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Archives

Le 11 mars 2006 nous quittait Bernard « Boum Boum » Geoffrion, le joueur attachant

Bernard Geoffrion, souriant, avec Lionel Duval.

Le journaliste Lionel Duval s'entretient avec l'ancien joueur des Canadiens de Montréal Bernard Geoffrion pour « La soirée du hockey », le 29 octobre 1971.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 15 ans, le 11 mars 2006, nous quittait Bernard « Boum Boum » Geoffrion. Le légendaire joueur de hockey, surnommé « le Boomer », aura passé 16 saisons à soulever les foules du forum avec sa puissante offensive et son imposant lancer frappé. Retour en archives sur le parcours du célèbre numéro 5 du Canadien de Montréal.

Le jour du décès du Boomer, le journaliste François Faucher retrace le parcours de l’attaquant à la forte personnalité pour le Téléjournal.

Téléjournal midi, 11 mars 2006

Bernard Geoffrion entrera dans la légende en raison de son tir foudroyant. Il sera le second joueur de l’histoire de la LNH à marquer 50 buts dans une saison, juste après son coéquipier Maurice Richard.

C’est avec humour et humilité qu’il décrit comment il en est venu à inventer et à populariser le lancer frappé (slap shot).

J’ai pratiqué ça, parce qu’avec le lancer du poignet à 12-13 ans, je manquais souvent le filet, même s’il n’y avait personne devant. Je me suis choqué, j’ai frappé la rondelle et j’ai vu ça partir. J’ai dit oh oh! C’est là que ça a commencé.

Une citation de :Bernard Geoffrion

C’est d’ailleurs en raison du son de la rondelle provoqué par la force du tir que le journaliste Charlie Boire lui donnera le surnom de Boum Boum.

Boum Boum Geoffrion cumulera les honneurs durant sa carrière : recrue par excellence (trophée Calder memorial en 1952), meilleur marqueur de la ligue à deux reprises (trophée Art Ross en 1955 et 1961) et joueur le plus utile à son équipe (trophée Hart en 1961).

Il remportera six fois la Coupe Stanley avec le Tricolore, avec qui il trouvera le fond du filet à 371 reprises en saison régulière.

En 1964, il prend sa retraite et commence une carrière d’entraîneur avec les As de Québec de la ligue américaine, avec lesquels il remporte deux championnats en deux ans.

Il revient au hockey comme joueur en 1966 avec les Rangers de New York pour deux saisons.

La soirée du hockey, 29 octobre 1966

À cette occasion, à l’été 1966, l’équipe de La soirée du hockey rend visite à Bernard Geoffrion alors qu’il vient d’emménager aux États-Unis avec sa femme Marlene et leurs trois enfants. Le reportage sur la nouvelle vie du Boomer est présenté le 29 octobre de la même année.

Cet été-là, Geoffrion s’entraîne plus fort que jamais pour retrouver la forme physique avant de rejoindre les rangs de l’équipe new-yorkaise.

Chose certaine, même dans l’uniforme des Rangers, c’est avec joie que les amateurs le retrouvent sur la glace.

Une citation de :Lionel Duval

Bernard Geoffrion sera de nouveau entraîneur pour les Rangers de New York en 1968, pour les Flames d’Atlanta en 1972, et finalement pour le Canadien de Montréal en 1979.

En 1996, il publie son autobiographie, coécrite avec le journaliste Stan Fischler et publiée aux Éditions de l’Homme.

Le 29 octobre 1996, à l’occasion de la tournée promotionnelle du livre, il se confie à l’animatrice Christiane Charette.

Christiane Charette en direct, le 29 octobre 1996

Après 27 années à vivre aux États-Unis, il se considère toujours Canadien français et demeure fier de ses racines. Il dit avoir écrit son livre pour ses huit petits-enfants à qui il tente d’apprendre un peu la langue de Molière.

Il évoque sa foi en Dieu et son amour du chant et de l’opéra.

La sympathique entrevue est aussi l’occasion de montrer à l’écran un populaire extrait d’archives de la fin des années 1950, où Bernard Geoffrion, depuis son lit d’hôpital, avait fait crouler de rire le journaliste Michel Normandin lorsqu’il lui avait parlé de sa surbite au lieu de sa bursite.

Bernard Boum Boum Geoffrion offrait un jeu offensif spectaculaire et il a quitté les amateurs de hockey de façon tout aussi spectaculaire en décédant d’un cancer de l’estomac le jour même de la cérémonie de retrait de son chandail au Centre Bell.

Le journaliste Jean Saint-Onge assistait à l’événement pour le Téléjournal le 11 mars 2006.

Téléjournal, 11 mars 2006

Une célébration très émouvante où son numéro a été hissé à côté de celui de son beau-père Howie Morenz, le père de sa femme Marlene. Les deux joueurs émérites sont également membres du Temple de la renommée du hockey.

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