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Réforme de la santé : le comté de Kent demande plus de services

La ministre de la Santé a affirmé que l'urgence n'est pas menacée et que la réforme n'a pas encore été élaborée.

Une pancarte indique comment se rendre à l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent. L'hôpital est en arrière-plan.

Des participants à la consultation de mardi soir se sont prononcéen pour l'offre d'un plus grand nombre de services à l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent à Sainte-Anne (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Pascal Raiche-Nogue

L’offre de soins à l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent et dans le comté de Kent a retenu l’attention mardi soir lors des consultations publiques sur la réforme de la santé au Nouveau-Brunswick.

La caravane numérique de la ministre Dorothy Shephard – qui s’est mise en branle la semaine dernière à Sackville – s’est arrêtée à Sainte-Anne-de-Kent. La session a eu lieu sur Zoom, pandémie oblige.

Près de 80 personnes y ont pris part. L’offre de soins dans la région est revenue souvent sur le tapis. Plusieurs personnes ont exprimé leur frustration face à ce qu'ils ont décrit comme un manque de services dans le comté de Kent.

Joey Caissie était du nombre. Ce résident de Richibucto a été le PDG du réseau de santé Vitalité de décembre 2010 à février 2013.

Il a expliqué que les gens de sa région se rendent souvent à Moncton pour se faire soigner, vu que leur hôpital local n’offre pas une vaste gamme de soins. Ils se heurtent alors à l’engorgement du système de santé.

Les gens essaient d'aller à Moncton, c'est tellement rempli qu'on déborde. Et ils ne peuvent pas aller chez eux (à l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent) parce qu’il n’y a pas de services ambulatoires. D'essayer d'avoir plus de services décentralisés, je pense que c'est un besoin, croit Joey Caissie.

Le Dr Hubert Dupuis, président du groupe de pression Égalité santé en français, l’a appuyé. Il a pris la parole pour dire qu’il pense que le comté de Kent est l’une des régions du Nouveau-Brunswick les moins bien desservies par le système de santé.

Le point que Joey fait est excellent. Ça déborde à Moncton. Ils ne savent plus où mettre les patients, a-t-il dit.

Il a proposé d’investir à l’hôpital de Sainte-Anne-de-Kent pour développer les soins ambulatoires (pour lesquels les patients se déplacent et qui ne nécessitent pas d'hospitalisation) afin de désengorger les établissements à Moncton.

On a un autre centre hospitalier qui est très mal utilisé ; l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent. Il faut donc investir dans l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent, il faut amener plus de services ambulatoires, amener plus de spécialités là, dit Hubert Dupuis.

Les lacunes en matière de soins en santé mentale, d’aide à domicile pour les aînés, d’accès aux médicaments et de transport vers les soins ont aussi été montrées du doigt par plusieurs participants.

Le service d'urgence sur le radar

Sans surprise, l’avenir de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent et de son service d’urgence était également sur le radar des participants.

La fermeture de ce service la nuit avait été annoncée au début de 2020 par le gouvernement de Blaine Higgs. Ce changement, qui touchait cinq autres urgences rurales, avait été annulé devant la grogne populaire.

La ministre de la Santé s’est faite rassurante à ce sujet, mardi soir. Elle a abordé l’enjeu de front en début de présentation.

Comme le premier ministre Higgs l’a déjà affirmé, la fermeture d’urgences ou la réduction des heures d’ouverture n’est pas sur la table. Cela ne fera pas partie du plan, a-t-elle affirmé.

Dorothy Shephard a ajouté que la réforme de la santé à venir n’a pas encore été élaborée et que les consultations ne sont pas seulement organisées pour la forme.

Nous avons commencé nos sessions de consultation avec une page blanche. C’est un choix délibéré.

La tournée de consultation se poursuivra jeudi soir à Caraquet, une autre ville qui a failli perdre son service d’urgence l’année dernière.

Le gouvernement de Blaine Higgs a d’ailleurs choisi de commencer sa tournée en faisant le tour des six communautés visées par la réforme avortée des urgences.

L’horaire complet des sessions publiques de consultation sur la réforme de la santé :

  • 4 mars : Sackville
  • 9 mars : Sainte-Anne-de-Kent
  • 11 mars : Caraquet
  • 16 mars : Perth-Andover
  • 18 mars : Sussex
  • 23 mars : Grand-Sault
  • 25 mars : Campbellton
  • 30 mars : Moncton
  • 6 avril : la vallée du Haut-Saint-Jean
  • 8 avril : Saint-Jean
  • 13 avril : comté de Charlotte
  • 15 avril : Bathurst
  • 20 avril : Fredericton
  • 22 avril : Miramichi
  • 27 avril : Edmundston

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