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[En photos] Ce que vous avez vécu en un an de pandémie

Un couvre-feu est toujours en vigueur dans l'ensemble du Québec.

Un couvre-feu est toujours en vigueur dans l'ensemble du Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Pandémie, confinement, mesures sanitaires... ce que l'on croyait temporaire, en mars 2020, dure maintenant depuis un an. Pendant les 12 derniers mois, la pandémie a chamboulé nos vies et donné lieu à toutes sortes de situations qui sortent de l'ordinaire. Voici quelques bribes de ce que nous avons vécu, dans l'Est-du-Québec, au cours de la dernière année.

Mars 2020. Nos vies sont mises en suspens. Les centres-villes et les commerces sont vides, tout comme les établissements d'enseignement.

Plusieurs stationnements publics de Rimouski sont à moitié vides sinon davantage. C'est évidemment le cas du stationnement du Cégep de Rimouski qui a fermé ses portes la semaine dernière en raison de la crise du coronavirus

Plusieurs stationnements publics de Rimouski sont vides, C'est le cas du stationnement du Cégep de Rimouski qui a fermé ses portes en raison de la crise sanitaire (archives, mars 2020)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

On apprend à vivre différemment. Loin des autres, ou du moins de leurs corps, potentiellement porteurs du virus. La rue devient notre lieu de rencontre, le télétravail, la normalité.

Un couple dans la rue en conversation à distance avec un couple dans sa cour.

Deux couples du district de Pointe-au-Père, à Rimouski, discutent en gardant leurs distances (archives, avril 2020).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Alors que les écoles sont fermées, bon nombre d'enseignants gardent le contact avec leurs élèves via le web. D'autres, comme ceux de l'école des Cheminots-de-Saint-Rémi, de Price, défilent dans les rues pour saluer leurs élèves.

Une famille sur la galerie fait signe aux enseignants qui passent dans la rue.

Des enfants et leurs parents saluent leurs enseignants qui défilent dans la rue (archives, mars 2020).

Photo : Radio-Canada

Malgré la crise, le printemps finit par arriver et, avec lui, le crabe des neiges. C'est toutefois de façon bien différente que les amateurs sont invités à s'en procurer.

Pour respecter les normes liées à la COVID-19, des poissonniers de Rimouski ont décidé d'offrir le service à l'auto à leurs clients

Pour respecter les normes liées à la COVID-19, des poissonniers de Rimouski ont décidé d'offrir le service à l'auto à leurs clients (archives, mars 2020).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

À la fin mars, l'Est-du-Québec est plus isolé que jamais. Le gouvernement Legault compartimente la province en érigeant des barrages routiers.

Un policier questionne un automobiliste.

Un point de contrôle policier érigé à Tadoussac afin de filtrer les allées et venues sur la Côte-Nord (archives, avril 2020).

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Bon nombre de communautés autochtones installent aussi des barrages aux frontières de leur territoire. Comme le gouvernement le fera plusieurs mois plus tard, certaines imposent même un couvre-feu à leurs citoyens, qui sont passibles d'amendes s'ils ne respectent pas les mesures en place.

Une barrière routière érigée sur la rue Arnaud entre Uashat et Sept-Îles.

Deux postes de contrôle ont été installés à Uashat mak Maliotenam pour filtrer les allées et venues (archives, avril 2020).

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Alors que le confinement de poursuit et qu'une bonne partie de la population se retrouve sans emploi, les demandes d'aide se multiplient dans les banques alimentaires.

Des citoyens attendent leur tour en file sur la rue de l'Évêché à Rimouski, près du local de Moisson Rimouski-Neigette.

Lors d'une distribution de denrées, le 9 avril 2020, à Rimouski, la file d'attente allait des locaux de Moisson Rimouski-Neigette, sur la rue Évêché, jusqu'à la station de train Via Rail (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Pendant ce temps, pour les Québécois qui souhaitent se rendre aux Îles-de-la-Madeleine en prenant le traversier, le voyage tient en quelque sorte du parcours du combattant, en raison des restrictions imposées par les provinces maritimes, qui ne veulent pas que les voyageurs en transit vers l'archipel s'arrêtent chez eux.

Un policier parle avec un automobiliste avec en arrière-plan une pancarte de l'Île-du-Prince-Édouard

Les automobilistes en route vers les îles de la Madeleine doivent s'arrêter à des points de contrôle lorsqu'ils rentrent dans les provinces du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard (archives, juillet 2020).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

L'été 2020 arrive avec un assouplissement de plusieurs mesures sanitaires. Cependant, le masque devient obligatoire dans les lieux publics fermés.

Puisque les voyages à l'extérieur du pays, voire de la province ne sont pas recommandés, l'Est-du-Québec est pris d'assaut par les vacanciers.

Une poubelle en bois déborde de déchets sur une plage.

Les campeurs ont été nombreux, et pas toujours respectueux sur les plages gaspésiennes à l'été 2020 (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Malgré l'afflux de vacanciers, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 reste relativement stable dans nos régions. En septembre cependant, la deuxième vague arrive et les cas montent en flèche au Bas-Saint-Laurent en raison de plusieurs fêtes tenues lors de la rentrée étudiante.

L'accueil de la clinique de dépistage.

De nombreuses personnes se sont rendues à la clinique de dépistage de la COVID-19 à La Pocatière. Bien des jeunes y ont fait la queue pour se faire tester (archives, septembre 2020)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le même scénario se produit à Rimouski au cours de l'automne, où des éclosions dans certains bars forcent la santé publique à ouvrir des cliniques de dépistage mobiles.

Des personnes de dos qui attendent en file.

Certaines personnes ont attendu pendant 6 h 30 lundi avant de pouvoir obtenir le test de dépistage de COVID-19 à la clinique mobile du Cégep de Rimouski (archives, septembre 2020)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Devant la hausse des cas, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine basculent en zone orange. Cependant, le resserrement des mesures sanitaires fait des mécontents et certains n'hésitent pas à manifester leur désaccord.

Policiers à côté d'une foule de manifestants.

De nombreux policiers ont été dépêchés lors d'une manifestation antimasque qui a eu lieu le 3 octobre 2020 à Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Au début octobre, en Gaspésie, trois municipalités de la Baie-des-Chaleurs basculent en rouge après plusieurs éclosions, notamment au CHSLD et à l'hôpital de Maria. Elles reviendront en orange quelques semaines plus tard.

Plus à l'ouest, une importante éclosion à la résidence Les Bâtisseurs de Matane retient l'attention pendant l'automne. Plus de 60 résidents y contractent la COVID-19, et 6 en meurent.

Quelques semaines plus tard, l'est du Bas-Saint-Laurent bascule en zone rouge.

Pendant ce temps sur la Côte-Nord, une éclosion au CHSLD N.-A. Labrie de Baie-Comeau survient, et le nombre de nouveaux cas en hausse dans la région donne des munitions aux élus, qui réclament un retour des barrages routiers, qui leur est refusé.

Une file d'attente pour entrer dans l'hôpital de Sept-Îles.

La prise de température est devenue obligatoire en décembre dans les installations du CISSS de la Côte-Nord, ce qui a créé des files d'attente à l'extérieur de l'hôpital de Sept-Îles (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Finalement, à la fin décembre, les vaccins arrivent comme un cadeau de Noël, et la campagne de vaccination s'amorce le 23 décembre dans l'Est-du-Québec.

L’une des premières personnes à
recevoir une dose du vaccin est Roger Michaud, âgé de 74 ans. L'infirmière auxiliaire Mélanie Chassé lui a administré le vaccin.

L’une des premières personnes à recevoir une dose du vaccin au Bas-Saint-Laurent est Roger Michaud, âgé de 74 ans (archives).

Photo : collaboration CISSS du Bas-Saint-Laurent

En janvier, malgré une baisse des cas et un assouplissement espéré après les Fêtes, le gouvernement Legault garde ses mesures en place, et instaure un couvre-feu.

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À Rimouski le boulevard René-Lepage déserté après le début du couvre-feu (archives, janvier 2021).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Ce n'est que le 8 février que la région repasse en zone orange, mais orange brûlé, qualifieront certains, puisque les mesures y sont plus sévères qu'avant les Fêtes.

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Certains cafés et restaurants ont fait le choix de ne pas rouvrir leur salle à manger, malgré le passage en zone orange (archives, février 2021)

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Après des semaines sans approvisionnements en vaccins, les centres intégrés de santé et de services sociaux doivent reprennent les campagnes de vaccination des aînés.

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Au Colisée Béton provincial de Matane, plus de 500 personnes par jour peuvent être vaccinées (archives, février 2021).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Si le vaccin laisse espérer des jours meilleurs et des mesures moins contraignantes, l'arrivée potentielle des nouveaux variants dans nos régions pourrait cependant venir jouer les trouble-fête.

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