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Fabienne Perrin-Blizzard, la pionnière qui aimerait perdre son titre

Une entraîneuse encourage ses joueurs pendant une partie de basketball.

Fabienne Perrin-Blizzard est la première femme à occuper un poste d'entraîneur avec une équipe professionnelle, à Ottawa.

Photo : BlackJacks d'Ottawa

Un mois après avoir été nommée entraîneuse-adjointe des BlackJacks d’Ottawa, Fabienne Perrin-Blizzard continue d’être surprise par la vague d’amour qu’elle a reçue. Elle est devenue la première femme à occuper un tel poste au sein d’une équipe professionnelle dans la capitale, et elle a bien l’intention de ne pas être la dernière.

C’est le temps pour les jeunes filles que j’ai eu la chance d’entraîner et les femmes qui m’ont soutenue dans mon cheminement de voir que ça commence, que la porte est ouverte, affirme l’ancienne joueuse étoile des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa.

Fabienne Perrin-Blizzard se joindra au personnel de Charles Dubé-Brais pour la deuxième saison de l’équipe de basketball et aura une mission à caractère défensif. Elle estime que sa présence apporte une nouvelle dimension, notamment au niveau humain.

Nous autres aussi, on adore le sport, on a les connaissances. On peut amener des bénéfices par rapport à notre attention aux détails, cite-t-elle en exemple. On regarde comment les athlètes réagissent, on lit leur langage corporel, la façon dont ils entrent dans le gymnase. Ça va changer la manière dont on va leur parler.

La cinquantenaire n’en est pas à sa première expérience dans un milieu à prédominance masculine. Elle a consacré environ 40 % de sa carrière d’entraîneuse à des équipes de garçons. Elle travaille aussi comme chargée de projet dans le domaine de l’informatique où elle est principalement entourée d’hommes.

Il faut y entrer avec confiance. Tu connais tes habiletés et tu sais ce que tu peux amener à l’équipe. Il faut aussi savoir écouter.

Une citation de :Fabienne Perrin-Blizzard, entraîneuse-adjointe des Blackjacks d'Ottawa

Sa confiance aurait pu être ébranlée lorsqu’elle a commencé à diriger une formation masculine. Les arbitres s’adressaient généralement à son adjoint en premier, en tenant pour acquis que l’homme sur le banc était la personne responsable.

Des changements dans les dernières années

Fabienne Perrin-Blizzard a observé un changement au basketball universitaire dans les dernières années, alors que plus de femmes ont pris le contrôle des équipes, ce qui normalise la situation auprès des officiels et des athlètes. D’autres, comme Becky Hammon, ont ouvert la voie dans la NBA.

J’ai été entraînée par des hommes toute ma vie, jusqu’à l’université, et la plupart de nos jeunes filles sont entraînées par des hommes aussi. On ne se pose pas de questions sur leur compétence pour autant, insiste-t-elle.

Une entraîneuse de basketball donne ses explications à ses joueuses pendant un temps d'arrêt.

Fabienne Perrin-Blizzard a entraîné des équipes féminines et masculines au cours de sa carrière.

Photo : aerial promotions / Robin Leworthy Wilson

La mère de deux enfants rêvait qu’une équipe lui fasse confiance dans un avenir rapproché, mais l’ouverture s’est présentée plus vite que prévu, à son grand plaisir.

Elle ne prétend pas se sentir investie d’une mission ou d’une responsabilité supplémentaire, malgré son rôle de pionnière à faire tomber une barrière dans le sport ottavien.

Elle souhaite toutefois que sa contribution aide sa fille, Tyra Blizzard, elle aussi une ancienne de l’Université d’Ottawa, à obtenir une chance égale à ses confrères sans avoir à briser un quelconque plafond de verre.

Je veux qu’elle puisse obtenir une place sur une équipe d’hommes sans répondre à ces questions-là, que ce soit naturel et que l’attention soit sur ses connaissances, soutient Fabienne Perrin-Blizzard.

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