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La pandémie de COVID-19 bouleverse la recherche universitaire au Manitoba

Un grand bâtiment avec des colonnes au crépuscule.

L'Université du Manitoba, à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Radio-Canada

Un an de pandémie de COVID-19 a retardé et parfois carrément arrêté des centaines de projets de recherche universitaire, selon de nombreux chercheurs du Manitoba.

De mars à juin 2020, la plupart des établissements de recherche de la province étaient fermés et les laboratoires où les chercheurs effectuent leurs expériences étaient inaccessibles. Certains n’ont toujours pas rouvert.

L’entomologiste et chercheuse de l’Université du Manitoba, Katheryn Rochon, indique que la pandémie représente la perte d’une année de recherche et de 60 000 $ en fonds de recherche.

La professeure de chimie à l’Université du Manitoba, Hélène Perreault, présente aussi un constat amer. Elle juge que l’impact de la pandémie a été énorme. On a été empêchés de venir à l’université pendant plusieurs mois.

Les seules personnes qui pouvaient accéder aux laboratoires sont celles qui effectuaient des recherches liées directement à la COVID-19 ou des projets de nature urgente, selon la chercheuse.

Dans mon cas on a dû mettre le frein sur la recherche et se concentrer sur autre chose, comme par exemple écrire des articles qui étaient en retard, alors il y a quand même un côté positif à ça, dit Hélène Perreault.

La fermeture des frontières a rendu impossibles certains travaux de recherche sur le terrain à l’étranger. Les restrictions locales, souvent destinées à protéger des communautés vulnérables, ont eu un effet similaire.

Le professeur de la faculté d’environnement et de géographie de l’Université du Manitoba, David Barber, qui travaille régulièrement avec des peuples autochtones du nord du pays, affirme qu'il s’agissait d’un coup dur.

Beaucoup de ces communautés se sont confinées, elles ne permettaient pas aux gens de rentrer ou de sortir, indique David Barber.

Souvent, la technologie n’était pas d’une grande aide. Les télécommunications sont complexes dans ces cas et beaucoup de communautés isolées n’ont pas de connexions fiables à Internet, alors il est difficile d’utiliser Internet pour des discussions, comme nous le faisons.

Selon le vice-président de la recherche et de l’Université du Manitoba, Digvir Jayas, la COVID-19 a eu un impact négatif pour la recherche dans tous les domaines de l’établissement, même dans la faculté des arts.

La fermeture des bibliothèques a retardé le travail de plusieurs chercheurs en sciences sociales. Les chercheurs qui en dépendaient ont vu ralentir leurs recherches.

Digvir Jayas dit que la pandémie a aussi eu un impact plus important pour les chercheurs qui devaient s’occuper d’une jeune famille ou d’aînés lors du confinement.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kehel

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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