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La Nouvelle-Écosse révisera la manière dont elle établit son salaire minimum

Pour certains, l'augmentation du salaire minimum demeure insuffisante.

Pour certains, l'augmentation du salaire minimum demeure insuffisante.

Photo : Reuters/Mark Blinch

Radio-Canada

Alors que des appels se font entendre pour l’augmentation du salaire minimum à 15 $, la Nouvelle-Écosse annonce qu’elle révisera son approche en la matière.

La ministre du Travail et de l’Éducation postsecondaire Lena Metlege Diab a indiqué que son ministère suivra ainsi une recommandation du Comité d’examen du salaire minimum.

Le salaire minimum a une incidence sur beaucoup de travailleurs et d’entreprises dans la province, indique Lena Metlege Diab dans un communiqué publié la semaine dernière. Il s’agit là d’une question importante pour les gens de la Nouvelle-Écosse et j’attends avec impatience le résultat de cet examen.

La province n’a pas donné de précisions sur la révision, mais un rapport antérieur du comité soulignait que la Nouvelle-Écosse devrait être chef de file en Atlantique.

Le rapport a également souligné l’importance d’inclure la diversité et l’inclusion dans l’évaluation du salaire de base, en soulignant que les femmes forment 62 % des personnes qui touchent le salaire minimum.

Une augmentation de 40 cents

Même si le salaire minimum augmentera de 40 cents le mois prochain, ce n’est pas suffisant selon Hailie Tattrie qui milite au sein de l’organisme Fight for 15 $ and Fairness Halifax.

« C’est risible en fait. Les Néo-Écossais méritent mieux »

— Une citation de  Hailie Tattrie, militante Fight for 15 $ and Fairness Halifax

Selon le Centre canadien de politiques alternatives, le coût de la vie à Halifax fait en sorte que, pour une famille de quatre personnes, le salaire devrait être de 21,80 $ de l’heure. Mme Tattrie croit que c’est ce que devrait viser la province.

Hailie Tattrie.

Hailie Tattrie milite au sein de l’organisme Fight for 15 $ and Fairness Halifax.

Photo : CBC / Jeorge Sadi

Elle croit que la pandémie a mis en lumière le travail de l’ombre des travailleurs à petit salaire, par exemple pour les employés des épiceries qui ont été jugés essentiels au plus fort de la crise et qui n’ont pas eu l’option de faire du télé-travail.

Encore du travail à faire

Selon la formule utilisée cette année, l’augmentation est fixée à 30 cents, auxquels est ajoutée la différence de pourcentage de l’indice projeté des prix à la consommation, le tout arrondi au cinq cents le plus près.

Le président de la Fédération du Travail de la Nouvelle-Écosse Danny Cavanagh est heureux que la province accepte de réviser son approche.

Il dit que la province a fait de belles avancées depuis quelques années, entre autres avec l’augmentation du salaire d’un dollar en 2020, la plus importante augmentation de la dernière décennie.

Mais il ajoute que beaucoup de travail reste à faire.

Nous devons commencer à augmenter le salaire afin que les gens vivent plus confortablement au jour le jour et puissent remplir les besoins de leur famille, affirme M. Cavanagh.

Il rejette du revers de la main l’argument des entreprises selon laquelle l’augmentation du salaire minimum leur nuira.

Danny Cavanagh mentionne que l’augmentation d’un dollar l’an dernier n’a pas soulevé d’indignation et que les travailleurs ont tendance à dépenser leur argent disponible dans les entreprises locales.

Le comité d’examen du salaire minimum doit compléter sa révision et proposer des recommandations au ministère du Travail d’ici la fin de l’année.

Avec les informations d'Alex Cook de CBC

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