décidé de relâcher lentement les restrictions sanitaires. Sa décision s'est basée sur la diminution du nombre de cas quotidiens.

On annonce également que la phase 2 du plan de vaccination, qui touchera la population générale, débutera le 5 avril prochain.

De quoi donner un peu d’espoir, même si le spectre d’une troisième vague rôde toujours.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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