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Un an de pandémie : les infirmières et infirmiers du N.-B. à bout de souffle

Une femme porte un masque et une tenue de soignant.

Les travailleuses et travailleurs de la santé sont épuisés.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick lancent, une fois de plus, un cri d’alarme. Ils se sentent peu écoutés et peu compris par le gouvernement provincial.

Selon la présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers, Linda Silas, beaucoup d’attention est placée sur les systèmes de soins de santé et ses travailleurs depuis le début de la pandémie.

Un an après, on se demande s’il n’y a personne qui s’inquiète des conditions de travail, de l’épuisement professionnel dû à cette pandémie et aux services d’urgences qui ont été placés, dit-elle.

Si la pénurie d’infirmières et d’infirmiers au Nouveau-Brunswick était bien présente avant le début de la pandémie, les répercussions qu’a eues la COVID-19 depuis un an ont toutefois empiré la situation, selon Linda Silas, qui ne comprend pas pourquoi ce dossier n’est pas au cœur des réflexions du gouvernement.

C’est le temps qu’on arrête de prendre notre profession comme des acquis dans notre système.

Une citation de :Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers

C’est vraiment que les gouvernements s’attendent toujours que l’infirmière ou l’infirmier va accepter toutes les conditions de travail, et va être là pour les patients à tout prix. Et c’est ça qu’on voit. On étire l’infirmière jusqu’à un bout que l’on a peur aujourd’hui que ça va éclater, affirme Linda Silas.

Son syndicat souhaite s’asseoir avec le gouvernement néo-brunswickois afin de négocier et d'élaborer des stratégies pour la rétention et le recrutement de nouveau personnel.

Les leçons du SRAS

Ce n’est pas la première crise de ce genre que les infirmières du Nouveau-Brunswick traversent. En 2003, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) frappe la province.

À ce moment, la province connaît une pénurie en soins infirmiers qui date cette fois des années 90.

Linda Silas affirme que les répercussions du SRAS ont alors incité le gouvernement en place à agir.

Linda Silas en entrevue.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers

Photo : Radio-Canada

L’attention qui a été placée au début des années 2000 doit être replacée en 2021 pour s’assurer qu’on a un bon personnel infirmier pour s’occuper des patients, soit dans nos hôpitaux ou dans les communautés ou dans nos soins de longue durée, dit-elle.

Pour la présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers, il est évident que des parallèles sont à faire entre ces deux crises; le gouvernement se doit, une seconde fois, de renforcer son système de soins infirmiers.

Avec les informations de Margaud Castadère

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