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La Saskatchewan, une province idéale pour le kite sur neige

Un kitesurfer contre un ciel bleu. Il y a peu de neige dans le champ.

Un adepte du kite sur neige traverse un champ près de Regina.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Le kite sur neige, aussi appelé snowkite ou encore kiteboarding, est un sport en plein essor en Saskatchewan. C'est tout à fait logique, puisque la province dispose des principaux ingrédients nécessaires à la pratique de ce sport, soit de grands espaces et du vent en abondance.

Le sport consiste à se faire tirer par un cerf-volant alors qu’on est en ski ou en planche à neige.

Il attire des personnes de tous les âges, comme Nate, 8 ans, qui pratique ce sport depuis l'âge de 2 ans.

Il n'y a pas de sensation comme le kitesurf.

Une citation de :Nate Hackel, 8 ans

Ce n’est pas surprenant, puisque son père, Aaron Hackel, est le propriétaire d'Explore Sports à Regina. L’entreprise vend tout l’équipement nécessaire pour faire ce sport et offre également des cours.

Aaron Hackel sourit et est debout dans un champ.

Aaron Hackel est le propriétaire d'Explore Sports à Regina.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Des cours qui ont gagné en popularité cet hiver. La preuve : les clients ont augmenté de 25 %. Pratiqué à l'extérieur et respectant facilement la distanciation physique, c'est un sport idéal dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Un accro du vent

C'est un sport que le Fransaskois Frédéric Dupré pratique depuis plus de 10 ans.

C’est excitant, il y a une charge d’adrénaline intense. C’est le sentiment de liberté aussi.

Frédéric Dupré dans un champ en train de faire du kite sur neige.

Frédéric Dupré adore le kite sur neige. Il a appris les rudiments par lui-même.

Photo : Vic Labar

Il le fait à longueur d’année, l’hiver sur la neige, et l’été sur l’eau. On est gâté en Saskatchewan, c’est un secret bien gardé.

Frédéric a appris seul alors qu’il habitait à Regina Beach. Il dit que le sport a eu un tel effet sur lui qu’il a commencé à réorienter sa vie autour de cette passion. Cela reste effrayant pour bien des gens. Ça devrait être enseigné à l’école primaire en Saskatchewan. C’est tellement simple et ce n’est pas dangereux, sauf si on décide de prendre des risques.

Tout comme Aaron Hackel, Frédéric dit qu’à la longue c’est un sport qui ne coûte pas cher. Une fois qu'on investit dans l'équipement, le vent est gratuit.

Un adepte de kite sur neige ne touche plus le sol avec ses skis.

Un adepte de kite sur neige fait des acrobaties près de Regina.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Une première expérience

Ce sport pique ma curiosité depuis quelques années maintenant. J'ai donc décidé de l’essayer pour la première fois.

La première étape est d’apprendre à manipuler le cerf-volant. Cette première habileté est la plus importante et elle nécessite environ 10 heures de cours. Aaron Hackel accepte de me montrer les premiers rudiments avec un cerf-volant d’entraînement.

Nicole Lavergne Smith tient un cerf-volant rouge.

La Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith a un premier cours de kite sur neige.

Photo : Radio-Canada / Matthew Garand

Pour diriger le tout, il faut faire un mouvement où l'on pousse la barre, puis on la tire. C'est un peu plus compliqué que l’on pense, car si on tire trop fort, on se retrouve rapidement face à face avec le sol.

Il faut rapidement apprendre à relâcher la barre après un mouvement malhabile. Un cordon de sécurité attaché au poignet assure que le cerf-volant ne partira pas au vent.

Après 20 à 30 minutes, j’apprends à mieux contrôler le cerf-volant et je suis capable d’utiliser le pouvoir du vent pour me relever quand je suis assise dans le champ.

Ce n’est pas un sport qui procure une satisfaction immédiate. Il faut y consacrer du temps pour comprendre comment exploiter la puissance du vent. Je crois cependant que, lorsque cet apprentissage s'est installé, il doit y avoir un sentiment incroyable lorsqu’on est propulsé à travers la prairie. J'ai eu une belle première expérience et j'y reviendrai, c’est garanti!

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