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Un recours collectif est déposé contre les centres de soins Extendicare

Panneau de l'entrée du centre de soins de longue durée Parkside Extendicare à Regina. Le panneau est situé sur le parking de l'édifice.

Le recours collectif souhaite entre autres mettre en lumière la négligence et le mépris des centres à l'encontre des résidents.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

La négligence est au cœur du recours collectif déposé mercredi par le cabinet d’avocats Merchant Law Group, de Regina, contre la société privée Extendicare, et dont les plaignantes sont des résidentes du centre de soins de longue durée Parkside Extendicare à Regina.

Le recours collectif déposé à la Cour du banc de la Reine de Regina accuse les centres Extendicare de violations des droits des résidents en supprimant de nombreux services de soins et activités durant la pandémie.

Selon les plaignantes, les centres auraient dû savoir que les coupures dans les services et les soins allaient entraîner des éclosions, des décès, des blessures, ou encore de la souffrance chez les résidents.

Le recours collectif souhaite montrer qu’une mauvaise gestion de la pandémie dans les centres a entraîné du mépris, de la négligence ou encore des violations à l’encontre des résidents et des familles, alors qu’ils font partie des personnes les plus fragiles de la société.

Les défendeurs ont décidé de ne pas aborder les problèmes de violation de contrats par peur que leurs revenus n'en soient touchés et que cela ne démontre leur incapacité à fournir des services essentiels, comme les soins de santé, aux résidents.

Une citation de :Extrait du recours collectif

Des familles en quête de dommages et intérêts

La plainte souligne notamment le manque de place dans les centres de soins de longue durée Extendicare, où des résidents se retrouvent parfois dans des chambres partagées par quatre personnes.

C’est notamment le cas d’une des plaignantes et résidente du centre de soins de longue durée Parkside Extendicare à Regina, Marie Albert, 98 ans, et qui est représentée par son fils, Brian Albert.

Mme Albert a contracté la COVID-19 en novembre 2020 et a survécu à la maladie, mais avec des conséquences désastreuses, selon la plainte.

Marie Albert doit notamment être sous assistance respiratoire permanente et ne peut plus marcher à cause de la maladie.

Photo de Marie Albert dans le centre de soins de longue durée Parkside Extendicare. Elle a des tuyaux dans le nez pour l'aider à respirer, et un aide soignant se tient derrière elle avec de l'équipement de protection personnelle.

Marie Albert a contracté la COVID-19 au centre de soins de longue durée Parkside Extendicare. Elle est depuis sous assistance respiratoire et dans l’impossibilité de marcher.

Photo : Brian Albert

Jusqu'à récemment, Mme Albert, qui réside au centre depuis quatre ans, partageait une chambre avec trois autres résidents. Depuis sa guérison, elle habite toujours dans la même chambre, mais, désormais, avec une seule personne.

Gay Coles est décédée en novembre à 83 ans dans le centre Parkside Extendicare.

Selon sa famille, elle souffrait de plaies de lit qui se sont transformées en blessures. Par manque de soins, les plaies se sont infectées jusqu’à l’apparition de vers.

La fille de Gay Coles, Anna Marie Tokarski, critique le fait d’avoir été empêchée de rendre visite à sa mère alors qu’elle aurait pu se rendre compte de son état et intervenir.

Le recours collectif prétend que le centre ne s’est pas assuré d'avoir assez de personnel pour s’occuper adéquatement de Gay Coles et que cette situation a précipité son décès.

Un manquement à ses obligations

Le recours collectif souligne que les centres Extendicare ont déjà été dans le viseur de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) par le passé, notamment en ce qui a trait à la vétusté des bâtiments.

En ce qui concerne le partage des chambres entre plusieurs résidents, les standards concernant les centres de santé ont changé en 1999 et interdisent cette pratique, notamment à cause de la possibilité de propagation de maladies.

Les défendeurs n’ont pas corrigé le tir et sont en violation de leurs obligations. Certains centres, dont celui de Parkside Extendicare, pouvaient mettre jusqu’à huit personnes dans la même chambre.

Une citation de :Extrait du recours collectif

Même après que des cas de COVID-19 eurent été déclarés, les résidents continuaient de partager la salle de bain ou les espaces communs avec les résidents en bonne santé, ce qui mettait les résidents en danger de mort, dit la plainte.

Parmi les autres problèmes soulevés par le recours collectif figurent notamment le manque de préparatifs pour contrer le virus de la grippe, même avant la COVID-19, et le manque d’équipement de protection personnelle pour le personnel après le début de la pandémie.

Même si le recours collectif ne demande pas un montant précis, les plaignantes souhaitent que des mesures exceptionnelles et punitives soient prises à l’encontre de l’entreprise Extendicare.

Au cours de l’éclosion au centre de soins de longue durée Parkside Extendicare, à Regina, en décembre, plus de 40 personnes ont perdu la vie en raison de la COVID-19.

Le ministre responsable des aînés, Everett Hindley, a demandé formellement, à la fin du mois de janvier, à l’ombudsman de la province, Mary McFadyen, de se pencher sur l’éclosion de COVID-19 à la résidence pour personnes âgées.

Avec les informations de David Shield

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