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L’ouverture des terrasses, un casse-tête pour les gérants de bars et de restaurants

Une serveuse parle à des clients assis à une table sur une terrasse dans le quartier Gastown à Vancouver. Elle porte un masque.

Certains restaurateurs de Winnipeg réfléchissent à leur projet de terrasse à l'approche d'une saison d’été incertaine en raison de la COVID-19 (archives).

Photo : Ben Nelms/CBC

Radio-Canada

Après un hiver difficile à cause de la pandémie, les propriétaires de bars et de restaurants de Winnipeg réfléchissent à l’ouverture de leur terrasse cet été, alors que le permis temporaire nécessaire est devenu payant.

Cinq commerces de la ville avaient demandé le permis hivernal gratuit pour ouvrir leurs terrasses du 1er novembre au 31 mars, mais Winnipeg a basculé en code rouge le lendemain de la date officielle d’ouverture.

Little Brown Jug, dans le quartier de la Bourse, JuneBerry, dans le vieux Saint-Vital, et les trois restaurants Pony Corral n’ont donc pas pu utiliser ce permis.

Nous étions ravis d'avoir été approuvés, mais il semble que malheureusement cela n'ait servi à rien, dit la copropriétaire et directrice générale de JuneBerry, Dana Cherski.

Mme Cherski explique que son équipe rêvait d'un espace rappelant le Festival du Voyageur avec des lampes chauffantes, des tentes et de l'art. Le rêve s’est dissipé avec l'arrivée des ordonnances sanitaires.

L'équipe de Little Brown Jug a vécu une situation similaire. Elle espérait agrandir sa terrasse permanente cet hiver pour que les gens puissent se détendre dans la neige avec une bière.

Nous étions excités à l'idée d'être créatifs et nous avions déjà acheté des chauffages au propane. Alors, oui, c’était décevant, dit la gérante, Chantal Hogue.

Chantal Hogue assise sur la terrasse de son restaurant avec un masque.

Chantal Hogue avait imaginé des couvertures douillettes, des coupe-vent et des lumières scintillantes pour la terrasse de son restaurant pendant l'hiver, mais ses rêves ont été anéantis par les restrictions du code rouge.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

Les ordres de santé publique permettent maintenant aux restaurants d’accueillir des clients jusqu’à 50 % de leur capacité, chaque table étant occupée par des personnes vivant à la même adresse. Une lueur d’espoir pour les commerçants dont les revenus ont souffert ces derniers mois.

Dana Cherski espère une météo clémente. Nous avons des lampes chauffantes sur notre terrasse. Donc, si le temps se maintient et que nous avons un peu de temps pour nettoyer rapidement la neige fondue, ce serait génial!

Une taxe sur les terrasses

Le programme de permis temporaires offert par la Ville se poursuit cet été. Mais, alors que le permis dont avaient bénéficié 60 établissements l’année dernière était gratuit, il coûte désormais 500 $.

Cet été, la Ville a établi le programme temporaire comme une solution de rechange au processus de permis permanent pour toute la saison, qui est beaucoup plus coûteux et long à remplir, explique un porte-parole dans un courriel.

Ce dernier précise que les 500 $ couvrent les frais de traitement des demandes, les audits et toute activité de mise en application, et que le processus normal coûte entre 1200 et 2300 $.

Selon le propriétaire de Curry & Pint, à East Kildonan, Sunpreet Singh, ces frais sont un moyen de se faire de l’argent de façon inconsidérée.

La Ville devrait être un peu plus raisonnable parce que les gens ont beaucoup souffert, dit M. Singh.

Le restaurateur avait opté pour le permis temporaire l’été dernier, car les gens se sentaient encore en sécurité en public, selon lui. Il avait hâte de renouveler l’expérience cette saison jusqu’à ce qu’il voie le prix.

Non seulement je ne peux pas me le permettre, mais je ne le demande pas par principe. C'est une décision stupide, explique-t-il.

Il s’inquiète également d’un possible retour du confinement. Ce n'est pas la fin de la pandémie. Le vaccin est sorti, mais nous ne savons pas s'il traite tous les variants. Je ne veux pas payer les 500 $ pour rien.

Sunpreet Singh se passera d'un espace extérieur cet été, à moins que la Ville ne renonce à ces frais. De plus, la plupart de ses clients commandent par le biais d'applications de livraison ou choisissent l'option de la commande à emporter.

Le problème des ménages

Selon la propriétaire du Diaspora Cafe, situé rue Marion, à Saint-Boniface, Keisha Pinder, la règle d’un ménage par table instaurée par la santé publique est également un frein à l’ouverture des terrasses.

C'est un peu difficile à vérifier parce que nous avons peu de personnel. Nous n'avons pas le temps de sortir en courant du café pour vérifier l’identité et l’adresse des gens qui sont sur la terrasse, explique Mme Pinder.

La commerçante est en train d'aménager une terrasse permanente devant son café, qui a ouvert en janvier. Elle dit qu'elle ne prendra pas la peine de l'ouvrir avant l'allègement des ordres de la santé publique.

Si deux personnes vivent ensemble, mais que l'une d'entre elles n'a pas mis à jour son adresse sur son permis de conduire, qu'est-ce qui me permet de dire : "Dommage, vous êtes ensemble depuis quelques années, mais vous ne pouvez pas vous asseoir ici parce que vos papiers d'identité ne correspondent pas"?, dit-elle.

J'ai l'impression que le fait de demander aux personnes de s'identifier va causer des disputes, et je n'ai envie de me disputer avec personne, pas plus que mon personnel.

Avec les informations de Sam Samson

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