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Jolin-Barrette ne lie pas le bilinguisme des juges à l'indépendance judiciaire

Simon Jolin-Barrette, debout, à l'Assemblée nationale.

Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Le désaccord entre les parties quant au bilinguisme des juges à la Cour du Québec n'est pas du tout une question d'indépendance judiciaire, affirme le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.

Au cours d'une conférence de presse, mercredi à Montréal, le ministre de la Justice et procureur général du Québec a été appelé à commenter le désaccord qui l'oppose à la juge en chef de la Cour du Québec quant au bilinguisme exigé de la part des juges.

Le quotidien La Presse avait révélé que le ministre refusait qu'on exige le bilinguisme pour tous les juges de cette cour, indépendamment du palais de justice où ils sont appelés à exercer.

Je n'ai pas d'enjeu à nommer des juges qui sont bilingues. Là où il y a un questionnement, il est à l'effet d'exiger presque systématiquement que les juges à la Cour du Québec soient bilingues, a objecté le ministre Jolin-Barrette.

La juge en chef Lucie Rondeau avait soutenu y voir une question d'organisation du travail qui relevait de l'indépendance judiciaire face au politique.

Ce n'est aucunement une question d'indépendance judiciaire, a répliqué le ministre Jolin-Barrette mercredi.

Les Québécois et les Québécoises ont le droit d'être entendus dans leur langue; il n'y a pas de doute là-dessus, a ajouté le ministre de la Justice.

La question qui se pose est à savoir : pourquoi est-ce que la Cour exige le bilinguisme systématique dans plusieurs districts, alors que la majorité des dossiers sont en français et que la Cour est composée de juges qui ont des compétences linguistiques?

Une citation de :Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice

Il a également balayé toute insinuation voulant que ses deux chapeaux de ministre responsable de la Charte de la langue française et de ministre de la Justice entrent ici en conflit.

Non pas du tout. Je ne serais pas ministre responsable de la langue française et j'aurais la même position, a-t-il répliqué.

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