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Une dose de vaccin pour tous les Britanno-Colombiens d'ici juillet : est-ce réaliste?

Une aiguille introduite dans une fiole du vaccin de Moderna.

Une fiole du vaccin de Moderna contre la COVID-19.

Photo : CBC / Grant Linton

Radio-Canada

Au cours de la dernière semaine, le calendrier de vaccination du gouvernement britanno-colombien s’est accéléré. La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, a déclaré que toute la population pourrait recevoir une première injection d’ici le début du mois de juillet. Est-ce réaliste? Quels obstacles pourraient barrer la route du gouvernement? Voici quelques éléments de réponse.

En janvier, la province a annoncé son intention de vacciner plus de 4,3 millions de Britanno-Colombiens d’ici septembre.

Vendredi dernier, l'échéancier semblait avoir été rapproché : J'ai bon espoir que, l'été prochain, nous aurons atteint nos objectifs, a alors déclaré le premier ministre de la province, John Horgan.

Trois événements de la dernière semaine peuvent aider la province à tenir sa promesse : sa décision d’étendre à 4 mois la période entre la première et la seconde dose, l’approbation par Santé Canada du vaccin de Johnson & Johnson, et les 3,5 millions de doses du vaccin de Pfizer-BioNTech livrées au Canada ce printemps plutôt que cet été.

Pfizer, Moderna et AstraZeneca ont promis un total d'environ 30,5 millions de doses au Canada d'ici la fin du mois de juin. Le gouvernement fédéral distribue des vaccins en fonction de la population. Environ 13 % de la population du Canada vit en Colombie-Britannique.

Cela représente donc un peu plus de 4 millions de doses qui arriveront dans la province d’ici l’été, suffisamment pour fournir une première dose à chaque résident adulte de la province qui le désire.

Qu’est-ce qui pourrait dérailler?

D’abord, ces calculs sont des estimations qui dépendent du fait que les livraisons promises arrivent au moment promis par les compagnies qui fabriquent les vaccins.

Ils dépendent aussi du gouvernement de la Colombie-Britannique qui doit mettre en place un système qui aura la capacité de vacciner jusqu’à 50 000 personnes par jour.

En avril, nous aurons beaucoup plus d'information sur la possibilité de vacciner de 10 000 à 20 000 personnes par jour, d’abord, puis de passer rapidement à un nombre beaucoup plus élevé. Ce n'est pas une mince affaire, affirme Mahesh Nagarajan, professeur de logistique à la Sauder School of Business de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Il précise par ailleurs que le gouvernement devra clarifier son plan de recrutement de personnel de vaccination, l’emplacement des lieux de vaccination et le fonctionnement du centre d’appel.

Mahesh Nagarajan souligne également que ces calculs ne tiennent pas compte des vaccins qui seront livrés au Canada au cours des prochains mois par Johnson & Johnson et AstraZeneca. Ces doses viendront s'ajouter au 500 000 doses provenant d'AstraZeneca dont l'arrivée a été annoncée la semaine dernière. Tout ceci pourrait modifier le calendrier de la Colombie-Britannique.

Avec des informations de Justin McElroy

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