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Le Sénat américain confirme la nomination de Merrick Garland comme procureur général

Merrick Garland, devant un micro, regardant vers la gauche et affichant un large sourire.

Le juge Merrick Garland aura finalement eu droit à une audition devant le Sénat, mais comme candidat au poste de procureur général et non à celui de juge à la Cour suprême.

Photo : Reuters / Drew Angerer

Après être passé près de siéger à la Cour suprême des États-Unis, le juge Merrick Garland obtient une place à la table du Cabinet Biden.

Sa nomination a été approuvée à 70 voix, dont celles de 20 républicains, contre 30.

C'est une revanche pour le juge en chef de la Cour d'appel fédérale du District de Columbia, que l'ex-président Barack Obama avait nommé, en vain, à la Cour suprême, en 2016.

Le leader de la majorité républicaine au Sénat de l'époque, Mitch McConnell, avait refusé de tenir des audiences sur son éventuelle confirmation. À neuf mois de la présidentielle, il avait avancé que la nomination survenait trop près du scrutin.

L'argument n'avait cependant pas empêché le camp républicain d'avaliser la nomination de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême à la fin octobre 2020, à une semaine de l'élection présidentielle.

Le juge Garland, 68 ans, a la réputation d'être un modéré. Il prendra les rênes d'un département qui, de l'avis de plusieurs juristes, a été politisé pendant le règne de l'ex-procureur général Bill Barr. Les démocrates l'accusaient d'agir comme l'avocat personnel de Donald Trump.

Le nouveau procureur général devra aussi réinstaurer un climat de confiance au sein du département de la Justice, mis à mal pendant les années Trump, selon de multiples comptes rendus des médias américains.

Faisant écho à ce qu'il avait affirmé lors de sa nomination par Joe Biden, en janvier, Merrick Garland a promis lors des audiences du Sénat consacrées à la confirmation de sa nomination que, sous sa gouverne, le département exercerait la loi de façon juste et impartiale sans égard pour les personnes ou les partis politiques.

Je ne suis pas l'avocat du président, mais celui des États-Unis, a-t-il assuré.

Merrick Garland héritera en outre de dossiers politiquement délicats, dont l'enquête sur une éventuelle fraude fiscale liée au fils du président Biden, Hunter, l'enquête du procureur John Durham sur les origines de l'enquête sur la Russie de même que d'éventuelles poursuites fédérales contre l'ex-président Trump.

Invoquant son intégrité, des sénateurs républicains avaient déjà proposé sa nomination à la tête du FBI après le congédiement de James Comey par Donald Trump, en 2017.

Priorité à la lutte contre l'extrémisme

Pendant les audiences du Sénat, Merrick Garland s'était engagé à faire de la lutte contre l'extrémisme la priorité de son éventuel mandat, un enjeu qu'il connaît bien et dont l'assaut du Capitole du 6 janvier a montré l'importance.

Témoignant quelques semaines après l'assaut du Capitole du 6 janvier, il avait alors affirmé que la menace de l'extrême droite était pire qu'en 1995, faisant un lien avec l’attentat d'Oklahoma City.

Lorsqu'il travaillait au bureau du procureur fédéral, Merrick Garland a notamment supervisé la poursuite du militant d’extrême droite Timothy McVeigh, reconnu coupable de cette attaque qui avait fait 168 victimes.

C'est aussi lui qui était chargé du dossier de Theodore Kaczynski, un homme ayant perpétré une série d'attentats aux colis piégés sur deux décennies, connu sous le surnom d'Unabomber.

Au cours de son audition, Merrick Garland a aussi insisté sur l'urgence de lutter contre les inégalités judiciaires auxquelles sont confrontées les minorités ethniques.

Le Cabinet Biden prend forme

Michael Regan, près d'un escalier, derrière un lutrin et un microphone.

Michael Regan est présentement responsable de l'agence de protection de l'environnement de la Caroline du Nord.

Photo : Associated Press / Chuck Liddy

Plus tôt, le Sénat a en outre confirmé deux autres nominations : celle de Michael Regan à la direction de l'Agence de protection de l'environnement (EOA) et celle de Marcia Fudge à la tête du département du Logement et du Développement urbain (HUD).

Jusqu'ici, 16 des 23 membres du Cabinet nécessitant l'assentiment du Sénat ont obtenu leur confirmation.

La semaine dernière, celle que Joe Biden avait choisie pour diriger le Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche (OMB), Neera Tanden, a été contrainte de retirer sa candidature, manquant d'appuis. Il s'agissait de la nomination la plus controversée.

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