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Arrestation d’un individu à Edmonton pour attaque haineuse envers trois femmes

Le commissariat de la police d'Edmonton vu de l'extérieur.

Au moins six femmes musulmanes portant le voile ont été agressées à Edmonton depuis le mois de décembre.

Photo : Radio-Canada / Codie McLachlan

Radio-Canada

Un homme de 44 ans a été arrêté et mis en accusation en lien avec trois attaques à caractère haineux survenues contre des femmes dans le sud d’Edmonton.

L’itinérant, bien connu des policiers pour plusieurs incidents semblables, fait face à trois chefs d’accusation pour avoir proféré des menaces et trois autres pour voies de fait.

La première attaque a eu lieu vers 14 heures le 18 janvier.

Un homme a proféré des menaces contre une femme noire de 43 ans devant un dépanneur, l'a suivie à l'intérieur du magasin et l'a agressée.

Les autres attaques contre deux femmes musulmanes ont eu lieu le 3 février.

L'une d'entre elles s'est produite vers midi, au terminus de transport en commun de l'Université de l'Alberta, où une femme de 19 ans portant un hijab a été invectivée par un homme qui a fait des commentaires racistes et qui est devenu agressif.

Il était toutefois parti lorsqu'un employé des transports en commun est intervenu.

L'autre a eu lieu environ une demi-heure plus tard le long de l'avenue Whyte, où une femme de 27 ans portant une burqa a été poussée au sol et menacée.

La police a déclaré qu'un homme s'était arrêté devant la femme sur un trottoir, lui avait bloqué le chemin et lui avait crié des insultes avant de traverser la rue.

La femme, pensant qu'il était parti, a continué à marcher, mais selon la police, il est apparu derrière elle, l'a poussée au sol et a menacé de la tuer et de lui arracher sa burqa.

Les actions de cette personne ont traumatisé ces trois femmes et ont créé un niveau important de peur dans notre communauté, a affirmé le sergent Gary Willits, de l'unité des crimes haineux et de l'extrémisme violent du Service de police d'Edmonton.

Gary Willits remercie les responsables du transport en commun, les services de protection de l'Université de l'Alberta et les entreprises le long de l'avenue Whyte, en particulier les membres du personnel d'un dépanneur, qui, selon lui, ont joué un rôle déterminant dans l'identification du suspect.

Une arrestation qui envoie un message

L’arrestation de l’accusé envoie un message clair, affirme le président de la société culturelle canado-somalienne d’Edmonton, Jibril Ibrahim.

Elle donne aux membres de la communauté un sentiment de confiance et de sécurité parce qu'ils peuvent voir que des mesures sont prises pour les protéger

Une citation de :Jibril Ibrahim, président de la société culturelle canado-somalienne d'Edmonton

Cela envoie aussi un message aux gens qui sentent qu'ils peuvent harceler des personnes, qu'elles soient au volant, dans la rue ou simplement en train d’attendre un bus ou un train léger. Au moins, ils savent maintenant qu'ils ne seront pas en mesure de le faire en toute impunité, ajoute-t-il.

La loi doit être modifiée pour donner à la police plus de liberté pour porter des accusations dans des incidents liés à la misogynie, à l'islamophobie et à des préjugés raciaux tout en respectant la liberté d'expression, estime M. Ibrahim.

Il demande également des améliorations au signalement d’incidents afin de s’assurer que les victimes se sentent en sécurité tout au long du processus.

L'unité des crimes haineux recommande que l'article 718.2 du Code criminel du Canada soit appliqué dans cette affaire.

Cet article permet aux tribunaux d'envisager une augmentation de la peine pour l’accusé s'il existe des preuves que l'infraction était motivée par la haine.

Au moins trois autres attaques similaires ont eu lieu récemment dans le sud d'Edmonton.

Avec les informations de La Presse canadienne

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