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Après les avoir refusés, Québec compte finalement accueillir des étudiants réfugiés

Le gouvernement reconnaît, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre, qu’il n’y a aucun soupçon de fraude concernant ce programme.

Vue extérieure du bâtiment principal de l’Université McGill.

L’Université McGill fait partie des établissements québécois qui accueillent des étudiants réfugiés.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

En fin de compte, les étudiants réfugiés pourront venir cette année au Québec.

Cette volte-face du gouvernement de François Legault a été annoncée mardi, après la publication d'un reportage de Radio-Canada relatant la déception d'enseignants et d'établissements qui s'organisent pour accueillir, financer et parrainer la venue de ces jeunes réfugiés.

J'ai demandé à mon ministère de travailler sur une solution le plus rapidement possible, a indiqué, sur les réseaux sociaux, la ministre de l'Immigration du Québec, Nadine Girault.

Le programme de parrainage des étudiants réfugiés de l'UNHCR est important, et je sais à quel point il tient à cœur aux établissements d'enseignement qui y prennent part.

Une citation de :Nadine Girault, ministre de l'Immigration

Son cabinet tenait pourtant, au cours des derniers jours, un autre discours, malgré plusieurs lettres envoyées par des syndicats, enseignants et institutions scolaires, qui ont contacté Mme Girault pour exprimer leur consternation face à la décision de la ministre.

Dans un premier temps, Québec avait suspendu ce programme d'étudiants réfugiés (PER), qui est géré par un organisme pancanadien, avec la collaboration du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Ce programme permet, depuis 1978, à des centaines d'étudiants réfugiés âgés de 18 à 25 ans, qui vivent dans des camps en Jordanie, au Kenya, au Malawi ou encore en Ouganda, de venir étudier au Canada.

Plusieurs cégeps et universités québécoises y participent, que ce soit à Montréal, Sherbrooke, Alma, Matane ou dans la région de Québec. Une vingtaine d'étudiants réfugiés étaient attendus au Québec cette année.

L'ensemble des frais sont pris en charge par les comités locaux d'étudiants, qui organisent des collectes de fonds.

Des soupçons de fraude, mais pas au sujet de ce programme

Pour justifier sa décision initiale, le gouvernement Legault évoquait des soupçons de fraude et des allégations sérieuses visant des programmes de parrainage collectif.

La suspension du programme PER a été faite dans la foulée de la suspension d’une partie du programme de parrainage collectif, a précisé Flore Bouchon, porte-parole de la ministre, en faisant référence à une décision prise l'automne dernier.

Selon le cabinet de la ministre de l'Immigration, ces soupçons ne viseraient finalement pas ce programme destiné aux étudiants réfugiés, et le gouvernement Legault se dit désormais prêt à faire venir ces jeunes au Québec.

Nous souhaitons que les établissements puissent avoir accès au programme cette année, souligne Flore Bouchon.

Depuis la création de ce programme, environ 2000 étudiants réfugiés ont eu l'occasion de s'installer au Canada.

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