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L’hésitation à se faire vacciner en baisse et les critiques en hausse au Canada

Un sondage révèle également que la crainte de contracter la COVID-19 est en baisse au pays.

Une infirmière remplit une seringue de vaccin.

En Colombie-Britannique, le déploiement du vaccin est considéré comme étant équitable, un bon plan dans l'ensemble, clair et facile à comprendre par une majorité de répondants.

Photo : CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Un sondage mené récemment par l’Institut Angus Reid indique que le nombre de Canadiens se disant prêts à se faire vacciner immédiatement contre la COVID-19 est en hausse, tout comme les critiques envers le plan fédéral de vaccination.

Près de 66 % des répondants à un sondage mené au début du mois de mars ont déclaré qu'ils souhaitent recevoir un vaccin le plus tôt possible, alors qu’ils étaient environ 39 % en septembre dernier.

Si, à ce moment, 38 % des répondants disaient préférer attendre avant de se faire vacciner, ils ne sont plus que 16 % aujourd’hui. Le nombre de répondants qui ne souhaitent pas recevoir de vaccin est resté relativement stable, à 12 %.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

La confiance envers le fédéral en baisse

Le sondage note un déclin dans la perception que le gouvernement fédéral a fait du bon travail pour gérer la pandémie au fil du temps, le taux de 70 % en avril 2020 à 48 % en mars 2021.

Le Canada a fait un mauvais travail pour obtenir des doses suffisantes de vaccins pour les Canadiens , croient plus de la moitié des répondants au sondage, soit 56 %.

Les perceptions sont également négatives quant à la capacité du gouvernement fédéral à distribuer les vaccins. Ainsi, 54 % des répondants soutiennent ne pas avoir confiance, contre 36 % en décembre.

Toutefois, un peu plus de la moitié des répondants conviennent que le temps d’attente pour obtenir un vaccin n'est pas idéal, mais correct, compte tenu des circonstances. Les Québécois sondés sont d’ailleurs trois fois plus enclins à dire que le temps d’attente pour se faire vacciner est acceptable que les Ontariens.

Une seringue entre dans le bras d'un homme.

Les répondants du Québec sont les plus optimistes, croyant qu'ils seront vaccinés bientôt. Ceux de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba croient devoir attendre plus longtemps.

Photo : CBC / Ben Nelms

Moins peur d’attraper la COVID-19

Par ailleurs, le sondage révèle que la crainte de contracter la COVID-19 est en baisse pour la première fois en 6 mois.

Selon le président de l'Institut Angus Reid, Shachi Kurl, ces résultats offrent à la fois du réconfort et une certaine dose d’inquiétude aux responsables de la santé publique.

Les gens indiquent qu'ils ont un peu plus baissé la garde qu'il y a à peine deux mois, observe-t-il. C'est une chose sur laquelle les responsables de la santé publique vont devoir se pencher.

Une télévision montre un point de presse de la Dre Bonnie Henry.

La majorité des Britanno-Colombiens sondés disent que les points de presse des autorités sanitaires de la province sont leur première source d'information liée à la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

L'exemple de la Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, la confiance envers le premier ministre, John Horgan, est plus forte que celle des Canadiens envers le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, soit respectivement 66 % contre 44 %.

Parmi les Britanno-Colombiens sondés, la cote d'approbation de la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, est de 76 %, mais ce chiffre représente une baisse par rapport aux 89 % d'avril dernier.

M. Kurl apporte une précision, rappelant que ce type de données est très variable. Les chiffres autour de ces types de questions ne sont vraiment bons ou mauvais qu'en lien avec les performances dans un passé récent.

Dans la province de l'Ouest, le déploiement du vaccin est considéré comme étant équitable et bon dans l'ensemble, clair et facile à comprendre par une majorité de répondants.

Cependant, seuls 42 % d'entre eux croient que le déploiement du vaccin atteindra ses objectifs et respectera l'échéancier prévu. La province promet que tous les Britanno-Colombiens recevront une première dose de vaccin d'ici juillet.

Méthodologie :

L'Institut Angus Reid a mené un sondage non probabiliste en ligne du 1er au 4 mars 2021 parmi un échantillon aléatoire représentatif de 1748 Canadiens adultes membres du Forum Angus Reid. À titre comparatif, un échantillon probabiliste de cette taille comporte une marge d'erreur de +/- 2,3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Avec des informations de Maryse Zeidler

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