•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Journée nationale de commémoration des victimes de la COVID-19

Les élus sont debout devant les drapeaux en berne de l'Hôtel de ville de Gatineau.

Les élus lors de la cérémonie commémorative des victimes de la COVID-19 à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Radio-Canada

Il y a un an exactement, l'Organisation mondiale de la Santé déclarait l'état de pandémie mondiale. Depuis, plus de 22 000 personnes ont succombé à la COVID-19 au Canada, dont 682 en Outaouais, à Ottawa et dans l'est ontarien.

Plusieurs cérémonies ont eu lieu aujourd'hui dans le cadre de la Journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19.

Dans la région, les drapeaux ont été mis en berne à l'hôtel de ville de Gatineau et les élus ont observé une minute de silence à l'extérieur, à 13 h. Les autobus de la STO se sont également immobilisés en mémoire des victimes.

Les cloches de la Cathédrale Saint-Joseph de Hull ont sonné pendant trois minutes à compter de 13 h 02.

Le président du Syndicat des professionnels en soins de l'Outaouais, Patrick Guay, croit que cette journée est l'occasion de faire un retour sur la dernière année des travailleurs de la santé qui ont accompagné les victimes de la COVID-19.

Il témoigne de la tristesse des situations auxquelles ont été confrontés les travailleurs du réseau. De voir nos résidents que l’on connaît depuis deux, trois, quatre ans mourir comme ça, seuls... Lors de la première vague, ils étaient seuls, ils ne pouvaient pas avoir de proche aidant, donc c’est quand même assez difficile, indique-t-il en entrevue.

On était prêts, mais en même temps, on n'était pas prêts à faire face à cette ampleur-là.

Une citation de :Patrick Guay, président du Syndicat des professionnels en soins de l'Outaouais

Une chose est certaine, il n'est pas question de relâcher les efforts, assure pour sa part Zachary Le May, préposé aux bénéficiaires au CHSLD Lionel-Émond. Je vais être soulagé quand on pourra enfin enlever les masques, laisse tomber M. Le May.

Il s'inquiète d'un relâchement populaire en raison de la campagne de vaccination qui bat son plein en Outaouais. Il craint que l'on se retrouve avec une troisième vague si les mesures sont abandonnées trop vite.

Portrait de l'homme devant une résidence l'hiver.

Zachary Le May, préposé aux bénéficiaires au CHSLD Lionel-Émond

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Malgré tout, M. Le May se permet d'être plus positif quant à la gestion de la pandémie au sein même du CHSLD.

J'ai l'impression qu'on gagne la bataille contre le virus, explique-t-il, avant d'ajouter que les dernières éclosions ont été contenues rapidement et ne comptaient que deux ou trois cas.

Toutes les régions du Québec rendent aussi un hommage aux victimes de la pandémie. Les drapeaux du Québec sont mis en berne à l’Assemblée nationale et sur tous les édifices provinciaux et municipaux.

Drapeaux en berne à Ottawa

Une commémoration a aussi eu lieu de l'autre côté de la rivière des Outaouais. Les drapeaux de tous les sites de la Ville d’Ottawa ont été mis en berne, du lever au coucher du soleil, jeudi.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury estime que la réalité frontalière particulière a été un défi supplémentaire à relever pour les résidents de la région. Ce dernier soutient qu'un fossé s'est creusé entre les deux villes, notamment en ce qui a trait aux mesures sanitaires.

J'espère que, plus les gens seront vaccinés, plus on va pouvoir réconcilier ces divisions-là qui sont devenues apparentes, souhaite-t-il.

Le gouvernement du Canada a désigné le 11 mars comme Journée nationale de commémoration pour rendre hommage aux personnes qui ont perdu la vie et souligner les répercussions de la COVID‑19.

Au début de l'année dernière, nos vies et celles des gens du monde entier ont été changées à jamais par l'émergence de la COVID-19. Aujourd'hui, un an après le premier décès connu d'un Canadien lié à la maladie, nous pleurons la perte tragique de plus de 22 000 parents, frères et sœurs, amis et proches, écrit le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans un communiqué.

Avec les informations de Laurie Trudel et de Josée Guérin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !