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Ottawa facilite l'arrivée de certains travailleurs étrangers temporaires

Un homme dans un verger.

Un travailleur dans un verger en en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Robert Short

Radio-Canada

Les travailleurs étrangers temporaires des secteurs de l’agriculture et des pêches n’auront pas à s’isoler à leur point d’entrée au pays, mais devront quand même faire une quarantaine de 14 jours à proximité de leur lieu de travail, selon le ministère des Affaires intergouvernementales.

Ottawa devra cependant approuver le plan de chaque province avant de donner son aval à cette exception.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Pour le moment, seulement les secteurs de l'agriculture et des pêches sont touchés, mais d'autres secteurs pourraient s'ajouter, selon ce qu’a appris Radio-Canada.

Ottawa laissera donc des vols nolisés atterrir dans des destinations autres que les quatre grandes villes qui accueillent pour le moment les vols internationaux, soit Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.

En janvier, le gouvernement fédéral avait annoncé des règles strictes sur l’isolement des voyageurs, y compris un isolement obligatoire de trois jours dans un hôtel désigné aux frais des voyageurs.

Cette règle avait été assouplie le 19 février pour les travailleurs des secteurs des pêches et de l'agriculture, une exemption qui était temporaire jusqu’au 14 mars. Ottawa confirme donc la prolongation de cette mesure.

La quarantaine de 14 jours ne doit pas obligatoirement avoir lieu dans un hôtel, mais les provinces devront faire approuver leur plan par le gouvernement fédéral.

Aucune entente officielle entre Ottawa et les trois provinces des Maritimes n’a encore été conclue à ce sujet, mais les discussions se poursuivent.

Beaucoup d’incertitude dans les industries saisonnières

Des travailleurs agricoles plantent des fraises dans un champ

Les travailleurs étrangers qui travaillent en Atlantique passent généralement l'été dans la province avant de rentrer dans leur pays d’origine.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le directeur de l'Association des transformateurs de homard, Nathanaël Richard, croit que ces nouvelles mesures vont dans le bon sens, mais il espère qu'elles seront renouvelées au-delà de la mi-mars.

On a eu une extension jusqu'au 14 mars, reste à voir comment on va traiter cette situation-là plus loin. Évidemment dans le secteur des pêches on n'a pas beaucoup de travailleurs qui arrivent avant le 14 mars, dit-il.

Il craint également qu'un fardeau financier important tombe sur les épaules des entrepreneurs, si ces derniers doivent payer pour l'isolement et les vols des travailleurs étrangers.

C'est extrêmement couteux. Malheureusement on est des secteurs qui sont en sous-capacité chronique et on n'a pas beaucoup le choix d'absorber ces couts, ajoute Nathanaël Richard.

Maxime Gauvin, de l’organisme Agriculture NB et porte-parole de la Récolte de chez nous, se réjouit que les entreprises n’auront pas à payer pour la quarantaine de trois jours dans les hôtels.

C’est une bonne nouvelle si on a le temps de réaction et si la province est là pour appuyer les changements, indique Maxime Gauvin.

Il croit toutefois que les changements fréquents et nombreux aux règles compliquent la logistique des entreprises, ce qui ultimement fait augmenter les coûts.

Des règles plus strictes au Nouveau-Brunswick

Deux lits superposés dans une chambre.

Les travailleurs étrangers ne pourront pas s'isoler dans une chambre partagée au Nouveau-Brunswick, en raison des règles sanitaires en vigueur.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

D’ailleurs, le Nouveau-Brunswick a resserré ses règles entourant l’arrivée des travailleurs étrangers temporaires vendredi. Ces travailleurs devront désormais s’isoler individuellement, ce qui constitue un casse-tête pour les employeurs.

En Nouvelle-Écosse, les travailleurs peuvent être regroupés dans un même lieu d’isolement, comme c'était le cas en 2020.

Enfin, à l’Île-du-Prince-Édouard, les travailleurs sont dirigés vers un hôtel, mais les frais sont pris en charge par le gouvernement provincial. La médecin hygiéniste en chef Heather Morrison a aussi indiqué mardi que les travailleurs étrangers temporaires pourront être vaccinés au même titre que les travailleurs locaux du secteur de l’alimentation.

Avec les informations de Karine Godin

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